Home Culture et Traditions Rapatriement : La dépouille d’Ahidjo rentre au Cameroun en mars 2010

Rapatriement : La dépouille d’Ahidjo rentre au Cameroun en mars 2010

by mboasawa
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Des récentes démarches des émissaires du chef de l’Etat en direction de la famille et de l’Etat sénégalais le préconisent.

Au cours de la semaine du 08 au 14 juin 2009, le conseiller spécial du chef de l’Etat, Martin Belinga Eboutou, s’est rendu à Dakar. Cet émissaire du président Biya auprès de son homologue sénégalais, Abdoulaye Wade, avait pour mission de discuter avec les autorités de ce pays, des modalités du rapatriement de la dépouille d’Ahmadou Ahidjo, le premier président camerounais, mort et enterré à Dakar au Sénégal le 30 novembre 1989. Selon des sources concordantes, en plus d’avoir reçu les assurances du chef de l’Etat sénégalais sur la perspective du retour au Cameroun de la dépouille d’Ahmadou Ahidjo, l’émissaire de Paul Biya a été tranquillisé quant à la persuasion de la famille Ahidjo par Abdoulaye Wade.

Sur ce chapitre, Martin Belinga Eboutou avait également pour mission de rencontrer les proches de l’ancien chef de l’Etat à Dakar. Plus précisément, Germaine, sa veuve (directement ou indirectement). D’après des sources, sur ce plan aussi, la mission a été un succès. Même s’il est vrai que Germaine Ahidjo pose toujours certaines conditions de forme, le mois de mars a été retenu comme celui du retour au Cameroun du corps du président Ahidjo dont les restes "encombrent" le Sénégal depuis 20 ans. En attendant, les contacts vont se poursuivre entre les différentes parties et médiateurs de cette divergence profonde entre les autorités camerounaises et la famille du défunt président.

Réaction
Que l’on se souvienne notamment que la dernière fois que le président camerounais s’est exprimé sur la question, c’était sur les antennes de la chaîne de télévision française, France 24, le 30 octobre 2007. Paul Biya avait notamment indiqué que le rapatriement de la dépouille de son prédécesseur "est une affaire familiale". En guise de réaction à cette sortie, Germaine Ahidjo avait indiqué que le retour au Cameroun des restes de son illustre époux est "une affaire d’Etat" et qu’il appartenait aux autorités camerounaises de l’organiser. Sur la même lancée, Mme Ahidjo soutenait que la famille pouvait "en tant que de besoin, être associée". De son côté, Badjika Mohamadou Ahidjo (fils aîné et parlementaire), faisait savoir que pour "les services rendus au Cameroun, le pays doit un hommage au président Ahidjo".

Etait-ce la relance des contacts entre les différentes parties prenantes au retour au Cameroun du corps d’Ahidjo? Certains observateurs le pensent et soutiennent que l’interview de Paul Biya à France 24 ayant été préparée, il a souhaité que la question fût abordée à dessein. Toujours est-il que le 31 mars 2008, le chef de l’Etat, Paul Biya, recevra en audience l’actuel vice-président du Haut conseil de la Francophonie et ancien président du Bénin, Emile Derlin Zinsou, venu parler au président camerounais des évolutions des discussions sur le rapatriement d’Ahidjo au Cameroun. Une audience par rapport à laquelle les médias officielle, on s’en souvient, avaient eu du mal à trouver un prétexte. Raison pour laquelle aussi elle dénotait à la fois du caractère secret et sensible de la nature des échanges.

D’autant que M. Zinsou est le dernier contact formel entre les deux hommes. Et cette chaleur remontait à la fin de l’année 82 après la démission d’Ahmadou Ahidjo. Revenu au début de 1983 au Cameroun pour un rendez-vous convenu avec le nouveau maître de Yaoundé, Emile Derlin Zinsou, accompagné d’investisseurs belges, restera deux semaines à tourner en rond sans pouvoir rencontrer le président Biya, selon des informations concordantes. Cet incident, couplé à la nature orageuse des relations entre Paul Biya et son mentor Ahmadou Ahidjo dès le milieu de l’année 1983, va renforcer les lignes de fracture entre le président Biya et son hôte de mars 2008 qui sera resté fidèle à Ahmadou Ahidjo jusqu’à son enterrement à Dakar le 30 novembre 1989.

Léger Ntiga

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Crtv : Alain Belibi retrouve le 13h

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De nouvelles émissions de la direction de l’information feront également leur apparition le mois prochain au Poste national.
Patricia Ngo Ngouem –




Le 6 octobre prochain, la direction de l’information radio de la Cameroon Radio Television (Crtv) fera officiellement sa rentrée. Une "rentrée de l’information" placée sous le signe de l’innovation cette année. C’est que, comme l’explique la note de présentation rendue publique, "l’opération va se traduire par l’ouverture de nouveaux espaces d’informations, le toilettage des espaces actuels et une plus grande professionnalisation de l’antenne". Selon le directeur de l’information radio Alain Belibi, ces changements ont pour but de "redonner la radio aux auditeurs [car] je considère que les auditeurs, aussi anonymes fussent-ils, ont leur mot à dire". C’est sur cette lignée, dit-il, que des programmes tels que "L’auditeur du jour", "Top of The Day" et "Regards croisés" ont été conçus.

Les deux premiers seront diffusés respectivement dans le journal de 20h et de 19h, et le troisième, sera diffusé en français les lundi, mercredi et vendredi avec comme invités, deux auditeurs appelés à "exprimer leurs opinions divergentes sur un sujet d’actualité".
D’autres émissions viennent enrichir la grille des programmes du Poste national. Même s’il ajoute que cette nouvelle grille est une "initiative personnelle", Alain Belibi tient néanmoins à préciser que celle-ci a été arrêtée par la Direction de l’information sous l’impulsion du directeur général de la Crtv Amadou Vamoulke. Ainsi, "Entre les lignes, derrière les mots" et "Watching The Watchdog" – le premier présenté en 45 minutes par Elvis Mbimba et le second présenté en une demi-heure par Tehwui Lambiv – sont axés sur la vie des médias. A cela s’ajoutent un magazine littéraire de 45 minutes baptisé "Bibliothèque" et présenté par Pascal Mebe Abah ainsi que "Job Market", présenté par John Mbah Akuroh. "Dimanche midi et Cameroon Calling seront enrichis de quelques rubriques".

Renommée
De même, la présentation en duo initiée par Amadou Vamoulke dès son arrivée à la tête de la Crtv en janvier 2005 se fera dorénavant lors du journal de 20h et non plus à 13h comme cela était le cas. L’un des temps forts est sans aucun doute le retour de Alain Belibi à la présentation du journal de 13h (son adjoint Philip Bawe présentera l’édition de 15h). Doit-on voir dans le retour de ce dernier, la conséquence d’une défaillance de la relève ? Non, réplique-t-il au téléphone, tout comme "je ne saurai parler d’un retour. Je vais présenter le journal de 13h juste pour lancer le processus", non sans laisser entendre que le lancement d’une opération de cette envergure nécessite la présence des personnes rôdées au métier et jouissant d’une autorité certaine, sinon d’une certaine renommée. On comprend alors pourquoi une "liste d’aptitude" a été ouverte en vue de désigner les personnes susceptibles de présenter les grandes éditions des journaux parlés, dont celui de minuit qui intègre cette sphère dès le mois prochain. Si "Les matinées de l’information" du vendredi matin sont intégrées dans l’espace 7h-9h, les bulletins d’information de la nuit sont supprimés. Adoptée pour "répondre aux besoins des auditeurs et dans la tendance actuelle", cette nouvelle orientation compte mettre un accent particulier sur "le respect des normes et des durées dans l’élaboration et la diffusion des contenus"

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