
Alors que le Rassemblement démocratique pour moderniser le Cameroun (Rdmc) est en préparation d’une soirée pour réfléchir à l’alternance politique du pouvoir en place au Cameroun depuis 27 ans, le deuil est venu le frapper en plein coeur. Madame Madona Régine, la mère du président du Rdmc, Pierre Mila Assouté, est en effet décédée le 29 septembre dernier après avoir été admise 48 heures auparavant à l’hôpital Général de Douala. Ses obsèques auront lieu à la chefferie supérieure de Santchou à Gwatta, le 31 octobre prochain. Une nouvelle certes douloureuse, mais qui n’entame en rien la détermination du fils éploré et son parti.
Le Rdmc organise en effet vendredi 9 octobre à partir de 20 heures « une grande soirée préparatoire de l’alternance du pouvoir au Cameroun », à l’espace Moncassin (164, rue de Javel dans le 15e arrondissement de Paris ; Métro Félix Faure, ligne 8). Selon les organisateurs, la soirée se déroulera en trois temps. La première partie sera l’occasion pour le Rdmc de dire aux invités comment il entend remettre le Cameroun sur les rails, puis un échange suivra avec les participants. Enfin, un spectacle dansant clôturera la soirée avec la présence d’un certain nombre d’artistes camerounais de la diaspora.
« Expliquer notre projet alternatif »
Pour le Rdmc, cette soirée revêt une importance capitale: « C’est la première fois que nous allons communiquer autour de notre projet alternatif pour gouverner et moderniser le Cameroun », confie Pierre Mila Assouté qui précise que « au mois de juillet 2009, nous avons publié un document dans ce sens. Mais nous nous devons également de l’expliquer aussi bien à nos compatriotes de la diaspora qu’à ceux qui vivent au Cameroun ». Ce document de quelque deux cents pages, postfacé par François Manga-Akoa, est un vrai programme pour gouverner et moderniser le Cameroun. Il comprend trois grandes parties et s’articule entre autres autour de grands thèmes liés à la réforme des Institutions, le retour du Cameroun sur la scène diplomatique internationale, la définition d’une nouvelle politique de défense et de sécurité, la question de la nationalité camerounaise, la diaspora et le co-développement, l’éducation, la santé, le sport et la culture, en passant par les grands chantiers, les transports et les projets infrastructurels pour le Cameroun et l’Afrique centrale, l’industrie, la famille et la protection sociale, la question du logement…
Après la soirée du vendredi 9 octobre à Paris, d’autres rencontres devraient être organisées par le Rdmc y compris au Cameroun, pour mieux faire connaître au peuple son projet alternatif pour gouverner et moderniser le pays. Entre temps, Chief Mila Assouté aura fait le deuil de sa mère, Madone Régine, à Santchou.
jean.celestin.edjangue

Quelques vieux habitués des allées du pouvoir aiment souvent à indiquer, comme s’ils s’étaient donné le mot, que l’actuel ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République fait partie du dernier cercle de ceux à qui Paul Biya fait encore confiance. Si on ne s’en tient qu’à sa longévité aux côtés du prince, on a des raisons de ne pas remettre en cause une telle sentence. Parce que la vie et la carrière de ce magistrat de formation, qui s’avançait vers une retraite paisible, a totalement basculé avec l’arrivée au pouvoir de Paul Biya qui en fera, dès 1985, le chancelier de ce qui était encore l’unique université du Cameroun, sur la colline de Ngoa Ekelle.