mardi, février 17, 2026
Home ARCHIVES Festival : Yaoundé se pare aux Couleurs urbaines

Festival : Yaoundé se pare aux Couleurs urbaines

by mboasawa
0 comments

L’événement a débuté hier, avec un joli programme pour les amoureux de hip hop.
Eugène Dipanda – Hier encore, c’était "Ça me dit rap", ce fameux concept créé en avril 2001 et tant adulé dans les milieux jeunes. L’objectif, à l’époque, était alors bien simple : promouvoir le Rap local ainsi que quelques autres musiques dites urbaines. Si le dessein est resté le même, Axes Jeunes, l’association promotrice de l’événement, a néanmoins décidé de procéder à une sorte de lifting du projet. "Depuis plus de deux décennies, on assiste à l’émergence de nouveaux modes d’expression artistiques en Afrique: le rap, le djing (animation des disc jockeys), le grafiti, la danse hip hop, le théâtre de rue, les jeux vidéo, les rollers, le basket play-ground, qui sont autant de formes d’expression artistiques et culturelles, qui envahissent notre paysage urbain et se présente comme nouveaux vecteurs d’identification de la jeunesse", expliquent les organisateurs du festival baptisé "Couleurs urbaines".
Selon ces derniers, en effet, ce festival qui a officiellement démarré hier, mardi 12 juin, ne se limitera plus au seul rap, tel que cela se passait avec le concept "Ça me dit rap". Au cours de cette première édition des "Couleurs urbaines", les journées seront essentiellement consacrées aux activités à caractère pédagogique, tel que l’a expliqué le directeur du Festival lundi dernier, au cours de la conférence de presse organisée dans les locaux de l’un des sponsors à Yaoundé.

Révélations
Selon Hans Mbong, il s’agit notamment des rencontres professionnelles, des ateliers de formation à la danse, des fora et autres tables rondes. Les spectacles, eux, auront lieu en soirée, à partir de vendredi prochain. Contrairement à "Ça me dit rap", qui était mensuel, avec des programmations spéciales pendant les vacances, le festival "Couleurs urbaines" se veut un rendez-vous annuel et international. Comme l’association Axes Jeunes l’avait déjà prévenu d’ailleurs, les participants devraient arriver de plusieurs pays, à l’instar de la France, du Gabon, de la Côte-d’Ivoire, du Sénégal et du Burkina Faso.

"Œuvrer pour la diffusion et le développement des cultures urbaines en Afrique ; exprimer le bouillonnement créatif et l’esprit d’initiative des jeunes du Sud et du Nord ; permettre aux artistes et aux professionnels du Sud de partager leurs expériences et d’échanger sur la création et la diffusion de ces nouvelles initiatives artistiques ; offrir aux artistes un espace de dialogue et d’ouverture vers le public et les professionnels, mais aussi vers les producteurs, promoteurs et médias internationaux ; être la plate-forme où les jeunes du Nord et du Sud pourront s’exprimer dans tous les genres et cultures urbaines ; élargir un champ de consommation des produits culturels en Afrique…", les objectifs du festival "Couleurs urbaines" sont nombreux et variés.

Pour réussir ce pari, Axes Jeunes aura donc besoin de moyens financiers importants. Mais, pour son coordonnateur, le plus important est l’offre artistique, car, "il y a un réel besoin dans l’environnement culturel camerounais", estime Hans Mbong. En attendant de voir concrètement ce que les jeunes tireront effectivement de ce premier rendez-vous de "Couleurs urbaines", le concept "Ça me dit rap", lui, a eu la particularité de révéler plusieurs rappeurs locaux, à l’instar des groupe C-Minaire, X-Maleya, Bantou Possi, Ak Sang Grav etc., sans oublier tous les autres, désormais professionnels du hip hop, que sont le Bronz, R’flet, Elock, Bete 2 Scène, Negrissim, Big Bzy, Rasyn, Krotal, Koppo, Dj Bilik Jo… en guise de reconnaissance, la plupart de ces derniers font d’ailleurs partie de la programmation artistique de "Couleurs urbaines". Ils devraient en principe se produire aux côtés de leurs confrères Faso Kombat du Burkina Faso, Nix du Sénégal et Mel Races de France…

Leave your vote

You may also like

Petit pays s’en prend aux footballeurs camerounais

by mboasawa
0 comments

Coup de gueule : Petit pays s’en prend aux footballeurs camerounais


L’artiste a donné une conférence de presse en marge de son spectacle à Yaoundé le week-end dernier.
Jean-Bruno Tagne


On ne sait pas exactement d’où est partie la diatribe subite de Petit pays à l’égard des footballeurs professionnels camerounais. Samedi 18 mars dernier, l’artiste a donné une conférence de presse dans la salle de conférence de Xaviéra hôtel à Yaoundé. C’était quelques heures avant son spectacle au complexe culturel Am (A à la Mefou), un nouveau cabaret situé sur la route de l’aéroport international de Nsimalen. Une conférence de presse qui ne portait pas sur un sujet précis. Et puisqu’elle survenait deux semaines environ après la nomination du "Turbo d’Afrique" comme ambassadeur de bonne volonté des Synergies africaines, les questions des journalistes et animateurs, bien qu’allant dans tous les sens, ont été influencé par cette promotion.

Ce n’est pas une question bien précise qui a amené " Rabbi Rabba " à s’en prendre aux footballeurs professionnels camerounais, ces " petits frères qui courent derrières une petite balle et qui ont subitement beaucoup d’argent ", a dit l’artiste. Petit pays se dit particulièrement remonté contre ces footballeurs, dit-il, parce qu’ils ne font rien pour le développement de ce pays, encore moins du football un peu à l’image de Marc Vivien Foé malheureusement décédé très tôt, selon l’artiste. "Tout ce qu’ils savent faire, poursuit-il, c’est venir en boîte de nuit avec des grosses voitures se vanter et demander ce que le pays a fait pour eux. Regardez ce que les footballeurs font dans les autres pays ". Il ajoute qu’il a décidé de ne plus citer les noms de ces gens dans ses chansons, et de lancer comme sur un air de défiance : " Aller dire !"

A ces mots, les Sans visas, les membres du groupe de Petit pays et ses danseuses, dont les tenues légères ne laissent personne indifférent, applaudissent à tout rompre. Dans la salle, animateurs et autres fans lui donnent du " son excellence monsieur l’ambassadeur " à n’en plus finir. Pour Petit pays, sa nomination comme ambassadeur de bonne volonté des Synergies africaines est un motif de fierté, un signe de reconnaissance du travail qu’il abat depuis près de 20 ans pour la musique camerounaise. Sans fausse modestie, il affirme que ce poste a "spécialement" été inventé pour lui par la première dame, un peu comme pour couper cours à la polémique selon laquelle il aurait remplacé Samy Diko. "La première dame m’a choisi. Avant moi il n’y avait personne ", lance-t-il.

A cette fonction d’ambassadeur, Petit pays semble avoir la mesure de la tâche qui est la sienne : "sensibiliser la jeunesse sur le fléau du Sida et passer le message d’espoirs des premières dames contre cette souffrance." A la question de savoir si ses tenues peu recommandables et ses chansons parfois un peu grivoises allaient changées, le Turbo a simplement rétorqué qu’il restera lui-même et qu’il ne faudra pas compter sur lui pour faire un concert en costume cravate sous le prétexte qu’il est désormais ambassadeur. Dans la foulée, il annonce la sortie d’un album composé pour les Synergies africaines dont quelques extraits sont joués dans la salle. "Vous voyez la rapidité ? ", demande l’ambassadeur sur un air de vantardise.

Leave your vote

You may also like

Petit pays s’en prend aux footballeurs camerounais

by mboasawa
0 comments

Coup de gueule : Petit pays s’en prend aux footballeurs camerounais


L’artiste a donné une conférence de presse en marge de son spectacle à Yaoundé le week-end dernier.
Jean-Bruno Tagne


On ne sait pas exactement d’où est partie la diatribe subite de Petit pays à l’égard des footballeurs professionnels camerounais. Samedi 18 mars dernier, l’artiste a donné une conférence de presse dans la salle de conférence de Xaviéra hôtel à Yaoundé. C’était quelques heures avant son spectacle au complexe culturel Am (A à la Mefou), un nouveau cabaret situé sur la route de l’aéroport international de Nsimalen. Une conférence de presse qui ne portait pas sur un sujet précis. Et puisqu’elle survenait deux semaines environ après la nomination du "Turbo d’Afrique" comme ambassadeur de bonne volonté des Synergies africaines, les questions des journalistes et animateurs, bien qu’allant dans tous les sens, ont été influencé par cette promotion.

Ce n’est pas une question bien précise qui a amené " Rabbi Rabba " à s’en prendre aux footballeurs professionnels camerounais, ces " petits frères qui courent derrières une petite balle et qui ont subitement beaucoup d’argent ", a dit l’artiste. Petit pays se dit particulièrement remonté contre ces footballeurs, dit-il, parce qu’ils ne font rien pour le développement de ce pays, encore moins du football un peu à l’image de Marc Vivien Foé malheureusement décédé très tôt, selon l’artiste. "Tout ce qu’ils savent faire, poursuit-il, c’est venir en boîte de nuit avec des grosses voitures se vanter et demander ce que le pays a fait pour eux. Regardez ce que les footballeurs font dans les autres pays ". Il ajoute qu’il a décidé de ne plus citer les noms de ces gens dans ses chansons, et de lancer comme sur un air de défiance : " Aller dire !"

A ces mots, les Sans visas, les membres du groupe de Petit pays et ses danseuses, dont les tenues légères ne laissent personne indifférent, applaudissent à tout rompre. Dans la salle, animateurs et autres fans lui donnent du " son excellence monsieur l’ambassadeur " à n’en plus finir. Pour Petit pays, sa nomination comme ambassadeur de bonne volonté des Synergies africaines est un motif de fierté, un signe de reconnaissance du travail qu’il abat depuis près de 20 ans pour la musique camerounaise. Sans fausse modestie, il affirme que ce poste a "spécialement" été inventé pour lui par la première dame, un peu comme pour couper cours à la polémique selon laquelle il aurait remplacé Samy Diko. "La première dame m’a choisi. Avant moi il n’y avait personne ", lance-t-il.

A cette fonction d’ambassadeur, Petit pays semble avoir la mesure de la tâche qui est la sienne : "sensibiliser la jeunesse sur le fléau du Sida et passer le message d’espoirs des premières dames contre cette souffrance." A la question de savoir si ses tenues peu recommandables et ses chansons parfois un peu grivoises allaient changées, le Turbo a simplement rétorqué qu’il restera lui-même et qu’il ne faudra pas compter sur lui pour faire un concert en costume cravate sous le prétexte qu’il est désormais ambassadeur. Dans la foulée, il annonce la sortie d’un album composé pour les Synergies africaines dont quelques extraits sont joués dans la salle. "Vous voyez la rapidité ? ", demande l’ambassadeur sur un air de vantardise.

Leave your vote

You may also like

Petit pays s’en prend aux footballeurs camerounais

by mboasawa
0 comments

Coup de gueule : Petit pays s’en prend aux footballeurs camerounais


L’artiste a donné une conférence de presse en marge de son spectacle à Yaoundé le week-end dernier.
Jean-Bruno Tagne


On ne sait pas exactement d’où est partie la diatribe subite de Petit pays à l’égard des footballeurs professionnels camerounais. Samedi 18 mars dernier, l’artiste a donné une conférence de presse dans la salle de conférence de Xaviéra hôtel à Yaoundé. C’était quelques heures avant son spectacle au complexe culturel Am (A à la Mefou), un nouveau cabaret situé sur la route de l’aéroport international de Nsimalen. Une conférence de presse qui ne portait pas sur un sujet précis. Et puisqu’elle survenait deux semaines environ après la nomination du "Turbo d’Afrique" comme ambassadeur de bonne volonté des Synergies africaines, les questions des journalistes et animateurs, bien qu’allant dans tous les sens, ont été influencé par cette promotion.

Ce n’est pas une question bien précise qui a amené " Rabbi Rabba " à s’en prendre aux footballeurs professionnels camerounais, ces " petits frères qui courent derrières une petite balle et qui ont subitement beaucoup d’argent ", a dit l’artiste. Petit pays se dit particulièrement remonté contre ces footballeurs, dit-il, parce qu’ils ne font rien pour le développement de ce pays, encore moins du football un peu à l’image de Marc Vivien Foé malheureusement décédé très tôt, selon l’artiste. "Tout ce qu’ils savent faire, poursuit-il, c’est venir en boîte de nuit avec des grosses voitures se vanter et demander ce que le pays a fait pour eux. Regardez ce que les footballeurs font dans les autres pays ". Il ajoute qu’il a décidé de ne plus citer les noms de ces gens dans ses chansons, et de lancer comme sur un air de défiance : " Aller dire !"

A ces mots, les Sans visas, les membres du groupe de Petit pays et ses danseuses, dont les tenues légères ne laissent personne indifférent, applaudissent à tout rompre. Dans la salle, animateurs et autres fans lui donnent du " son excellence monsieur l’ambassadeur " à n’en plus finir. Pour Petit pays, sa nomination comme ambassadeur de bonne volonté des Synergies africaines est un motif de fierté, un signe de reconnaissance du travail qu’il abat depuis près de 20 ans pour la musique camerounaise. Sans fausse modestie, il affirme que ce poste a "spécialement" été inventé pour lui par la première dame, un peu comme pour couper cours à la polémique selon laquelle il aurait remplacé Samy Diko. "La première dame m’a choisi. Avant moi il n’y avait personne ", lance-t-il.

A cette fonction d’ambassadeur, Petit pays semble avoir la mesure de la tâche qui est la sienne : "sensibiliser la jeunesse sur le fléau du Sida et passer le message d’espoirs des premières dames contre cette souffrance." A la question de savoir si ses tenues peu recommandables et ses chansons parfois un peu grivoises allaient changées, le Turbo a simplement rétorqué qu’il restera lui-même et qu’il ne faudra pas compter sur lui pour faire un concert en costume cravate sous le prétexte qu’il est désormais ambassadeur. Dans la foulée, il annonce la sortie d’un album composé pour les Synergies africaines dont quelques extraits sont joués dans la salle. "Vous voyez la rapidité ? ", demande l’ambassadeur sur un air de vantardise.

Leave your vote

You may also like

Petit pays s’en prend aux footballeurs camerounais

by mboasawa
0 comments

Coup de gueule : Petit pays s’en prend aux footballeurs camerounais


L’artiste a donné une conférence de presse en marge de son spectacle à Yaoundé le week-end dernier.
Jean-Bruno Tagne


On ne sait pas exactement d’où est partie la diatribe subite de Petit pays à l’égard des footballeurs professionnels camerounais. Samedi 18 mars dernier, l’artiste a donné une conférence de presse dans la salle de conférence de Xaviéra hôtel à Yaoundé. C’était quelques heures avant son spectacle au complexe culturel Am (A à la Mefou), un nouveau cabaret situé sur la route de l’aéroport international de Nsimalen. Une conférence de presse qui ne portait pas sur un sujet précis. Et puisqu’elle survenait deux semaines environ après la nomination du "Turbo d’Afrique" comme ambassadeur de bonne volonté des Synergies africaines, les questions des journalistes et animateurs, bien qu’allant dans tous les sens, ont été influencé par cette promotion.

Ce n’est pas une question bien précise qui a amené " Rabbi Rabba " à s’en prendre aux footballeurs professionnels camerounais, ces " petits frères qui courent derrières une petite balle et qui ont subitement beaucoup d’argent ", a dit l’artiste. Petit pays se dit particulièrement remonté contre ces footballeurs, dit-il, parce qu’ils ne font rien pour le développement de ce pays, encore moins du football un peu à l’image de Marc Vivien Foé malheureusement décédé très tôt, selon l’artiste. "Tout ce qu’ils savent faire, poursuit-il, c’est venir en boîte de nuit avec des grosses voitures se vanter et demander ce que le pays a fait pour eux. Regardez ce que les footballeurs font dans les autres pays ". Il ajoute qu’il a décidé de ne plus citer les noms de ces gens dans ses chansons, et de lancer comme sur un air de défiance : " Aller dire !"

A ces mots, les Sans visas, les membres du groupe de Petit pays et ses danseuses, dont les tenues légères ne laissent personne indifférent, applaudissent à tout rompre. Dans la salle, animateurs et autres fans lui donnent du " son excellence monsieur l’ambassadeur " à n’en plus finir. Pour Petit pays, sa nomination comme ambassadeur de bonne volonté des Synergies africaines est un motif de fierté, un signe de reconnaissance du travail qu’il abat depuis près de 20 ans pour la musique camerounaise. Sans fausse modestie, il affirme que ce poste a "spécialement" été inventé pour lui par la première dame, un peu comme pour couper cours à la polémique selon laquelle il aurait remplacé Samy Diko. "La première dame m’a choisi. Avant moi il n’y avait personne ", lance-t-il.

A cette fonction d’ambassadeur, Petit pays semble avoir la mesure de la tâche qui est la sienne : "sensibiliser la jeunesse sur le fléau du Sida et passer le message d’espoirs des premières dames contre cette souffrance." A la question de savoir si ses tenues peu recommandables et ses chansons parfois un peu grivoises allaient changées, le Turbo a simplement rétorqué qu’il restera lui-même et qu’il ne faudra pas compter sur lui pour faire un concert en costume cravate sous le prétexte qu’il est désormais ambassadeur. Dans la foulée, il annonce la sortie d’un album composé pour les Synergies africaines dont quelques extraits sont joués dans la salle. "Vous voyez la rapidité ? ", demande l’ambassadeur sur un air de vantardise.

Leave your vote

You may also like

Title
.
Are you sure want to unlock this post?
Unlock left : 0
Are you sure want to cancel subscription?

Log In

Forgot password?

Forgot password?

Enter your account data and we will send you a link to reset your password.

Your password reset link appears to be invalid or expired.

Log in

Privacy Policy

Add to Collection

No Collections

Here you'll find all collections you've created before.