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Gabriel Kuitché Fonkou : Les jeunes initiés sont introduits dans l’échelle des rites

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Président du comité national d’organisation de ce festival, il parle des conséquences sociales du Nekang. –

Que peut-on retenir de l’édition 2009 du Nekang qui s’est achevée le week-end dernier ?
Le Nekang 2009 a été l’occasion d’une grande mobilisation des Bamougoum de l’intérieur et de l’extérieur. Parce que pour la première fois, les Bamougoum vivant dans chacune des dix régions du Cameroun ont été présents et actifs dans le Nekang. Ça a été également une forte mobilisation de par le nombre de danseurs. C’est la première fois que je vois le premier rang du Nekang s’arrêter, parce que les danseurs continuent à sortir de la forêt de la chefferie. Je n’ai pas encore vu une telle mobilisation depuis trois ou quatre éditions de cet événement.

Vous voulez dire que les Bamougoum ont suivi votre appel ?
Absolument. Puisque, en 2007, vous nous avez reproché de n’avoir pas touché les Bamougoum de toutes les régions. Cette année, nous avons eu, surplace, des représentants même des régions les plus éloignées. Ils ont d’abord envoyé leurs participations multiformes pour l’organisation, avant d’annoncer ensuite, longtemps à l’avance, le nombre de personnes qui les représenteront. Sur le plan intérieur, j’ai remarqué que le Nekang a fait courir aussi bien les femmes que les hommes, à voir le nombre de tenues confectionnées pour la circonstance.

On a vu près de 1000 jeunes gens célébrer leur initiation. Qu’est ce que leur a inculqué pendant cette épreuve ?
Je ne peux pas vous donner des détails. Il y a des détails que l’on n’explique pas. Ça ne veut pas dire qu’il y a du mystique. Il n’y a rien de tout cela. Mais, c’est une initiation dont l’ensemble sert à les faire passer l’état d’enfant à celui d’homme. Pour montrer cela, généralement on demande à l’enfant d’apporter un certain nombre de choses qui comportent toutes les variétés de nourriture, des échantillons des insectes qui sont dans le village. Et puis, la famille doit produire un coq pour l’initiateur et un petit mets. C’est quelques petits détails que l’on observe dans le Nekang.

Peut-on attendre de ces jeunes une attitude particulière à observer dans la société ?
Il y aura forcément un changement de comportement, dans la mesure où ils se sentent plus boostés dans leur orgueil d’homme. Maintenant, si les hommes se mettent à danser le Nekang, ces jeunes vont venir comme ils l’ont fait aujourd’hui [30 mai 2009]. Ils sont désormais introduits dans l’échelle des rites. Il y en a qui vont subir progressivement pour s’intégrer dans le tissu social.

Qu’est ce qu’il faudra améliorer lors du prochain Nekang, pour qu’il soit plus rayonnant ?
Dans deux ans, il faudra maintenir les acquis de 2009. Pour l’instant, je ne peux pas encore dire ce qu’il faudra améliorer. Lorsque le comité national d’organisation s’assiéra pour l’évaluation, on relèvera tous ces aspects-là. Et comme nous l’avons fait à partir de l’évaluation du Nekang 2007, nous tiendrons le pari d’améliorer ce que le comité aura trouvé comme défaillance.

Propos recueillis par M.F.

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