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Musique : Yannick Noah sans Frontières à Libération

by mboasawa
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Le quotidien français lui a consacré un lénifiant portrait la semaine dernière à l’occasion de la sortie de son récent album. –

 

«Sous ses airs nonchalants, Noah est un chef de clan. Connu pour son sens de la fête, il sait aussi travailler. Exigeant envers lui-même et envers les siens, il peut, paraît-il, se mettre très en colère.» C’est ainsi que Libération, le quotidien français, décrit celui qui passe pour l’un des hommes les plus populaires de France. Le pays de Nicolas Sarkozy. Qu’il est loin de porter dans son cœur. Lui qui a rejoint New York au lendemain d’une présidentielle où l’ancien tennisman avait déclaré : «Si jamais Sarkozy passe, je me casse.»
Il a depuis tenu parole. Sans pour autant oublier la musique. C’est ainsi que deux ans plus loin, Frontières a fait son entrée dans les charts français, caracolant même en tête des ventes avec quelques 100.000 albums écoulés en quelques jours seulement. Et du coup, le public attend impatiemment la première date de sa tournée hexagonale. Ce sera le 25 septembre prochain au Stade de France.

Avant une tournée mondiale marathon qui commencera en janvier prochain. Un album qui, aux dires de Libé, est «un fourre-tout rock FM-funk-reggae, (et qui) célèbre, en vrac, un monde sans barrières, l’adrénaline de New York, l’Abbé Pierre ou la militante noire américaine Angela Davis. Seul, Noah peut se permettre un tel angélisme théorique. Piètre chanteur, il compense son filet de voix par une inépuisable énergie qu’il dispense à un public conquis.»
Et peu importe qu’il ne chante pas bien, car Yannick Noah est avant tout un «Personnage multifacettes, sans doute (…) un précipité, à dose quasi parfaite, des obsessions de son temps : célèbre sportif, citoyen engagé, chantre de la France métissée, père de famille recomposée, yogi européanisé, businessman avisé. Avec son image de type sympa, généreux, accessible, il est un rêve d’annonceur.» Un résumé qui ramasse à merveille le personnage qui avoue être de gauche, c’est-à-dire «du côté de celui qui souffre», et ce même si, reconnaît-il, il continue à avoir des attitudes des gens de droite à savoir gagner beaucoup d’argent grâce à son labeur de musicien et à ses multiples contrats publicitaires.

Toutes choses qui ne le changent point vu qu’il a toujours un faible pour les faibles. Si l’article ne parle pas beaucoup de son penchant pour son pays d’origine, il relève néanmoins le lien fort qui lie le chanteur avec son grand-père à qui il a d’ailleurs consacré un titre de son premier album. C’est ainsi que de M. Bikié, il dit : «J’étais son premier petit-fils. Par tradition, je suis lui. Il m’a toujours dit : reste digne, garde la tête haute.» Ce qu’il fait à merveille malgré la gloire. Tout en investissant dans le caritatif. Avec «Enfants de la Terre – créés au lendemain de Roland-Garros avec sa mère (et) Fête le mur – sa propre association en faveur des jeunes des quartiers.»
De son exil américain, le meilleur moment aura été sans doute l’élection de Barack Obama à la magistrature suprême. Une élection qui «lui offre l’occasion de vivre cette intense euphorie politique qui fait croire à de meilleurs lendemains : «J’étais dans mon appartement avec une vingtaine d’amis devant la télé. Quand Obama a gagné, je n’ai rien dit, j’ai pleuré.» une émotion qui a certainement inspiré Angela, chanson-titre de son nouvel album et qui est selon Libé la «traduction baba cool-édulcorée de son énervement politique»

Parfait Tabapsi

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