Ephraïm Inoni et Amadou Ali accusés d’avoir instigué l’incarcération de l’ancien directeur général du Chantier naval.
Dans les milieux proches de l’ancien directeur général du Chantier naval et industriel du Cameroun, un mémorandum de plus d’une dizaine de pages circule. Le Jour, qui a accédé au document a appris que le document en question a été compilé par Zacchaeus Forjindam en personne, avec l’aide de ses conseils.
Dans ce qui ressemble à un résumé des péripéties ayant conduit à son limogeage, son arrestation puis son incarcération, son inculpation pour détournement de deniers publics en coaction au préjudice du Cnic, et son renvoi devant le Tribunal de grande instance (Tgi) du Wouri, l’ex patron du Chantier naval se fend en accusation contre plusieurs hautes personnalités, dont le vice-premier ministre, ministre de la Justice, Garde des sceaux, Amadou Ali. «C’est ce dernier qui, usant de son autorité sur le procureur de la République, donna instruction à celui-ci d’ordonner une enquête pénale avec arrestation contre M. Forjindam».
Le mémorandum va plus loin, et précise que le Ministre de la Justice, appuyé par le premier ministre, s’est substitué illégalement au conseil de discipline budgétaire et comptable. Ici, c’est la régularité de toute la procédure, l’enquête judiciaire en premier, qui est remise en question : «l’enquête ainsi ordonnée était illégale, dans la mesure où les dispositions des textes portant organisation des services du Contrôle supérieur de l’Etat confèrent au conseil de discipline budgétaire et comptable de ce ministère, la compétence exclusive pour mettre en débet le directeur général du Cnic…C’est donc au terme de cette enquête illégale et menée de manière partiale, que M. Forjindam fut appréhendé et incarcéré le 7 mai 2008 dans des conditions de brutalité indescriptibles ».
Plus loin, le mémorandum de l’ex Dg du Cnic met en doute la neutralité des juges du Tgi du Wouri qui connaît actuellement son affaire, au motif que l’attitude affichée par ces derniers lors de la première
audience du 8 mai dernier, « laisse clairement paraître que ceux-ci sont également manipulés par le ministre de la Justice ».
Comme ses conseils l’avaient déjà indiqué, lors de la première audience vendredi dernier, Zacchaeus Forjindam exige la forclusion de la liste des témoins du ministère publique, puisque ladite liste n’a pas été déposée au moins cinq jours avant l’ouverture de la première audience, conformément aux prescriptions du nouveau code de procédure pénal. En conclusion, l’ex Dg estime que son procès est politique.
Denis Nkwebo

Votre roman Afrika ba’a est porté par un souffle d’optimisme inhabituel dans les récits africains coloniaux et post coloniaux. Même la ville, qui est souvent considérée comme un lieu de pénibilité, d’épreuves insurmontables, devient ici supportable et même surmontable par le héros Kambara. On peut alors se demander si cet optimisme n’est pas explicable par le moment d’exaltation qui précède l’indépendance du Cameroun, période pendant laquelle dites-vous, vous avez écrit ce récit.