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Yaoundé : 25 000 Fcfa pour obtenir une boutique de la Cuy

by mboasawa
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C’est le loyer mensuel à payer pour occuper un de ces magasins construits au rond-point du cinéma Abbia.

Avoir une boutique Vip ici à Yaoundé, c’est comme chercher les poux sur une calvitie. Si vous n’avez pas d’argent, pour rien au monde on ne vous laissera entrer".

Ainsi, Symphorien N. marque-t-il sa déception. Depuis quatre mois, ce graveur  court après une des boutiques construites par la Communauté urbaine de Yaoundé, le long de la rue qui mène à l’ex-cinéma Abbia. Installé en face de la pharmacie du soleil depuis quatre ans, Symphorien croyait qu’il aurait un magasin une fois les travaux achevés. Il a aujourd’hui déchanté.

Faux, " Nous nous sommes approchés de la Cuy, les collaborateurs du délégué nous ont fait comprendre qu’on était assez pauvres pour louer une boutique Vip ", laisse-t-il entendre.  Las d’attendre une réaction favorable, le jeune homme s’est réinstallé à proximité des nouvelles boutiques. Ce lundi 26 janvier 2009, le graveur  regarde avec envie les nouveaux occupants confortablement installés dans leurs boutiques.

Gilbert Tsimi Evouna, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé, soutient cependant que les nouvelles boutiques Vip ont été construites pour servir tous les Camerounais. Outre le rond point du cinéma Abbia, il y en a en face du ministère des Finances, devant le palais de justice. Une dizaine sont en chantier à l’entrée du Cetic de Ngoa-Ekelle et la Cuy annonce un nouveau chantier au Centre artisanal de Yaoundé. Selon les responsables du Contrôle financier de la Cuy, il suffit d’adresser une demande timbrée à 200 Fcfa, une photocopie de la carte nationale d’identité du demandeur et une lettre de motivation au délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé. Après examen de la requête, le délégué attribue ou non la boutique au demandeur. Les prix sont fixés en fonction du m2 et non de l’emplacement de la boutique, précise-t-on à la Cuy. Celle d’un local 3 m2 par exemple est loué à 25 000 Fcfa. En revanche, si deux personnes se mettent ensemble pour occuper une même boutique de 6 m2, le loyer mensuel revient à 45 000 Fcfa. Priorité est donnée à ceux qui occupaient le terrain avant qu’ils ne soient déguerpis. Et, le contrat d’occupation  ne va pas au-delà de deux ans.

Sur le terrain par contre, la réalité semble être toute autre. Les vendeurs se plaignent de l’opacité qui entoure l’occupation des nouvelles boutiques. On parle de "tuyau efficace" pour avoir un magasin. Une occupante située en face de la pharmacie du Soleil qui a requis l’anonymat dit d’ailleurs avoir déboursé une caution de 5 millions de Fcfa avant de rentrer en possession des clés de la boutique. Une restauratrice installée en face du ministère des Finances dit qu’elle a entrepris maintes démarches, et a déposé une caution, sans quoi, elle n’aurait pas eu droit à sa boutique.

Irène Gaouda

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Yaoundé : 25 000 Fcfa pour obtenir une boutique de la Cuy

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C’est le loyer mensuel à payer pour occuper un de ces magasins construits au rond-point du cinéma Abbia.

Avoir une boutique Vip ici à Yaoundé, c’est comme chercher les poux sur une calvitie. Si vous n’avez pas d’argent, pour rien au monde on ne vous laissera entrer".

Ainsi, Symphorien N. marque-t-il sa déception. Depuis quatre mois, ce graveur  court après une des boutiques construites par la Communauté urbaine de Yaoundé, le long de la rue qui mène à l’ex-cinéma Abbia. Installé en face de la pharmacie du soleil depuis quatre ans, Symphorien croyait qu’il aurait un magasin une fois les travaux achevés. Il a aujourd’hui déchanté.

Faux, " Nous nous sommes approchés de la Cuy, les collaborateurs du délégué nous ont fait comprendre qu’on était assez pauvres pour louer une boutique Vip ", laisse-t-il entendre.  Las d’attendre une réaction favorable, le jeune homme s’est réinstallé à proximité des nouvelles boutiques. Ce lundi 26 janvier 2009, le graveur  regarde avec envie les nouveaux occupants confortablement installés dans leurs boutiques.

Gilbert Tsimi Evouna, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé, soutient cependant que les nouvelles boutiques Vip ont été construites pour servir tous les Camerounais. Outre le rond point du cinéma Abbia, il y en a en face du ministère des Finances, devant le palais de justice. Une dizaine sont en chantier à l’entrée du Cetic de Ngoa-Ekelle et la Cuy annonce un nouveau chantier au Centre artisanal de Yaoundé. Selon les responsables du Contrôle financier de la Cuy, il suffit d’adresser une demande timbrée à 200 Fcfa, une photocopie de la carte nationale d’identité du demandeur et une lettre de motivation au délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé. Après examen de la requête, le délégué attribue ou non la boutique au demandeur. Les prix sont fixés en fonction du m2 et non de l’emplacement de la boutique, précise-t-on à la Cuy. Celle d’un local 3 m2 par exemple est loué à 25 000 Fcfa. En revanche, si deux personnes se mettent ensemble pour occuper une même boutique de 6 m2, le loyer mensuel revient à 45 000 Fcfa. Priorité est donnée à ceux qui occupaient le terrain avant qu’ils ne soient déguerpis. Et, le contrat d’occupation  ne va pas au-delà de deux ans.

Sur le terrain par contre, la réalité semble être toute autre. Les vendeurs se plaignent de l’opacité qui entoure l’occupation des nouvelles boutiques. On parle de "tuyau efficace" pour avoir un magasin. Une occupante située en face de la pharmacie du Soleil qui a requis l’anonymat dit d’ailleurs avoir déboursé une caution de 5 millions de Fcfa avant de rentrer en possession des clés de la boutique. Une restauratrice installée en face du ministère des Finances dit qu’elle a entrepris maintes démarches, et a déposé une caution, sans quoi, elle n’aurait pas eu droit à sa boutique.

Irène Gaouda

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Yaoundé : 25 000 Fcfa pour obtenir une boutique de la Cuy

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C’est le loyer mensuel à payer pour occuper un de ces magasins construits au rond-point du cinéma Abbia.

Avoir une boutique Vip ici à Yaoundé, c’est comme chercher les poux sur une calvitie. Si vous n’avez pas d’argent, pour rien au monde on ne vous laissera entrer".

Ainsi, Symphorien N. marque-t-il sa déception. Depuis quatre mois, ce graveur  court après une des boutiques construites par la Communauté urbaine de Yaoundé, le long de la rue qui mène à l’ex-cinéma Abbia. Installé en face de la pharmacie du soleil depuis quatre ans, Symphorien croyait qu’il aurait un magasin une fois les travaux achevés. Il a aujourd’hui déchanté.

Faux, " Nous nous sommes approchés de la Cuy, les collaborateurs du délégué nous ont fait comprendre qu’on était assez pauvres pour louer une boutique Vip ", laisse-t-il entendre.  Las d’attendre une réaction favorable, le jeune homme s’est réinstallé à proximité des nouvelles boutiques. Ce lundi 26 janvier 2009, le graveur  regarde avec envie les nouveaux occupants confortablement installés dans leurs boutiques.

Gilbert Tsimi Evouna, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé, soutient cependant que les nouvelles boutiques Vip ont été construites pour servir tous les Camerounais. Outre le rond point du cinéma Abbia, il y en a en face du ministère des Finances, devant le palais de justice. Une dizaine sont en chantier à l’entrée du Cetic de Ngoa-Ekelle et la Cuy annonce un nouveau chantier au Centre artisanal de Yaoundé. Selon les responsables du Contrôle financier de la Cuy, il suffit d’adresser une demande timbrée à 200 Fcfa, une photocopie de la carte nationale d’identité du demandeur et une lettre de motivation au délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé. Après examen de la requête, le délégué attribue ou non la boutique au demandeur. Les prix sont fixés en fonction du m2 et non de l’emplacement de la boutique, précise-t-on à la Cuy. Celle d’un local 3 m2 par exemple est loué à 25 000 Fcfa. En revanche, si deux personnes se mettent ensemble pour occuper une même boutique de 6 m2, le loyer mensuel revient à 45 000 Fcfa. Priorité est donnée à ceux qui occupaient le terrain avant qu’ils ne soient déguerpis. Et, le contrat d’occupation  ne va pas au-delà de deux ans.

Sur le terrain par contre, la réalité semble être toute autre. Les vendeurs se plaignent de l’opacité qui entoure l’occupation des nouvelles boutiques. On parle de "tuyau efficace" pour avoir un magasin. Une occupante située en face de la pharmacie du Soleil qui a requis l’anonymat dit d’ailleurs avoir déboursé une caution de 5 millions de Fcfa avant de rentrer en possession des clés de la boutique. Une restauratrice installée en face du ministère des Finances dit qu’elle a entrepris maintes démarches, et a déposé une caution, sans quoi, elle n’aurait pas eu droit à sa boutique.

Irène Gaouda

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Yaoundé : 25 000 Fcfa pour obtenir une boutique de la Cuy

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C’est le loyer mensuel à payer pour occuper un de ces magasins construits au rond-point du cinéma Abbia.

Avoir une boutique Vip ici à Yaoundé, c’est comme chercher les poux sur une calvitie. Si vous n’avez pas d’argent, pour rien au monde on ne vous laissera entrer".

Ainsi, Symphorien N. marque-t-il sa déception. Depuis quatre mois, ce graveur  court après une des boutiques construites par la Communauté urbaine de Yaoundé, le long de la rue qui mène à l’ex-cinéma Abbia. Installé en face de la pharmacie du soleil depuis quatre ans, Symphorien croyait qu’il aurait un magasin une fois les travaux achevés. Il a aujourd’hui déchanté.

Faux, " Nous nous sommes approchés de la Cuy, les collaborateurs du délégué nous ont fait comprendre qu’on était assez pauvres pour louer une boutique Vip ", laisse-t-il entendre.  Las d’attendre une réaction favorable, le jeune homme s’est réinstallé à proximité des nouvelles boutiques. Ce lundi 26 janvier 2009, le graveur  regarde avec envie les nouveaux occupants confortablement installés dans leurs boutiques.

Gilbert Tsimi Evouna, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé, soutient cependant que les nouvelles boutiques Vip ont été construites pour servir tous les Camerounais. Outre le rond point du cinéma Abbia, il y en a en face du ministère des Finances, devant le palais de justice. Une dizaine sont en chantier à l’entrée du Cetic de Ngoa-Ekelle et la Cuy annonce un nouveau chantier au Centre artisanal de Yaoundé. Selon les responsables du Contrôle financier de la Cuy, il suffit d’adresser une demande timbrée à 200 Fcfa, une photocopie de la carte nationale d’identité du demandeur et une lettre de motivation au délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé. Après examen de la requête, le délégué attribue ou non la boutique au demandeur. Les prix sont fixés en fonction du m2 et non de l’emplacement de la boutique, précise-t-on à la Cuy. Celle d’un local 3 m2 par exemple est loué à 25 000 Fcfa. En revanche, si deux personnes se mettent ensemble pour occuper une même boutique de 6 m2, le loyer mensuel revient à 45 000 Fcfa. Priorité est donnée à ceux qui occupaient le terrain avant qu’ils ne soient déguerpis. Et, le contrat d’occupation  ne va pas au-delà de deux ans.

Sur le terrain par contre, la réalité semble être toute autre. Les vendeurs se plaignent de l’opacité qui entoure l’occupation des nouvelles boutiques. On parle de "tuyau efficace" pour avoir un magasin. Une occupante située en face de la pharmacie du Soleil qui a requis l’anonymat dit d’ailleurs avoir déboursé une caution de 5 millions de Fcfa avant de rentrer en possession des clés de la boutique. Une restauratrice installée en face du ministère des Finances dit qu’elle a entrepris maintes démarches, et a déposé une caution, sans quoi, elle n’aurait pas eu droit à sa boutique.

Irène Gaouda

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Evina Ngana : Une voix qui… conte

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Le scénariste et comédien, plus connu sous le nom de Awoula Awoula, a plus d’une corde à son arc.
Monique Ngo Mayag –




L’art de dire un conte, "Awoula Awoula" l’a maîtrisé il y a une vingtaine d’années. Lorsqu’il raconte l’histoire de Zouanga, celui qui devint riche parce qu’il suivit les trois conseils du vieux sage, son auditoire reste scotché à ses lèvres, comme hypnotisé par sa maîtrise de la langue de Molière. Mais, quand il s’agit de sa propre histoire, Evina Ngana se fait un peu réticent. Après un moment d’hésitation, il s’offre enfin à son interlocuteur. Et c’est en prononçant le vocatif "Awoula Awoula" que Evina Ngana entame le film de son existence. Duquel on apprendra qu’il naît en 1952, dans une contrée de la province du Centre. L’ambiance des soirs au village dans la modeste demeure de ses parents à Esse Mvelle et ses aventures des héros imaginaires, contées au coin du feu par les anciens du village, contribuent à lui donner goût aux contes et légendes d’Afrique.

À travers les chants et la gestuelle des vieux conteurs Le petit Evina et ses camarades découvrent alors le monde paradoxal, où bons et méchants se côtoient. Plus tard, son séjour au collège Montesquieu et Sainte Madeleine de Yaoundé lui permet de renouer avec l’art dramatique. Au menu des activités scolaires, théâtre et séances de cinéma sont en premier plan. Un programme qui, inévitablement, amène Evina Ngana sur les planches et l’univers de la mise en scène. Il perfectionnera ses aptitudes grâce aux formations professionnelles avec des Européens et des Canadiens. Il parachève un apprentissage sur les généralités du théâtre, avec Henri Cordeaux, alors secrétaire général de la Jeunesse et des Sports de France. Ainsi Awoula se prévaut d’être le seul metteur en scène professionnel du Cameroun. Il est également le seul attitré à autoriser la mise en scène des pièces théâtrales de Ferdinand Léopold Oyono. Cette confiance du "Vieux nègre", apprend-on, fait suite à une collaboration fructueuse avec Evina Ngana.

"Le train spécial de son excellence", "Jusqu’à nouvel avis", sont autant de pièces qui forgent la performance d’Evina Ngana. Toutefois, en 1980, il abandonne les planches et se retrouve dans le studio de radio Centre. Les noctambules de la Fm 101.9 à Yaoundé, le découvrent en effet "Au coin du feu", émission au cours de laquelle, Evina les transporte dans son monde, celui des histoires irréelles. Sur Radio Centre, l’auditeur qui entend "Awoula Awoula", comprend que l’heure du conte a sonné et Evina a pris possession de l’antenne. C’est d’ailleurs de ce vocatif qu’est né son nom d’artiste : "Awoula Awoula". Malgré les nuits chaudes à l’antenne, Evina Ngana claque la porte de radio Centre et dépose ses valises un peu plus tard à l’ensemble national, une structure mise sur pied par l’Etat et qui regroupe les artistes les plus expérimentés de l’espace culturel camerounais (Anne Marie Nzié et consorts). Mais là encore, c’est un salaire (quand il le perçoit) de misère qui l’attend.

Talent mal exploité
Les journées passées à l’ensemble national se ressemblent dans l’oisiveté et l’ennui. Cette conjoncture oblige Evina à monter des troupes ou quelques particuliers friands de services "à bon prix". Son ami de longue date, Jean Pierre Bebe, pense que les grands talents de notre pays ne sont pas encadrés et sont voués à eux mêmes. "Pourtant ils ne demandent qu’à transmettre !", s’exclame-t-il avec émoi. Pour oublier ses "déboires artistiques", Awoula Awoula ramène son interlocuteur en 1977. Année où feu Essindi Mindja, Daniel Ndo et lui-même, ont le privilège de représenter le Cameroun au festival mondial des arts négro africa à Lagos au Nigeria.

Rencontre qui réunit tous les artistes de la diaspora noire et au cours de laquelle Awoula Awoula fait la connaissance des plus grands, parmi lesquels James Brown. Evina et ses compères rentrent avec le prix de la meilleure pièce théâtrale grâce à leur prestation dans "Politicos", l’histoire d’un homme qui se présente aux élections alors qu’il n’est pas instruit. La fierté se lit sur le visage de l’homme lorsqu’il relate cet épisode de sa vie. Un instant après, il fronce les sourcils, la réalité étant plus amère. C’est avec rancœur qu’il évoque sa triste condition d’artiste camerounais. "Un jour, ils comprendront, mais ils sera trop tard, la jeunesse aura déjà perdu tout ce qu’il y a de repères", tranche Jean Pierre Bebe, comme pour couper court aux chagrins de son ami.

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