C’est le résultat de la compétition qui s’est déroulée samedi à Yaoundé sous le parrainage de Toto Guillaume. –
Elle était rayonnante, Annie Anzouer sur la scène montée par Coca-Cola à l’occasion de la finale de la ville de Yaoundé du concours des orchestres scolaires. C’était samedi, 16 mai dernier au camp Aes-Sonel de Yaoundé. A l’occasion, la "maman", comme elle s’est présentée à ces jeunes de huit établissements de la ville de Yaoundé, s’est dit heureuse d’avoir découvert autant de talents pendant les différents passages, mais surtout, elle a déclaré avoir été flattée que l’un de ses titres ait été repris dans le cadre de la compétition "chansons locales". C’était par une jeune élève, à la voix magnifique, du collège de la retraite qui, accompagnée par ses camarades aux instruments, a interprété avec maestria un des titres de l’artiste.
Le passage de la chanteuse annonçait alors la délibération des résultats du concours dont le jury était composé de Toto Guillaume, Eko Roosevelt, Ange Ebogo Emérent, M. Eloundou du ministère de la Culture, entre autres. Au terme d’une compétition au cours de laquelle les orchestres de huit établissements de la ville se sont affrontés (Lycées de Tsinga, Nsam-Efoulan, Leclerc, Cité-verte, Bilingue d’Essos, institut Samba, collège de la retraite et Lycée technique de Nkolbisson), c’est le lycée général Leclerc de Yaoundé qui a occupé la première marche du podium. A cette occasion, l’établissement a reçu une batterie complète, une console avec amplificateur de huit pistes, une guitare bass et une solo ainsi que trois micros à fil et des trépieds. "Un orchestre presque complet!", s’est extasié le représentant du proviseur dudit lycée qui a eu du mal à cacher sa fierté.
Spectacle
Les lycées de Tsinga (2ème) et de Nkolbisson (3ème) ont, quant à eux, reçu une guitare solo, un clavier et une console quatre pistes pour le lycée de Tsinga. Seulement, si c’est avec le sourire que les élèves du lycée technique de Nkolbisson, on a tout de même perçu une certaine déception sur leurs visages, mais également parmi le public pour qui, le groupe était le meilleur de cette cuvée 2009. Ce n’est pas l’avis du parrain de l’évènement et président du jury, Toto Guillaume pour qui, le jury a délivré des notes de façon totalement impartiale. Malgré tout, c’est avec plaisir que ces trois premiers groupes se sont fait accompagner, chacun à son tour, par Toto Guillaume qui, contrairement aux attentes de nombreux fans, ne s’est pas produit au cours de ce spectacle. "Un jour viendra où je ferrai un spectacle au Cameroun. Je ne pouvais le faire aujourd’hui car, je n’étais pas là pour çà, je suis juste venu accompagner les jeunes.", a-t-il lancé.
Bien que les instrumentistes aient très souvent laissé entendre de fausses notes, c’est avec plaisir que l’on a suivi, d’un bout à l’autre, les différentes compétitions : concours de musique locale et concours de chansons étrangères. Des moments au cours desquels ces jeunes ont laissé parler leurs talents. A cette occasion, les voix de la jeune interprète du collège de la retraite, celle du lycée général Leclerc et du lycée technique de Nkolbisson qui a fait preuve d’une réelle maîtrise de la scène lors de son interprétation de Malaika de Miriam Makeba, n’ont pas manqué d’émouvoir un certain public.
Le passage des différentes stars de la musique locale dont Donny Elwood, Annie Anzouer et Prince Eyango, dont on a repris plusieurs refrains, a donné un peu plus de hauteur à la scène. Seulement, on a regretté que, pour un spectacle destiné aux jeunes, Majoie Ayi ait décidé de monter sur scènes avec des danseuses quasiment nues : petites jupes blanches, collants noirs ultralégers, transparents et sans dessous. Une nudité que les ombres souvent créées par la régie sur la scène n’ont pas toujours dissimulée.
Dorine Ekwè
