De vives protestations du personnel accompagnent la mesure de révision à la baisse des salaires engagée par le maire.
Le début de semaine a été plutôt délicat pour Denise Fampou. Concentrée aux préparatifs de la célébration du 24e anniversaire du Rdpc, paralysée par une coupure d’électricité dans les services de la mairie, le maire de Douala 2e a dû composer également avec le mouvement d’humeur organisé par une partie du personnel municipal. En réaction à la révision générale des salaires qui a été opérée ce mois, ces employés, sous la houlette des délégués syndicaux, ont décidé d’observer un arrêt de travail pour manifester leur mécontentement. Outre cette baisse des salaires, les revendications évoquent d’autres problèmes comme la non application de la hausse de 15% prescrite par l’ordonnance du chef de l’Etat, ou encore le non reversement des cotisations sociales à la Cnps.
La situation trouve son origine lors du dernier conseil municipal de la mairie, en janvier. L’organe délibérant avait particulièrement insisté sur le handicap que constituait une masse salariale qui représente 45¨% du budget prévisionnel et près de 80% des recettes réelles. Non seulement les marges d’investissement de la mairie s’en trouvaient grevées (une autre partie du budget restant allant à l’apurement des dettes), mais un certain nombre de partenaires internationaux se montraient réticents à apporter des financements à une institution qui les destinerait à l’acquittement de ses salaires. Fort de tout cela, une délibération du conseil mandatait le maire pour maîtriser cette masse salariale, et préconisait la mise en place d’une commission technique pour en déterminer les modalités.
C’est après deux semaines de travaux de cette commission qui ont du reste constaté nombre d’irrégularités dans les grilles de salaires, que le maire Denise Fampou a décidé de remettre les salaires à plat, après avoir obtenu l’onction des différentes tutelles administratives.
A la suite du mouvement d’humeur, de nouveaux pourparlers ont eu lieu hier, avec les représentants syndicaux, un inspecteur du travail et l’exécutif communal. Les résolutions de cette tripartite devant permettre, à défaut de contenter tout le monde, d’entériner la mesure et permettre la reprise du travail dans les conditions normales.
Eric ELOUGA

Pour son réquisitoire, le ministère public ne s’est pas démarqué d’un seul iota de l’ordonnance de renvoi. Hier, mercredi 27 août 2008, à l’ouverture de l’audience du Tribunal de grande instance (Tgi) du Moungo vers 10h, l’ensemble des accusations retenues contre Lambo Sandjo Pierre Roger, plus connu sous le pseudonyme de Lapiro de Mbanga, ont donc été reconduites par les avocats généraux devant le collège des juges. Lesquelles imputations se résument à la "complicité de délit d’attroupement, d’obstacle à la voie publique, d’incendie volontaire, de dégradation des biens publics ou classés, de destruction des biens ainsi que de crime de pillage en bande".