mardi, février 17, 2026
Home ARCHIVES BASSA : LE POIDS D’UNE LANGUE, LES REALITES D’UNE CULTURE QUI DECIDE DE S’OUVRIR.

BASSA : LE POIDS D’UNE LANGUE, LES REALITES D’UNE CULTURE QUI DECIDE DE S’OUVRIR.

by mboasawa
0 comments

Qui ou quel parent, se retrouvant un jour au milieu des gens communiquant par des sons différents de ceux ses origines, n’a senti, du fond de son lieu d’exil forcé ou volontaire, son esprit s’envoler vers le peuple qui le premier, lui a confié le plus précieux des outils pour l’aider à se forger une place dans la société !

Ce tout premier outil c’est la langue, incontournable et utile à la protection et conservation de la culture. Parce que bien des partants l’on compris, personne n’est aujourd’hui surpris de retrouver un mot de sa langue dans toutes les autres fabriquées par les déplacements et notre désir perpétuel de communiquer.

Exemples : Plusieurs créoles parlés à travers le monde véhiculent de milliers de mots piochés dans différentes langues. Au Libéria, un peuple entier revenu d’esclavage aurait mis la langue BASSA dans ses bagages lors du retour en terres africaines.

Eparpillement de mots dans le premier exemple, langue entière dans le second. Mais qu’ont fait les hommes et les femmes pour réaliser cet exploit ? Probablement ce que font encore leurs descendants aujourd’hui à travers le monde.

Voilà à peu près, le propos d’heureuse coordonnatrice d’un mouvement étonnant par son sursaut uniquement culturel. De son exil irlandais, Jeannine NYOBE, telle la courageuse NGO MANGELE des chants populaires BASSA, assure la cohésion des équipes installées entre autres en Allemagne, Suisse, Italie, Amérique pour ne citer que ceux-là, sans oublier les bonnes terres africaines dont le Libéria et le Cameroun en grande Partie.

En France où ont été créés une dynamique association et des outils étonnants par leur simplicité pour l’enseigner, des élèves affluent à la FEDABA pour apprendre le BASSA, cette langue dont les mots et expressions peuvent varier d’une région à l’autre sans dénaturer une phrase comme c’est aussi le cas du français, mais dans un ensemble de régions bien moins importantes en superficie. Il ne peut être reproché à un camerounais de promouvoir une de ses langues, encore moins à un nsaa de proposer la sienne parmi des centaines d’autres dans un pays qui n’en a imposé aucune (locale) à ses citoyens.
Selon la légende, les Bassa (s) descendent d’Egypte, transportés par une grotte, aujourd’hui lieu de pèlerinage de toutes les grandes religions du monde et des sociétés secrètes étrangères.
Parlant de ce peuple dans son livre (JE ME SOUVIENS DE RUBEN) paru aux édition karthala, l’auteur français Stéphane Prévitali  écrit : « Chez les bassa, chez ce peuple de la forêt, on a le respect du Chef et le respect de l’autre, de ses idées et de sa foi ». Ce qui ne peut en retour qu’entraîner le respect de sa propre culture et de sa langue.
Ce pays de « mi ntumba » du « mbôngôô tjobi » et du « mbog », qui a reçu la toute première église catholique du Cameroun dans sa ville d’Edéa, vient, bien après la bible, de traduire le coran dans sa langue.
Au travers d’un site qui invite les jeunes, moins jeunes et vieux à s’exprimer tout aussi bien dans les langues occidentales que la leur, les amis du bassa s’adonnent à cœur joie en écartant tout sujet d’ordre politique ou religieux. Véritable gageure dans un pays où tout semble permis.
A l’exception des problèmes mineurs que les concepteurs du site litenlibassa.com promettent de rapidement corriger, ou encore des débats parfois éloignés des questions d’une bonne partie du lectorat invité à découvrir ou soutenir cette culture, voici  une expérience à conseiller, un exemple à suivre au même titre que celui du NUFI chez les bafang, l’EWONDO ou le DOUALA pour ne citer que ceux-là.
Comme nous l’a confié Jeannine NYOBE en fin d’entretien : « Loň i titigi i jôlag gwét likenge. Litén li nsébél we »
L’apprentissage de nos langues et cultures est relancé, tant mieux pour le petit africain de demain.

Viennent aussi de paraître :
1 –  Dictionnaire Bassa/Français (par BELNOUN MOMHA) aux éditions de l’Harmattan. 2 –  YIGIL I BASAA.  3 –  NTON DISEE.  4 –  TETEE.
Trois ouvrages pour nous aider à construire les premières phrases et arracher les premiers sourires.
www.litenlibassa.com
FEDABA
Maison du citoyen et de la vie associative
16, rue du Révérend Père Lucien Aubry
94120 Fontenay Sous-Bois (France)
Tél. (33)1.48.75.56.20 Fax. (33)1.70.10.59.53

Jean-Claude NYOUNG

Leave your vote

You may also like

BASSA : LE POIDS D’UNE LANGUE, LES REALITES D’UNE CULTURE QUI DECIDE DE S’OUVRIR.

by mboasawa
0 comments

Qui ou quel parent, se retrouvant un jour au milieu des gens communiquant par des sons différents de ceux ses origines, n’a senti, du fond de son lieu d’exil forcé ou volontaire, son esprit s’envoler vers le peuple qui le premier, lui a confié le plus précieux des outils pour l’aider à se forger une place dans la société !

Ce tout premier outil c’est la langue, incontournable et utile à la protection et conservation de la culture. Parce que bien des partants l’on compris, personne n’est aujourd’hui surpris de retrouver un mot de sa langue dans toutes les autres fabriquées par les déplacements et notre désir perpétuel de communiquer.

Exemples : Plusieurs créoles parlés à travers le monde véhiculent de milliers de mots piochés dans différentes langues. Au Libéria, un peuple entier revenu d’esclavage aurait mis la langue BASSA dans ses bagages lors du retour en terres africaines.

Eparpillement de mots dans le premier exemple, langue entière dans le second. Mais qu’ont fait les hommes et les femmes pour réaliser cet exploit ? Probablement ce que font encore leurs descendants aujourd’hui à travers le monde.

Voilà à peu près, le propos d’heureuse coordonnatrice d’un mouvement étonnant par son sursaut uniquement culturel. De son exil irlandais, Jeannine NYOBE, telle la courageuse NGO MANGELE des chants populaires BASSA, assure la cohésion des équipes installées entre autres en Allemagne, Suisse, Italie, Amérique pour ne citer que ceux-là, sans oublier les bonnes terres africaines dont le Libéria et le Cameroun en grande Partie.

En France où ont été créés une dynamique association et des outils étonnants par leur simplicité pour l’enseigner, des élèves affluent à la FEDABA pour apprendre le BASSA, cette langue dont les mots et expressions peuvent varier d’une région à l’autre sans dénaturer une phrase comme c’est aussi le cas du français, mais dans un ensemble de régions bien moins importantes en superficie. Il ne peut être reproché à un camerounais de promouvoir une de ses langues, encore moins à un nsaa de proposer la sienne parmi des centaines d’autres dans un pays qui n’en a imposé aucune (locale) à ses citoyens.
Selon la légende, les Bassa (s) descendent d’Egypte, transportés par une grotte, aujourd’hui lieu de pèlerinage de toutes les grandes religions du monde et des sociétés secrètes étrangères.
Parlant de ce peuple dans son livre (JE ME SOUVIENS DE RUBEN) paru aux édition karthala, l’auteur français Stéphane Prévitali  écrit : « Chez les bassa, chez ce peuple de la forêt, on a le respect du Chef et le respect de l’autre, de ses idées et de sa foi ». Ce qui ne peut en retour qu’entraîner le respect de sa propre culture et de sa langue.
Ce pays de « mi ntumba » du « mbôngôô tjobi » et du « mbog », qui a reçu la toute première église catholique du Cameroun dans sa ville d’Edéa, vient, bien après la bible, de traduire le coran dans sa langue.
Au travers d’un site qui invite les jeunes, moins jeunes et vieux à s’exprimer tout aussi bien dans les langues occidentales que la leur, les amis du bassa s’adonnent à cœur joie en écartant tout sujet d’ordre politique ou religieux. Véritable gageure dans un pays où tout semble permis.
A l’exception des problèmes mineurs que les concepteurs du site litenlibassa.com promettent de rapidement corriger, ou encore des débats parfois éloignés des questions d’une bonne partie du lectorat invité à découvrir ou soutenir cette culture, voici  une expérience à conseiller, un exemple à suivre au même titre que celui du NUFI chez les bafang, l’EWONDO ou le DOUALA pour ne citer que ceux-là.
Comme nous l’a confié Jeannine NYOBE en fin d’entretien : « Loň i titigi i jôlag gwét likenge. Litén li nsébél we »
L’apprentissage de nos langues et cultures est relancé, tant mieux pour le petit africain de demain.

Viennent aussi de paraître :
1 –  Dictionnaire Bassa/Français (par BELNOUN MOMHA) aux éditions de l’Harmattan. 2 –  YIGIL I BASAA.  3 –  NTON DISEE.  4 –  TETEE.
Trois ouvrages pour nous aider à construire les premières phrases et arracher les premiers sourires.
www.litenlibassa.com
FEDABA
Maison du citoyen et de la vie associative
16, rue du Révérend Père Lucien Aubry
94120 Fontenay Sous-Bois (France)
Tél. (33)1.48.75.56.20 Fax. (33)1.70.10.59.53

Jean-Claude NYOUNG

Leave your vote

You may also like

BASSA : LE POIDS D’UNE LANGUE, LES REALITES D’UNE CULTURE QUI DECIDE DE S’OUVRIR.

by mboasawa
0 comments

Qui ou quel parent, se retrouvant un jour au milieu des gens communiquant par des sons différents de ceux ses origines, n’a senti, du fond de son lieu d’exil forcé ou volontaire, son esprit s’envoler vers le peuple qui le premier, lui a confié le plus précieux des outils pour l’aider à se forger une place dans la société !

Ce tout premier outil c’est la langue, incontournable et utile à la protection et conservation de la culture. Parce que bien des partants l’on compris, personne n’est aujourd’hui surpris de retrouver un mot de sa langue dans toutes les autres fabriquées par les déplacements et notre désir perpétuel de communiquer.

Exemples : Plusieurs créoles parlés à travers le monde véhiculent de milliers de mots piochés dans différentes langues. Au Libéria, un peuple entier revenu d’esclavage aurait mis la langue BASSA dans ses bagages lors du retour en terres africaines.

Eparpillement de mots dans le premier exemple, langue entière dans le second. Mais qu’ont fait les hommes et les femmes pour réaliser cet exploit ? Probablement ce que font encore leurs descendants aujourd’hui à travers le monde.

Voilà à peu près, le propos d’heureuse coordonnatrice d’un mouvement étonnant par son sursaut uniquement culturel. De son exil irlandais, Jeannine NYOBE, telle la courageuse NGO MANGELE des chants populaires BASSA, assure la cohésion des équipes installées entre autres en Allemagne, Suisse, Italie, Amérique pour ne citer que ceux-là, sans oublier les bonnes terres africaines dont le Libéria et le Cameroun en grande Partie.

En France où ont été créés une dynamique association et des outils étonnants par leur simplicité pour l’enseigner, des élèves affluent à la FEDABA pour apprendre le BASSA, cette langue dont les mots et expressions peuvent varier d’une région à l’autre sans dénaturer une phrase comme c’est aussi le cas du français, mais dans un ensemble de régions bien moins importantes en superficie. Il ne peut être reproché à un camerounais de promouvoir une de ses langues, encore moins à un nsaa de proposer la sienne parmi des centaines d’autres dans un pays qui n’en a imposé aucune (locale) à ses citoyens.
Selon la légende, les Bassa (s) descendent d’Egypte, transportés par une grotte, aujourd’hui lieu de pèlerinage de toutes les grandes religions du monde et des sociétés secrètes étrangères.
Parlant de ce peuple dans son livre (JE ME SOUVIENS DE RUBEN) paru aux édition karthala, l’auteur français Stéphane Prévitali  écrit : « Chez les bassa, chez ce peuple de la forêt, on a le respect du Chef et le respect de l’autre, de ses idées et de sa foi ». Ce qui ne peut en retour qu’entraîner le respect de sa propre culture et de sa langue.
Ce pays de « mi ntumba » du « mbôngôô tjobi » et du « mbog », qui a reçu la toute première église catholique du Cameroun dans sa ville d’Edéa, vient, bien après la bible, de traduire le coran dans sa langue.
Au travers d’un site qui invite les jeunes, moins jeunes et vieux à s’exprimer tout aussi bien dans les langues occidentales que la leur, les amis du bassa s’adonnent à cœur joie en écartant tout sujet d’ordre politique ou religieux. Véritable gageure dans un pays où tout semble permis.
A l’exception des problèmes mineurs que les concepteurs du site litenlibassa.com promettent de rapidement corriger, ou encore des débats parfois éloignés des questions d’une bonne partie du lectorat invité à découvrir ou soutenir cette culture, voici  une expérience à conseiller, un exemple à suivre au même titre que celui du NUFI chez les bafang, l’EWONDO ou le DOUALA pour ne citer que ceux-là.
Comme nous l’a confié Jeannine NYOBE en fin d’entretien : « Loň i titigi i jôlag gwét likenge. Litén li nsébél we »
L’apprentissage de nos langues et cultures est relancé, tant mieux pour le petit africain de demain.

Viennent aussi de paraître :
1 –  Dictionnaire Bassa/Français (par BELNOUN MOMHA) aux éditions de l’Harmattan. 2 –  YIGIL I BASAA.  3 –  NTON DISEE.  4 –  TETEE.
Trois ouvrages pour nous aider à construire les premières phrases et arracher les premiers sourires.
www.litenlibassa.com
FEDABA
Maison du citoyen et de la vie associative
16, rue du Révérend Père Lucien Aubry
94120 Fontenay Sous-Bois (France)
Tél. (33)1.48.75.56.20 Fax. (33)1.70.10.59.53

Jean-Claude NYOUNG

Leave your vote

You may also like

BASSA : LE POIDS D’UNE LANGUE, LES REALITES D’UNE CULTURE QUI DECIDE DE S’OUVRIR.

by mboasawa
0 comments

Qui ou quel parent, se retrouvant un jour au milieu des gens communiquant par des sons différents de ceux ses origines, n’a senti, du fond de son lieu d’exil forcé ou volontaire, son esprit s’envoler vers le peuple qui le premier, lui a confié le plus précieux des outils pour l’aider à se forger une place dans la société !

Ce tout premier outil c’est la langue, incontournable et utile à la protection et conservation de la culture. Parce que bien des partants l’on compris, personne n’est aujourd’hui surpris de retrouver un mot de sa langue dans toutes les autres fabriquées par les déplacements et notre désir perpétuel de communiquer.

Exemples : Plusieurs créoles parlés à travers le monde véhiculent de milliers de mots piochés dans différentes langues. Au Libéria, un peuple entier revenu d’esclavage aurait mis la langue BASSA dans ses bagages lors du retour en terres africaines.

Eparpillement de mots dans le premier exemple, langue entière dans le second. Mais qu’ont fait les hommes et les femmes pour réaliser cet exploit ? Probablement ce que font encore leurs descendants aujourd’hui à travers le monde.

Voilà à peu près, le propos d’heureuse coordonnatrice d’un mouvement étonnant par son sursaut uniquement culturel. De son exil irlandais, Jeannine NYOBE, telle la courageuse NGO MANGELE des chants populaires BASSA, assure la cohésion des équipes installées entre autres en Allemagne, Suisse, Italie, Amérique pour ne citer que ceux-là, sans oublier les bonnes terres africaines dont le Libéria et le Cameroun en grande Partie.

En France où ont été créés une dynamique association et des outils étonnants par leur simplicité pour l’enseigner, des élèves affluent à la FEDABA pour apprendre le BASSA, cette langue dont les mots et expressions peuvent varier d’une région à l’autre sans dénaturer une phrase comme c’est aussi le cas du français, mais dans un ensemble de régions bien moins importantes en superficie. Il ne peut être reproché à un camerounais de promouvoir une de ses langues, encore moins à un nsaa de proposer la sienne parmi des centaines d’autres dans un pays qui n’en a imposé aucune (locale) à ses citoyens.
Selon la légende, les Bassa (s) descendent d’Egypte, transportés par une grotte, aujourd’hui lieu de pèlerinage de toutes les grandes religions du monde et des sociétés secrètes étrangères.
Parlant de ce peuple dans son livre (JE ME SOUVIENS DE RUBEN) paru aux édition karthala, l’auteur français Stéphane Prévitali  écrit : « Chez les bassa, chez ce peuple de la forêt, on a le respect du Chef et le respect de l’autre, de ses idées et de sa foi ». Ce qui ne peut en retour qu’entraîner le respect de sa propre culture et de sa langue.
Ce pays de « mi ntumba » du « mbôngôô tjobi » et du « mbog », qui a reçu la toute première église catholique du Cameroun dans sa ville d’Edéa, vient, bien après la bible, de traduire le coran dans sa langue.
Au travers d’un site qui invite les jeunes, moins jeunes et vieux à s’exprimer tout aussi bien dans les langues occidentales que la leur, les amis du bassa s’adonnent à cœur joie en écartant tout sujet d’ordre politique ou religieux. Véritable gageure dans un pays où tout semble permis.
A l’exception des problèmes mineurs que les concepteurs du site litenlibassa.com promettent de rapidement corriger, ou encore des débats parfois éloignés des questions d’une bonne partie du lectorat invité à découvrir ou soutenir cette culture, voici  une expérience à conseiller, un exemple à suivre au même titre que celui du NUFI chez les bafang, l’EWONDO ou le DOUALA pour ne citer que ceux-là.
Comme nous l’a confié Jeannine NYOBE en fin d’entretien : « Loň i titigi i jôlag gwét likenge. Litén li nsébél we »
L’apprentissage de nos langues et cultures est relancé, tant mieux pour le petit africain de demain.

Viennent aussi de paraître :
1 –  Dictionnaire Bassa/Français (par BELNOUN MOMHA) aux éditions de l’Harmattan. 2 –  YIGIL I BASAA.  3 –  NTON DISEE.  4 –  TETEE.
Trois ouvrages pour nous aider à construire les premières phrases et arracher les premiers sourires.
www.litenlibassa.com
FEDABA
Maison du citoyen et de la vie associative
16, rue du Révérend Père Lucien Aubry
94120 Fontenay Sous-Bois (France)
Tél. (33)1.48.75.56.20 Fax. (33)1.70.10.59.53

Jean-Claude NYOUNG

Leave your vote

You may also like

Frank Olivier Ndema : Nous cherchons des salles pour la diffusion des films

by
0 comments

Le délégué général du festival du film court annonce pour le mois prochain à Yaoundé le retour de cet évènement en hibernation.
Propos recueillis par Justin Blaise Akono –




Où est passé le festival Yaoundé Tout court ?
Yaoundé Tout court a pris deux ans de repos après trois éditions, pour des raisons financières. Car, nous soutenons ce festival tous seuls. Il a fallu prendre du recul pour mieux relancer les activités. Ce festival se tiendra du 20 au 25 octobre prochain dans toute la ville de Yaoundé. Le festival s’appellera désormais Tout court. Car, lors de la troisième édition, nous avons décentralisé le festival. Nous l’avons organisé à Yaoundé et à Douala. Ayant des ambitions internationales, nous ne voulions plus circonscrire le festival à la seule ville de Yaoundé. D’ailleurs, le logo indique qu’il s’agit des Rific (Rencontres internationales du film court). Le concept reste le même : donner la possibilité à tous les réalisateurs de présenter leurs films et de compétir, en plus des ateliers de formation programmés.

Avez-vous l’impression, depuis la dernière édition, qu’il y a un engouement dans ce secteur du film de court métrage ?
Premièrement c’est l’école de cinéma. Deuxièmement, c’est la voie de sortie. Tous les réalisateurs sont passés par là. Pour réaliser un long métrage, c’est énormément coûteux. Il y a beaucoup d’engouement depuis la dernière édition. Tout comme le ministère de la Culture qui soutient le projet. Beaucoup de jeunes se sont engagés sur cette voie. Notamment la fiction qui reflète la tradition africaine. Les documentaires nécessitant beaucoup de recherches auxquelles on n’a pas toujours accès.

Qui est attendu à ce festival de la relance ?
Tout est encore sur le papier. Néanmoins, nous avons déjà des accords verbaux. Tout dépend des moyens disponibles pour pouvoir accueillir tout le monde. Les Camerounais par exemple, je n’en ai aucun souci, même s’ils attendent toujours la dernière minute pour s’inscrire. Pour le moment j’ai reçu plusieurs films espagnols et congolais. Il est à noter qu’il y aura un atelier de formation sur les techniques de mise en scène animé par des professionnels camerounais. Lors des précédentes éditions, nous avons eu des animateurs étrangers, notamment le réalisateur du Sitcom les Bobodiouf.

Parlant de réflexion, avez-vous pensé à la diffusion de ces films quant on sait que les dernières salles au Cameroun sont en voie de disparition ?
Ce sera l’une des préoccupations que nous allons aborder avec les professionnels du secteur. Notamment les diffuseurs, les chaînes de télévision. Il faut bien trouver des voies de sortie car, nous avons déjà des problèmes de salles au Cameroun. Car, les films de court métrage vont d’une minute à 26 minutes. Contrairement aux films de long métrage diffusé dans les salles de cinéma.

Leave your vote

You may also like

Title
.
Are you sure want to unlock this post?
Unlock left : 0
Are you sure want to cancel subscription?

Forgot password?

Enter your account data and we will send you a link to reset your password.

Your password reset link appears to be invalid or expired.

Log in

Privacy Policy

Add to Collection

No Collections

Here you'll find all collections you've created before.