mardi, février 17, 2026
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Texte révolutionnaire, application boiteuse

by mboasawa
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Le Code de procédure pénale en vigueur au Cameroun depuis le 1er janvier 2007 a été au centre de l’intervention du premier président de la Cour suprême du Cameroun, Alexis Dipanda Mouelle, durant la cérémonie de rentrée judiciaire 2009. Selon le magistrat, « ce code de procédure futuriste, voire révolutionnaire, sera appliqué autant que voudront qu’il le soit, les pouvoirs publics, les magistrats, les avocats, les officiers de police judiciaire, les huissiers, les notaires, les greffiers, les experts judiciaires, notamment les médecins, les professeurs de droit, bref tous les maillons de la chaîne qui concourent à l’administration de la justice ». Raison pour laquelle il s’est étalé en plus d’heure, sur différents aspects de cette procédure. D’abord la présomption d’innocence garantie par l’article 8 du texte évoqué. Se joignant aux Pr. Merle et Vitu, il affirme que c’est « la pierre angulaire de la procédure pénale à laquelle se rattacheraient comme autant de rameaux issus d’un même tronc, d’autres principes essentiels ».
Ce qui lui permet de revenir en détails sur la garde à vue, les détentions provisoires, l’enquête préliminaire, l’information judiciaire, le déroulement du procès… Précisant, au passage, le rôle et les limites de chacun des acteurs de la chaîne. Quant aux justiciables, « il serait temps qu’ils apprennent à accepter les décisions judiciaires rendues souverainement au nom du peuple camerounais ; qu’ils sachent qu’ils ont le droit de les critiquer, et la meilleure façon de le faire est d’exercer les voies de recours que leur ouvre la loi », estime le premier président de la Haute juridiction. Comme lors des réquisitions, les journaux ne sont pas épargnés. « Rien ne sert de commander dans la presse des articles indécents relatifs aux affaires jugées, articles qui travestissent souvent les faits », conseille Alexis Dipanda Mouelle.
A croire que tout est pour le mieux dans le meilleur de cette justice camerounaise. Que non ! Contrairement à la loi, les familles sont tenues d’apporter à manger à leurs proches gardés à vue. Des gardes à vue qui sont souvent prorogées sans notifications. Les conseils de Jean Marie Atangana Mebara se plaignent en ce qui concerne sa détention provisoire. L’application de ce texte, quoique « révolutionnaire », n’est pas entièrement acquise. « Pour gagner le pari de l’application harmonieuse de ce code et relever le défi de sa vulgarisation sur toute l’étendue du territoire, les pouvoirs publics ne doivent ménager aucun effort pour mettre des moyens matériels et financiers indispensables afin de parachever la mise en place des structures que nécessite l’application de cette législation avant-gardiste », plaide le magistrat hors échelle. L’importance de l’enjeu oblige à citer Montesquieu qui affirme que « quand l’innocence des citoyens n’est pas sauvegardée, la liberté ne l’est pas non plus ». 

Par E.T.

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Le Code de procédure pénale en vigueur au Cameroun depuis le 1er janvier 2007 a été au centre de l’intervention du premier président de la Cour suprême du Cameroun, Alexis Dipanda Mouelle, durant la cérémonie de rentrée judiciaire 2009. Selon le magistrat, « ce code de procédure futuriste, voire révolutionnaire, sera appliqué autant que voudront qu’il le soit, les pouvoirs publics, les magistrats, les avocats, les officiers de police judiciaire, les huissiers, les notaires, les greffiers, les experts judiciaires, notamment les médecins, les professeurs de droit, bref tous les maillons de la chaîne qui concourent à l’administration de la justice ». Raison pour laquelle il s’est étalé en plus d’heure, sur différents aspects de cette procédure. D’abord la présomption d’innocence garantie par l’article 8 du texte évoqué. Se joignant aux Pr. Merle et Vitu, il affirme que c’est « la pierre angulaire de la procédure pénale à laquelle se rattacheraient comme autant de rameaux issus d’un même tronc, d’autres principes essentiels ».
Ce qui lui permet de revenir en détails sur la garde à vue, les détentions provisoires, l’enquête préliminaire, l’information judiciaire, le déroulement du procès… Précisant, au passage, le rôle et les limites de chacun des acteurs de la chaîne. Quant aux justiciables, « il serait temps qu’ils apprennent à accepter les décisions judiciaires rendues souverainement au nom du peuple camerounais ; qu’ils sachent qu’ils ont le droit de les critiquer, et la meilleure façon de le faire est d’exercer les voies de recours que leur ouvre la loi », estime le premier président de la Haute juridiction. Comme lors des réquisitions, les journaux ne sont pas épargnés. « Rien ne sert de commander dans la presse des articles indécents relatifs aux affaires jugées, articles qui travestissent souvent les faits », conseille Alexis Dipanda Mouelle.
A croire que tout est pour le mieux dans le meilleur de cette justice camerounaise. Que non ! Contrairement à la loi, les familles sont tenues d’apporter à manger à leurs proches gardés à vue. Des gardes à vue qui sont souvent prorogées sans notifications. Les conseils de Jean Marie Atangana Mebara se plaignent en ce qui concerne sa détention provisoire. L’application de ce texte, quoique « révolutionnaire », n’est pas entièrement acquise. « Pour gagner le pari de l’application harmonieuse de ce code et relever le défi de sa vulgarisation sur toute l’étendue du territoire, les pouvoirs publics ne doivent ménager aucun effort pour mettre des moyens matériels et financiers indispensables afin de parachever la mise en place des structures que nécessite l’application de cette législation avant-gardiste », plaide le magistrat hors échelle. L’importance de l’enjeu oblige à citer Montesquieu qui affirme que « quand l’innocence des citoyens n’est pas sauvegardée, la liberté ne l’est pas non plus ». 

Par E.T.

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Le Code de procédure pénale en vigueur au Cameroun depuis le 1er janvier 2007 a été au centre de l’intervention du premier président de la Cour suprême du Cameroun, Alexis Dipanda Mouelle, durant la cérémonie de rentrée judiciaire 2009. Selon le magistrat, « ce code de procédure futuriste, voire révolutionnaire, sera appliqué autant que voudront qu’il le soit, les pouvoirs publics, les magistrats, les avocats, les officiers de police judiciaire, les huissiers, les notaires, les greffiers, les experts judiciaires, notamment les médecins, les professeurs de droit, bref tous les maillons de la chaîne qui concourent à l’administration de la justice ». Raison pour laquelle il s’est étalé en plus d’heure, sur différents aspects de cette procédure. D’abord la présomption d’innocence garantie par l’article 8 du texte évoqué. Se joignant aux Pr. Merle et Vitu, il affirme que c’est « la pierre angulaire de la procédure pénale à laquelle se rattacheraient comme autant de rameaux issus d’un même tronc, d’autres principes essentiels ».
Ce qui lui permet de revenir en détails sur la garde à vue, les détentions provisoires, l’enquête préliminaire, l’information judiciaire, le déroulement du procès… Précisant, au passage, le rôle et les limites de chacun des acteurs de la chaîne. Quant aux justiciables, « il serait temps qu’ils apprennent à accepter les décisions judiciaires rendues souverainement au nom du peuple camerounais ; qu’ils sachent qu’ils ont le droit de les critiquer, et la meilleure façon de le faire est d’exercer les voies de recours que leur ouvre la loi », estime le premier président de la Haute juridiction. Comme lors des réquisitions, les journaux ne sont pas épargnés. « Rien ne sert de commander dans la presse des articles indécents relatifs aux affaires jugées, articles qui travestissent souvent les faits », conseille Alexis Dipanda Mouelle.
A croire que tout est pour le mieux dans le meilleur de cette justice camerounaise. Que non ! Contrairement à la loi, les familles sont tenues d’apporter à manger à leurs proches gardés à vue. Des gardes à vue qui sont souvent prorogées sans notifications. Les conseils de Jean Marie Atangana Mebara se plaignent en ce qui concerne sa détention provisoire. L’application de ce texte, quoique « révolutionnaire », n’est pas entièrement acquise. « Pour gagner le pari de l’application harmonieuse de ce code et relever le défi de sa vulgarisation sur toute l’étendue du territoire, les pouvoirs publics ne doivent ménager aucun effort pour mettre des moyens matériels et financiers indispensables afin de parachever la mise en place des structures que nécessite l’application de cette législation avant-gardiste », plaide le magistrat hors échelle. L’importance de l’enjeu oblige à citer Montesquieu qui affirme que « quand l’innocence des citoyens n’est pas sauvegardée, la liberté ne l’est pas non plus ». 

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Le Code de procédure pénale en vigueur au Cameroun depuis le 1er janvier 2007 a été au centre de l’intervention du premier président de la Cour suprême du Cameroun, Alexis Dipanda Mouelle, durant la cérémonie de rentrée judiciaire 2009. Selon le magistrat, « ce code de procédure futuriste, voire révolutionnaire, sera appliqué autant que voudront qu’il le soit, les pouvoirs publics, les magistrats, les avocats, les officiers de police judiciaire, les huissiers, les notaires, les greffiers, les experts judiciaires, notamment les médecins, les professeurs de droit, bref tous les maillons de la chaîne qui concourent à l’administration de la justice ». Raison pour laquelle il s’est étalé en plus d’heure, sur différents aspects de cette procédure. D’abord la présomption d’innocence garantie par l’article 8 du texte évoqué. Se joignant aux Pr. Merle et Vitu, il affirme que c’est « la pierre angulaire de la procédure pénale à laquelle se rattacheraient comme autant de rameaux issus d’un même tronc, d’autres principes essentiels ».
Ce qui lui permet de revenir en détails sur la garde à vue, les détentions provisoires, l’enquête préliminaire, l’information judiciaire, le déroulement du procès… Précisant, au passage, le rôle et les limites de chacun des acteurs de la chaîne. Quant aux justiciables, « il serait temps qu’ils apprennent à accepter les décisions judiciaires rendues souverainement au nom du peuple camerounais ; qu’ils sachent qu’ils ont le droit de les critiquer, et la meilleure façon de le faire est d’exercer les voies de recours que leur ouvre la loi », estime le premier président de la Haute juridiction. Comme lors des réquisitions, les journaux ne sont pas épargnés. « Rien ne sert de commander dans la presse des articles indécents relatifs aux affaires jugées, articles qui travestissent souvent les faits », conseille Alexis Dipanda Mouelle.
A croire que tout est pour le mieux dans le meilleur de cette justice camerounaise. Que non ! Contrairement à la loi, les familles sont tenues d’apporter à manger à leurs proches gardés à vue. Des gardes à vue qui sont souvent prorogées sans notifications. Les conseils de Jean Marie Atangana Mebara se plaignent en ce qui concerne sa détention provisoire. L’application de ce texte, quoique « révolutionnaire », n’est pas entièrement acquise. « Pour gagner le pari de l’application harmonieuse de ce code et relever le défi de sa vulgarisation sur toute l’étendue du territoire, les pouvoirs publics ne doivent ménager aucun effort pour mettre des moyens matériels et financiers indispensables afin de parachever la mise en place des structures que nécessite l’application de cette législation avant-gardiste », plaide le magistrat hors échelle. L’importance de l’enjeu oblige à citer Montesquieu qui affirme que « quand l’innocence des citoyens n’est pas sauvegardée, la liberté ne l’est pas non plus ». 

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Qui a tué Bross Métallique ?

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« Au secours ! Il m’a tué ! Il m’a tué ! » C’est en prononçant ces mots que l’artiste musicien Bross Métallique aurait rendu son dernier souffle. –


Depuis, c’est tout le quartier qui est en émoi. « Venir assassiner un habitant du quartier juste à l’entrée de son domicile…C’est terrible ce qui est arrivé à Bross ». Nadia Nicole est une voisine de l’artiste tué dans la nuit de mercredi à jeudi 14 août au saut du lit, à Bonadibong, un quartier populeux de Douala. Hier en milieu de matinée, les riverains cherchaient encore à comprendre. « Françoise, sa petite amie avec laquelle il partageait le même toit, dit lui avoir suggéré de ne pas sortir quand en pleine nuit, Bross a eu un besoin pressant », relate Nadia Nicole, qui précise qu’« il aurait refusé de faire pipi dans un sceau qui était dans la chambre, arguant qu’il a pris l’habitude d’aller se satisfaire dans un petit couloir qui longe deux constructions de la concession ».
La suite du drame, c’est un témoin oculaire qui la raconte. « Il était 3h50. L’heure à laquelle j’ai réglé mon réveil. J’ai reconnu la voix d’une grand- mère, qui habite la concession, criant au bandit. J’ai aussitôt sauté du lit. Et pendant que j’avançais vers la porte d’entrée de chez Bross, j’ai aperçu une ombre. Je me suis emparé d’un sceau métallique posé à côté. Je l’ai balancé à la face du malfrat qui en tombant à la renverse a sorti un long couteau et me l’a planté à l’épaule gauche ». Enoh Moses est transporté dans une clinique proche avec plus de bonheur. « Grâce à la lumière qui brillait devant la porte de mon domicile, j’ai pu voir un homme maigre, tout de noir vêtu. Quand je l’ai malmené, il m’a montré un long couteau avant de s’en fuir », renchérit Jean-Jacques, un autre voisin.
Les habitants du secteur entre Sagacité et Week-end Bar, à la nouvelle route Bonadibong, affluent massivement vers le lieu du drame. Ils peinent à trouver un taxi pour transporter la victime vers un centre de santé. « C’est finalement vers 5 heures du matin (plus d’une heure après, ndlr) que nous avons trouvé un véhicule pour l’hôpital Laquinitinie. Malheureusement, à notre arrivée, le médecin des urgences nous a dit que Bross était déjà mort », note la voix tremblotante, Jean-Jacques.
Saisis, le commissariat de 3e arrondissement de Douala, la brigade de gendarmerie d’Akwa Sud et la PJ descendent sur le terrain pour les enquêtes. Au moment où nous allions sous presse, certains membres de l’entourage immédiat de l’artiste défunt étaient toujours entendus. Les enquêteurs semblent particulièrement s’intéresser à Françoise, la compagne de Bross. Originaire de la région du Kasaï en République démocratique du Congo, Bross Métallique vivait à Bondibong depuis près de deux ans. Il se préparait à sortir officiellement son deuxième album hier mercredi 13 août. « Il a promis nous donner à boire dans la journée pour fêter la mise sur le marché de cet album », se souvient un autre témoin qui ajoute : « Parallèlement, il était attendu à Bamenda pour un concert ce même jour ». Le sort en a décidé autrement.
 

Par Jean-Célestin EDJANGUE

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