Alors que le procès des chefs du mouvement irrédentiste s’ouvre ce mercredi à Tiko…
Une cinquantaine environ, c’est le nombre d’activistes du mouvement irrédentiste de la Southern Cameroon national council (Scnc) interpellés hier mardi 21 avril 2009 à Bamenda. C’est au quartier Azerie New Church que les éléments du groupement mobile d’intervention (Gmi) numéro 6 sont allés dénicher ces activistes du Scnc. Ils tenaient une réunion dans une maison dont ils avaient pris soin de fermer les portes. Informés, les éléments du Gmi y ont fait irruption et ont mis le grappin sur les personnes prenant part à ce conclave qui ont été conduites manu militari au commissariat. Au moment où nous mettions sous presse, on procédait encore à leur identification. Mais tous portaient des badges aux couleurs du Scnc au moment de leur interpellation.
Tout le gratin sécuritaire de la ville dont le délégué régional de la Sûreté nationale (Drsn) pour le Nord-Ouest, le Dr. Jean Louis Messing, le commissaire central Ongolo et celui de la police judiciaire ont immédiatement convergé vers le Gmi. De sources policières, les éléments du Gmi qui étaient de repos hier ont été rappelés au poste de police afin d’assurer la garde de ces activistes. Visiblement, les responsables craignent un coup de force des camarades ou des sympathisants des militants arrêtés visant éventuellement à les libérer. Les arrestations d’hier mardi 21 avril 2009 interviennent la veille du procès contre les leaders du Scnc, Chief Ayamba Ette Otun, Ngala Nfor Ngala et 22 autres -poursuivis pour organisation d’une réunion non autorisée- au tribunal de Tiko dans le Sud-Ouest.
Haute tension
Ces deux leaders, à en croire certains activistes du Scnc, étaient en route pour le Sud-Ouest lorsque s’opérait l’arrestation à Bamenda hier de « leurs concitoyens du Southern Cameroon ». Ces leaders vont se présenter ce mercredi matin 22 avril 2009 devant le juge du Tpi de Tiko. Ils ont d’ailleurs tenu une autre réunion samedi dernier 18 avril à Bamenda. Une réunion qui consistait à revisiter le parcours du combat « de libération du territoire de la Southern Cameroon ». Chief Ayamba dans les résolutions sanctionnant les travaux, en appelle à l’intensification du combat sur le plan interne et international. Fidelis Nde Chinkwo qui était jusque là secrétaire national adjoint à l’organisation a été propulsé au poste de secrétaire général national. Un poste qui était vacant.
Faut-il le noter, cette interpellation intervient au moment où une équipe des Nations-unies chargée de la démarcation des frontières maritimes et terrestres entre le Cameroun et le Nigeria voisin séjourne dans le Nord-Ouest. Un communiqué du gouverneur lu sur les antennes de la Crtv Bamenda, appelait à une entière collaboration de la population afin de faciliter la tâche à ces officiels de l’Onu.
