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Françoise Nkoulou Essomba : La major au cœur d’or

by mboasawa
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Elle travaille depuis 15 ans au service pédiatrie de l’hôpital général de Yaoundé.
Dorine Ekwè –


De son chignon qu’elle voulait pourtant strict, s’échappent quelques mèches de cheveux grisonnants. De fines goûtes de sueur perlent sur son front qu’elle nettoie discrètement de ses doigts d’où des couches de vernis se sont décollés. "Nous n’avons pas le temps de nous occuper de cela. Nous sommes toujours sur le qui-vive.", s’excuse-t-elle lorsqu’elle croise notre regard.
Ce vendredi 30 mars 2007, est une journée de travail comme les autres, avec les mêmes émotions et déceptions. "Nous avons perdus une fillette de 5 ans qui souffrait de méningite. Nous sortons de la levée de corps. C’est une très grande épreuve pour le service", raconte Françoise Nkoulou Essomba, major au service de pédiatrie de l’hôpital général de Yaoundé.
Pour cette femme de 42 ans, ce genre de pertes ne doit en aucun cas affecter le service. "Nous vivons avec la mort en permanence. C’est vrai que c’est toujours un choc pour tout le monde, mais il est important de le surmonter au plus vite car au bout de la chaîne de travail, il y a la guérison de nos malades.", poursuit cette femme presque frêle que l’on appelle affectueusement "maman" au service de pédiatrie de cet hôpital où elle exerce depuis 15 ans. Un parcours que la technicienne supérieure en soins infirmiers n’imaginait pas suivre alors qu’elle était encore étudiante au Cuss de Yaoundé en 1997 et lorsqu’elle faisait ses premiers pas d’infirmière au sein de ce service en 1991.

" La plupart de mes camarades de promotion ont demandé à être affectés ailleurs lorsque l’on nous a affectés ici à l’hôpital général, parce qu’ils ne voulaient pas faire pédiatrie.", se souvient-elle alors qu’elle effectue sa tournée des chambres de l’après-midi. La situation de chaque enfant est soigneusement étudiée et Françoise Nkoulou prend le soin de discuter avec le parent présent et essaie à chaque fois de le rassurer. "C’est rare d’avoir à faire à ce genre de personnes dans nos hôpitaux. Généralement, le médecin ou l’infirmier se contente de prescrire les médicaments du malade et de poser les questions sur le malade. Souvent, ces questions sont posées avec arrogance et ça fait du bien de tomber sur quelqu’un d’aussi simple.", témoigne Emilie Akoa, dont l’enfant est interné à l’hôpital général de Yaoundé depuis environ une semaine.

Alors qu’on lui fait cette remarque, c’est un sourire gêné qui se dessine sur le visage de cette femme menue. "A l’origine, je ne pensais pas rester en pédiatrie, étant donné que nous avons eu une formation générale. Au fil du temps, j’y ai pris goût et, je ne pense pas que si l’on me demande d’aller ailleurs, je le ferai. Pour ce qui est de l’accueil des patients, je pense que c’est ce qui fait le plus défaut dans notre hôpital et j’essaie, à mon niveau, de résoudre ce problème, car, un malade et sa famille doivent être pris en charge psychologiquement avant d’administrer les soins. Ce que l’on ne comprend pas toujours." confie-t-elle.

Chez ses collègues, c’est avec une certaine admiration dans la voix qu’on évoque la " maman " du service qui, loin de s’en tenir aux missions essentielles qui incombent au major de service (formation du personnel, accueil des nouveaux médecins et stagiaires…), elle remplace efficacement le médecin lorsque celui-ci est appelé ailleurs. "Les médecins et nous les infirmières savons que nous pouvons compter sur elle car, en plus du temps qu’elle a déjà eu à passer en pédiatrie, elle a une grande capacité à détecter ce qui fait problème, et à calmer le patient avant que le médecin n’arrive. C’est très important dans un service comme le notre"
Pour cette mère de 5 enfants, le plus important, lorsque l’on travaille avec les plus petits est de leur offrir beaucoup d’affection et d’attention pendant leur hospitalisation. "Ils sont désorientés et doivent être entourés pour que le traitement réussisse."

Mutations

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Spectacle : Georges Seba éblouit la Guadeloupe

by mboasawa
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Le chanteur camerounais a déployé son nouvel ensemble de chant choral : le Paris Gospel Choir.
Léo Nséké en Guadeloupe (Correspondance particulière)


Du Lycée Leclerc aux nefs des meilleures salles d’Europe en passant par les studios d’enregistrement enfumés qui lui ont servi de tremplin, Georges Seba a pris du coffre, et dans tous les sens du terme. Un embonpoint qui trahit un certain manque d’activité sportive pour celui qui épatait la galerie sur les pistes d’athlétisme à Ngoa Ekellé, mais surtout une totale maîtrise de son sujet côté musical.
Dans les villes des Abymes, Sainte-Anne et Pointe-à-Pitre, le Paris Gospel Choir a été tout simplement impressionnant même si la marge de progression des jeunes choristes sélectionnés pour l’occasion est encore grande. Rien de très surprenant puisque l’équipe en place était de gros calibre avec, entre autres, une section rythmique tenue par l’immense Mokhtar Samba à la batterie et André "Petit" Manga à la basse, les percussions de l’increvable Sammy Ateba, des claviers soyeux soignés par le doigté de Philippe Ekoka, un pur produit du Conservatoire royal de Belgique et qui officie d’habitude à Bruxelles, des cuivres de dynamite avec, aux commandes, nos illustrissimes vieilles connaissances, Patrick Bourgoing et Jacques "Kako" Bessot, un quatuor de cordes bien sympathique et au point dans son exécution.

Voilà le gros de ce groupe que le créateur de "Bi Ma Wo" a déplacé pour une circonstance exceptionnelle ; puisque le chœur proprement dit a accompagné le groupe guadeloupéen Dissonance pour ses 20 ans d’existence. Un band qui mériterait de figurer sur les tablettes de ce qui nous reste de disquaires au pays tant leur musique résolument "anti-zouk" est ce que les puristes appellent de la "grande musique".
Le Paris Gospel Choir nous a donc épatés dans son exécution. Un répertoire riche et varié présenté en deux temps : Urban Gospel à la sauce américaine en ouverture et exaltation à l’africaine en deuxième partie. La déclinaison de certains standards comme "Brighter Day" ont révélé l’étendue de la direction musicale de Georges Seba, qui, dans cette tournée, nous a présenté une relève personnelle incarnée par sa fille Olivia Ada Seba. Impressionnante en solo et bien ajustée en première ligne dans le trio formé avec son géniteur et Valérie Belinga que l’on ne présente plus. Si Marilou Seba, compagne de vie et de métier, brillait par son absence pour cause de maladie, il y avait quand même du jus dans le contenu.

Répertoire
Des musiques et des chants passionnés entrecoupés par le talent oratoire du grand manitou Seba transfiguré par moments et littéralement transporté dans son message "musico-liturgique". On avait encore là, la preuve de l’extraordinaire résultat que peut donner la rencontre du talent et du travail. L’ancien guitariste des "Afro Sound" du Lycée Leclerc peut nous permettre de savourer. Nous, ces milliers qui suivons son parcours depuis ces années mythiques de la musique camerounaise. De "Djomolo Djomolo" à "Nombakélé" en passant par "Madjoban" et "Nkose Binga", autant de tubes "profanes" qui ne gâchent en rien sa reconversion, mais nous confirment plutôt sa grandeur.
Au-delà des roses, le seul pot qui plane sur cette nouvelle dimension est l’adhésion réelle du "milieu" à celui que les télévisions européennes et de grosses pointures de la variété internationale comme Céline Dion ou encore Michel Sardou ont fait confiance. Le Paris Gospel Choir doit être admis et bien connu.

À charge donc de monter une équipe conséquente. Une tâche à laquelle s’attache Georges Seba, qui, avec sa simplicité habituelle, prend le soin de nous préciser qu’il fait confiance aux jeunes qui officient administrativement à ses côtés.
Exit donc les Chérubins et ouverture sur le monde avec ce nouvel ensemble, qui augure des lendemains sereins. Un album est prévu pour cette occasion au cours de l’année 2007 et il est fort à parier qu’il intéressera au plus haut point les férus de musique religieuse originale ou fondamentale. Car ici, se retrouve la différence chez cet enfant du Sud. Une orchestration mâtinée des trois décennies de chant et d’accompagnement musical au fil des rencontres à travers le monde. La Crtv a permis aux Camerounais, à la fin de l’année 2006, d’apprécier le formidable élan d’un ensemble lancé à grande vitesse sur la voie du succès.

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À charge donc de monter une équipe conséquente. Une tâche à laquelle s’attache Georges Seba, qui, avec sa simplicité habituelle, prend le soin de nous préciser qu’il fait confiance aux jeunes qui officient administrativement à ses côtés.
Exit donc les Chérubins et ouverture sur le monde avec ce nouvel ensemble, qui augure des lendemains sereins. Un album est prévu pour cette occasion au cours de l’année 2007 et il est fort à parier qu’il intéressera au plus haut point les férus de musique religieuse originale ou fondamentale. Car ici, se retrouve la différence chez cet enfant du Sud. Une orchestration mâtinée des trois décennies de chant et d’accompagnement musical au fil des rencontres à travers le monde. La Crtv a permis aux Camerounais, à la fin de l’année 2006, d’apprécier le formidable élan d’un ensemble lancé à grande vitesse sur la voie du succès.

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