mardi, février 17, 2026
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Paul Biya : « Votre seule présence est porteuse d’espoir et de confiance en l’avenir »

by mboasawa
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Discours du président de la République du Cameroun à Nsimalen le 17 mars 2009

ImageTrès Saint-Père, vous foulez pour la première fois le sol du Cameroun. Je suis heureux, au nom du peuple camerounais et en mon nom propre, de vous souhaiter une chaleureuse  bienvenue dans notre pays. Tous les Camerounais vous accueillent avec ferveur, avec joie et se sentent honorés de votre présence.

Ils considèrent votre visite comme un privilège exceptionnel pour le Cameroun. Les travaux du premier synode des évêques pour l’Afrique s’étaient en quelque sorte achevés au Cameroun par la promulgation en 1995 de l’Exhortation

Apostolique Post synodale « Ecclesia in Africa » par votre révéré prédécesseur. La providence a voulu que votre visite offre l’occasion de la publication de « l’Instrumentum Laboris » qui marquera le début de la préparation concrète de la deuxième Assemblée spéciale du synode des évêques pour l’Afrique qui doit se tenir à Rome en Octobre prochain.

Laissez-moi m’en réjouir et me féliciter de ce que le Cameroun soit ainsi devenu une

« terre synodale » ou, tout au moins, comme l’a dit un fin observateur de mon pays « un cadre idéal pour s’adresser à l’Afrique ».

Très Saint Père, qu’il me soit permis de dire que le thème retenu pour le deuxième Synode – « l’Eglise en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix » – va dans le sens de nos propres préoccupations. J’ai en effet souvent déploré que notre continent soit en permanence déchiré par les antagonismes socio-politiques et les conflits ethniques. Le Cameroun a toujours soutenu les initiatives des organisations internationales pour réconcilier les adversaires et apporter sa contribution lorsqu’il était fait appel à lui. Grâce au Ciel, notre pays qui connaît une grande diversité ethnique a échappé à de tels excès. Sans doute parce qu’il existe entre ses différentes composantes une grande tolérance et un véritable respect mutuel. Probablement aussi parce que le peuple camerounais est doué d’un sens des responsabilités qui l’incline à la négociation plutôt qu’à l’affrontement. D’autre part, comment ne pas souscrire à l’appel de l’Eglise pour plus de justice pour les populations africaines décimées par les pandémies, la misère et la faim, parfois privées de leurs droits élémentaires et soumises à des conditions de vie dégradantes. Comment ne pas entendre

« le cri de l’homme africain » selon l’expression d’un prêtre sociologue camerounais.

Nous nous efforçons pour notre part de répondre aux attentes de notre peuple concernant l’exercice de ses droits civiques et à la satisfaction de ses besoins en matière d’éducation, de santé et de niveau de vie. Nous nous sommes ainsi engagés depuis une vingtaine d’années sur le chemin escarpé de la démocratie et du progrès social. Sans prétendre être arrivés au terme

de notre parcours, je crois pouvoir dire que, malgré les obstacles, nous avons avancé dans la bonne direction. Et nous continuerons dans cette voie. Quant à la recherche de la paix, elle est

le fondement même de notre politique extérieure. Parce que nous savons que, sans la paix, tous nos efforts pour améliorer le sort de notre peuple seraient vains. C’est pourquoi nous menons une politique de bon voisinage avec nos voisins avec lesquels nous avons beaucoup en commun. Le meilleur exemple de cette volonté de paix que je puisse citer, est le règlement du contentieux sur la péninsule de Bakassi. Grâce à une bonne volonté partagée et l’appui des Nations Unies et de quelques puissances amies, cet épineux problème a pu être résolu à la satisfaction générale. La voie a ainsi été ouverte à une coopération mutuellement bénéfique avec notre grand voisin.

Très Saint Père,

Les Africains et les Camerounais en particulier apprécient hautement votre décision de tenir un deuxième synode des évêques pour l’Afrique. Ils y voient la marque de l’intérêt constant que vous portez à ceux qui souffrent de la guerre, de la misère, de la maladie ou de l’oppression. Cette solidarité affirmée est aussi pour eux un encouragement à ne pas céder à

l’afro-pessimisme et à poursuivre leurs efforts pour construire une société plus juste et plus solidaire. A cet égard, votre seule présence est porteuse d’espoir et de confiance en l’avenir. C’est la raison pour laquelle Vos paroles seront suivies avec la plus grande attention et seront pour nous tous source d’inspiration et de réconfort.

Très Saint Père,

Merci d’être venu vers nous. Permettez-moi de voir en votre visite la marque de l’affection réciproque qui existe entre Votre Sainteté et le peuple camerounais. Nous vous souhaitons un très agréable séjour au Cameroun.

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Discours du président de la République du Cameroun à Nsimalen le 17 mars 2009

ImageTrès Saint-Père, vous foulez pour la première fois le sol du Cameroun. Je suis heureux, au nom du peuple camerounais et en mon nom propre, de vous souhaiter une chaleureuse  bienvenue dans notre pays. Tous les Camerounais vous accueillent avec ferveur, avec joie et se sentent honorés de votre présence.

Ils considèrent votre visite comme un privilège exceptionnel pour le Cameroun. Les travaux du premier synode des évêques pour l’Afrique s’étaient en quelque sorte achevés au Cameroun par la promulgation en 1995 de l’Exhortation

Apostolique Post synodale « Ecclesia in Africa » par votre révéré prédécesseur. La providence a voulu que votre visite offre l’occasion de la publication de « l’Instrumentum Laboris » qui marquera le début de la préparation concrète de la deuxième Assemblée spéciale du synode des évêques pour l’Afrique qui doit se tenir à Rome en Octobre prochain.

Laissez-moi m’en réjouir et me féliciter de ce que le Cameroun soit ainsi devenu une

« terre synodale » ou, tout au moins, comme l’a dit un fin observateur de mon pays « un cadre idéal pour s’adresser à l’Afrique ».

Très Saint Père, qu’il me soit permis de dire que le thème retenu pour le deuxième Synode – « l’Eglise en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix » – va dans le sens de nos propres préoccupations. J’ai en effet souvent déploré que notre continent soit en permanence déchiré par les antagonismes socio-politiques et les conflits ethniques. Le Cameroun a toujours soutenu les initiatives des organisations internationales pour réconcilier les adversaires et apporter sa contribution lorsqu’il était fait appel à lui. Grâce au Ciel, notre pays qui connaît une grande diversité ethnique a échappé à de tels excès. Sans doute parce qu’il existe entre ses différentes composantes une grande tolérance et un véritable respect mutuel. Probablement aussi parce que le peuple camerounais est doué d’un sens des responsabilités qui l’incline à la négociation plutôt qu’à l’affrontement. D’autre part, comment ne pas souscrire à l’appel de l’Eglise pour plus de justice pour les populations africaines décimées par les pandémies, la misère et la faim, parfois privées de leurs droits élémentaires et soumises à des conditions de vie dégradantes. Comment ne pas entendre

« le cri de l’homme africain » selon l’expression d’un prêtre sociologue camerounais.

Nous nous efforçons pour notre part de répondre aux attentes de notre peuple concernant l’exercice de ses droits civiques et à la satisfaction de ses besoins en matière d’éducation, de santé et de niveau de vie. Nous nous sommes ainsi engagés depuis une vingtaine d’années sur le chemin escarpé de la démocratie et du progrès social. Sans prétendre être arrivés au terme

de notre parcours, je crois pouvoir dire que, malgré les obstacles, nous avons avancé dans la bonne direction. Et nous continuerons dans cette voie. Quant à la recherche de la paix, elle est

le fondement même de notre politique extérieure. Parce que nous savons que, sans la paix, tous nos efforts pour améliorer le sort de notre peuple seraient vains. C’est pourquoi nous menons une politique de bon voisinage avec nos voisins avec lesquels nous avons beaucoup en commun. Le meilleur exemple de cette volonté de paix que je puisse citer, est le règlement du contentieux sur la péninsule de Bakassi. Grâce à une bonne volonté partagée et l’appui des Nations Unies et de quelques puissances amies, cet épineux problème a pu être résolu à la satisfaction générale. La voie a ainsi été ouverte à une coopération mutuellement bénéfique avec notre grand voisin.

Très Saint Père,

Les Africains et les Camerounais en particulier apprécient hautement votre décision de tenir un deuxième synode des évêques pour l’Afrique. Ils y voient la marque de l’intérêt constant que vous portez à ceux qui souffrent de la guerre, de la misère, de la maladie ou de l’oppression. Cette solidarité affirmée est aussi pour eux un encouragement à ne pas céder à

l’afro-pessimisme et à poursuivre leurs efforts pour construire une société plus juste et plus solidaire. A cet égard, votre seule présence est porteuse d’espoir et de confiance en l’avenir. C’est la raison pour laquelle Vos paroles seront suivies avec la plus grande attention et seront pour nous tous source d’inspiration et de réconfort.

Très Saint Père,

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Discours du président de la République du Cameroun à Nsimalen le 17 mars 2009

ImageTrès Saint-Père, vous foulez pour la première fois le sol du Cameroun. Je suis heureux, au nom du peuple camerounais et en mon nom propre, de vous souhaiter une chaleureuse  bienvenue dans notre pays. Tous les Camerounais vous accueillent avec ferveur, avec joie et se sentent honorés de votre présence.

Ils considèrent votre visite comme un privilège exceptionnel pour le Cameroun. Les travaux du premier synode des évêques pour l’Afrique s’étaient en quelque sorte achevés au Cameroun par la promulgation en 1995 de l’Exhortation

Apostolique Post synodale « Ecclesia in Africa » par votre révéré prédécesseur. La providence a voulu que votre visite offre l’occasion de la publication de « l’Instrumentum Laboris » qui marquera le début de la préparation concrète de la deuxième Assemblée spéciale du synode des évêques pour l’Afrique qui doit se tenir à Rome en Octobre prochain.

Laissez-moi m’en réjouir et me féliciter de ce que le Cameroun soit ainsi devenu une

« terre synodale » ou, tout au moins, comme l’a dit un fin observateur de mon pays « un cadre idéal pour s’adresser à l’Afrique ».

Très Saint Père, qu’il me soit permis de dire que le thème retenu pour le deuxième Synode – « l’Eglise en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix » – va dans le sens de nos propres préoccupations. J’ai en effet souvent déploré que notre continent soit en permanence déchiré par les antagonismes socio-politiques et les conflits ethniques. Le Cameroun a toujours soutenu les initiatives des organisations internationales pour réconcilier les adversaires et apporter sa contribution lorsqu’il était fait appel à lui. Grâce au Ciel, notre pays qui connaît une grande diversité ethnique a échappé à de tels excès. Sans doute parce qu’il existe entre ses différentes composantes une grande tolérance et un véritable respect mutuel. Probablement aussi parce que le peuple camerounais est doué d’un sens des responsabilités qui l’incline à la négociation plutôt qu’à l’affrontement. D’autre part, comment ne pas souscrire à l’appel de l’Eglise pour plus de justice pour les populations africaines décimées par les pandémies, la misère et la faim, parfois privées de leurs droits élémentaires et soumises à des conditions de vie dégradantes. Comment ne pas entendre

« le cri de l’homme africain » selon l’expression d’un prêtre sociologue camerounais.

Nous nous efforçons pour notre part de répondre aux attentes de notre peuple concernant l’exercice de ses droits civiques et à la satisfaction de ses besoins en matière d’éducation, de santé et de niveau de vie. Nous nous sommes ainsi engagés depuis une vingtaine d’années sur le chemin escarpé de la démocratie et du progrès social. Sans prétendre être arrivés au terme

de notre parcours, je crois pouvoir dire que, malgré les obstacles, nous avons avancé dans la bonne direction. Et nous continuerons dans cette voie. Quant à la recherche de la paix, elle est

le fondement même de notre politique extérieure. Parce que nous savons que, sans la paix, tous nos efforts pour améliorer le sort de notre peuple seraient vains. C’est pourquoi nous menons une politique de bon voisinage avec nos voisins avec lesquels nous avons beaucoup en commun. Le meilleur exemple de cette volonté de paix que je puisse citer, est le règlement du contentieux sur la péninsule de Bakassi. Grâce à une bonne volonté partagée et l’appui des Nations Unies et de quelques puissances amies, cet épineux problème a pu être résolu à la satisfaction générale. La voie a ainsi été ouverte à une coopération mutuellement bénéfique avec notre grand voisin.

Très Saint Père,

Les Africains et les Camerounais en particulier apprécient hautement votre décision de tenir un deuxième synode des évêques pour l’Afrique. Ils y voient la marque de l’intérêt constant que vous portez à ceux qui souffrent de la guerre, de la misère, de la maladie ou de l’oppression. Cette solidarité affirmée est aussi pour eux un encouragement à ne pas céder à

l’afro-pessimisme et à poursuivre leurs efforts pour construire une société plus juste et plus solidaire. A cet égard, votre seule présence est porteuse d’espoir et de confiance en l’avenir. C’est la raison pour laquelle Vos paroles seront suivies avec la plus grande attention et seront pour nous tous source d’inspiration et de réconfort.

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ImageTrès Saint-Père, vous foulez pour la première fois le sol du Cameroun. Je suis heureux, au nom du peuple camerounais et en mon nom propre, de vous souhaiter une chaleureuse  bienvenue dans notre pays. Tous les Camerounais vous accueillent avec ferveur, avec joie et se sentent honorés de votre présence.

Ils considèrent votre visite comme un privilège exceptionnel pour le Cameroun. Les travaux du premier synode des évêques pour l’Afrique s’étaient en quelque sorte achevés au Cameroun par la promulgation en 1995 de l’Exhortation

Apostolique Post synodale « Ecclesia in Africa » par votre révéré prédécesseur. La providence a voulu que votre visite offre l’occasion de la publication de « l’Instrumentum Laboris » qui marquera le début de la préparation concrète de la deuxième Assemblée spéciale du synode des évêques pour l’Afrique qui doit se tenir à Rome en Octobre prochain.

Laissez-moi m’en réjouir et me féliciter de ce que le Cameroun soit ainsi devenu une

« terre synodale » ou, tout au moins, comme l’a dit un fin observateur de mon pays « un cadre idéal pour s’adresser à l’Afrique ».

Très Saint Père, qu’il me soit permis de dire que le thème retenu pour le deuxième Synode – « l’Eglise en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix » – va dans le sens de nos propres préoccupations. J’ai en effet souvent déploré que notre continent soit en permanence déchiré par les antagonismes socio-politiques et les conflits ethniques. Le Cameroun a toujours soutenu les initiatives des organisations internationales pour réconcilier les adversaires et apporter sa contribution lorsqu’il était fait appel à lui. Grâce au Ciel, notre pays qui connaît une grande diversité ethnique a échappé à de tels excès. Sans doute parce qu’il existe entre ses différentes composantes une grande tolérance et un véritable respect mutuel. Probablement aussi parce que le peuple camerounais est doué d’un sens des responsabilités qui l’incline à la négociation plutôt qu’à l’affrontement. D’autre part, comment ne pas souscrire à l’appel de l’Eglise pour plus de justice pour les populations africaines décimées par les pandémies, la misère et la faim, parfois privées de leurs droits élémentaires et soumises à des conditions de vie dégradantes. Comment ne pas entendre

« le cri de l’homme africain » selon l’expression d’un prêtre sociologue camerounais.

Nous nous efforçons pour notre part de répondre aux attentes de notre peuple concernant l’exercice de ses droits civiques et à la satisfaction de ses besoins en matière d’éducation, de santé et de niveau de vie. Nous nous sommes ainsi engagés depuis une vingtaine d’années sur le chemin escarpé de la démocratie et du progrès social. Sans prétendre être arrivés au terme

de notre parcours, je crois pouvoir dire que, malgré les obstacles, nous avons avancé dans la bonne direction. Et nous continuerons dans cette voie. Quant à la recherche de la paix, elle est

le fondement même de notre politique extérieure. Parce que nous savons que, sans la paix, tous nos efforts pour améliorer le sort de notre peuple seraient vains. C’est pourquoi nous menons une politique de bon voisinage avec nos voisins avec lesquels nous avons beaucoup en commun. Le meilleur exemple de cette volonté de paix que je puisse citer, est le règlement du contentieux sur la péninsule de Bakassi. Grâce à une bonne volonté partagée et l’appui des Nations Unies et de quelques puissances amies, cet épineux problème a pu être résolu à la satisfaction générale. La voie a ainsi été ouverte à une coopération mutuellement bénéfique avec notre grand voisin.

Très Saint Père,

Les Africains et les Camerounais en particulier apprécient hautement votre décision de tenir un deuxième synode des évêques pour l’Afrique. Ils y voient la marque de l’intérêt constant que vous portez à ceux qui souffrent de la guerre, de la misère, de la maladie ou de l’oppression. Cette solidarité affirmée est aussi pour eux un encouragement à ne pas céder à

l’afro-pessimisme et à poursuivre leurs efforts pour construire une société plus juste et plus solidaire. A cet égard, votre seule présence est porteuse d’espoir et de confiance en l’avenir. C’est la raison pour laquelle Vos paroles seront suivies avec la plus grande attention et seront pour nous tous source d’inspiration et de réconfort.

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Beijing 2008 : Des Jeux grand cru maîtrisés à l’extrême

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Organisation quasi parfaite, pluies de records, exploits de légende : les JO 2008 ont permis à la Chine d’étaler sa puissance.
Source : Afp –




Le président du Comité international olympique (Cio), Jacques Rogge, a clôturé dimanche soir les jeux Olympiques de Pékin-2008, par la formule traditionnelle: "Et maintenant, selon la tradition, je proclame la clôture des Jeux de la 29e Olympiade et je convie la jeunesse du monde à s’assembler dans quatre ans à Londres pour y célébrer avec nous les Jeux de la 30e Olympiade". Organisation quasi parfaite, pluies de records, exploits de légende : les premiers jeux Olympiques en Chine ont été un grand cru qui a permis au géant asiatique d’étaler sa puissance mais a souligné les limites de sa tolérance. L’Histoire du sport retiendra que c’est à Pékin, en août 2008, que le nageur américain Michael Phelps a détrôné son compatriote Mark Spitz et ses sept médailles d’or glanées à Munich en 1972. Et que le Jamaïcain Usain Bolt a été le premier sprinteur à réaliser le doublé olympique 100/200 m en battant les deux records du monde, illustration de la domination insolente de sa petite île des Caraïbes sur la piste du "Nid d’oiseau".

Un stade magnifique qui n’a pas souri au champion vénéré par une nation d’1,3 milliard de Chinois, privée de l’or de Liu Xiang au 110 m haies. Drame national, héros blessé, tout comme l’orgueil d’un peuple qui a largement de quoi se consoler: au final, 51 médailles d’or pour la Chine, 36 pour les Etats-Unis. Pour la première fois depuis son retour aux Jeux, à Los Angeles en 1984, la République Populaire de Chine surpasse les Etats-Unis. C’était écrit, la Chine la jouait modeste mais n’en pensait pas moins. Question de fierté patriotique et politique, même si ses dirigeants s’en défendent. Chine première puissance olympique, c’est devenu officiel depuis ce dimanche 24 août. "Ce que nous avons accompli durant ces Jeux constitue une formidable dynamique pour le futur", s’est félicité Liu Peng, ministre chinois des Sports, relevant quand même les faiblesses de son pays dans les disciplines reines des Jeux, l’athlétisme et la natation.

Londres 2012
Respecté autant que craint, en raison de son poids économique et de ses ambitions internationales, le pays le plus peuplé de la planète n’a pas lésiné pour épater le monde entier. Pas seulement au plan sportif. De mémoire d’athlètes et de journalistes, nul n’avait connu un niveau d’organisation et de services de cette facture. Et une telle énergie chez un gouvernement contre l’adversité, au point de mettre KO la pollution grâce à des mesures draconiennes, à peine les Jeux lancés le 8 août. De ce point de vue, le Comité international olympique (Cio) ne regrette sûrement pas d’avoir choisi Pékin en 2001. "Il est clair que la Chine a placé la barre très haut", s’est réjoui dimanche son président, Jacques Rogge, dans sa conférence de presse de bilan. Des analystes comme Tang Wenfang, professeur de relations internationales à l’Université de Pittsburgh (USA), assurent même que ces Jeux "aideront le monde à percevoir la Chine de manière plus réaliste, plus positive". Les experts s’accordent à dire que la Chine a bien vendu sa "marque" même si l’impact des JO sur son économie – bientôt en troisième place mondiale – s’annonce limité. Hôte des prochains JO, Londres est "soufflée, émerveillée, impressionnée" par Pékin 2008. Prudent, le maire de Londres, Boris Johnson, espère pouvoir faire "aussi bien en 2012".

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