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Critique : Un enseignant veut assainir le Journalisme

by mboasawa
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Georges Armand Gweth Bi Bayoi vient de commettre «Cameroun : cette presse qui nous manipule si souvent». –

 

L’auteur s’est confessé dès les premières lignes. En toute honnêteté intellectuelle, il a reconnu être un profane dans le milieu, celui des hommes de presse. Mais demeure, toutefois, un lecteur fidèle des titres de la presse nationale. Et c’est certainement dans le sens de l’amélioration de la qualité du travail servi aux lecteurs que l’inspecteur régional de pédagogie en charge du froid et de la climatisation à la délégation régionale des Enseignements secondaires du Littoral, a commis cet ouvrage de 202 pages sorti aux éditions L’Harmattan cette année 2010. Mais aussi parce que, indique t-il, « tout bon citoyen sait qu’il n’est pas possible d’envisager, sous quelque angle que ce soit, la vie démocratique en cité sans une presse libre et responsable ».

C’est donc, de bout en bout, des études de cas que l’auteur met à la disposition des lecteurs, une série d’articles tirés de certains titres ; en somme, une revue de presse d’une autre manière, sur ces cas où il existe un décalage énorme entre ce qui est annoncé en grande une et le contenu des articles. Dans cette démarche, il ne fait aucune critique sur le style journalistique, mais laisse, à la fin de chaque analyse, le soin au lecteur de se faire une idée sur le contenu de l’article, sur la relation qui peut exister entre le titre et ce qu’il vient de lire. En toute liberté, il laisse à l’appréciation des lecteurs les fautes de langue qui, de manière expresse, n’ont pas été corrigées. Quelques fois, il le rappelle, en soulignant ces fautes aussi grossières que les manipulations qui transparaissent. Ceux qui avaient déjà eu à parcourir ces «enquêtes» vont certainement se poser de questions.

Propositions
Mais avant qu’Emanuel Gustave Samncik, directeur de publication de Ndamba, ne vienne saluer cet effort tout en reconnaissant que le travail de dératisation ne sera pas aisé «vu la solide implantation et les soutiens insoupçonnés des imposteurs», l’auteur fait des propositions «pour arrêter ce spectacle de mauvais goût». Cette réforme tient en cinq propositions. «Transférer les prérogatives de la délivrance des autorisations des publications du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation vers le ministère de la Communication dont quelques professionnels commencent à s’interroger sur l’utilité de son existence ; reformer le secteur de telle façon que ce soient plus directeurs de publications, rédacteurs en chef que des journalistes ayant une formation universitaire en journalisme et qui pourraient offrir un encadrement conséquent à leurs collègues n’ayant reçu aucune formation en journalisme ; utiliser les financements publics d’aide à la presse octroyés par le ministère de la Communication en formation en faveur de journalistes de nos publications qui en ont visiblement grand besoin ; tout mettre en œuvre pour appliquer la convention de Florence permettant de viabiliser les organes de presse ; éviter, dans les conditions actuelles, la dépénalisation des délits de presse qui permettent aux francs tireurs de toute espèce de s’adonner à leur jeu favori, en se faisant les poches. Il importe tout de même de l’envisager, cette dépénalisation s’accompagnant d’une plus grande responsabilisions des associations de professionnels ».

Lazare Kolyang

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