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Droit d’auteur : La Socam affiche la sérénité

by mboasawa
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A la suite de l’arrêt de la Cour suprême du 7 septembre dernier, le Dg dit ne pas être concerné. –

 

Ils n’ont pas l’air d’avoir un quelconque problème. Ils, ce sont les employés de la société camerounaise de l’art musical (Socam). Hier matin, dans la principale pièce de leur siège situé au quartier Ekoudou (Bastos), quatre ordinateurs sur sept sont occupés. Derrière trois de ces machines sous tension, des employés de la Socam travaillent. L’un d’entre eux est en discussions avec une artiste, Mary Love. Cette dernière apprend-on, est venue «compléter son dossier » pour son adhésion en vue de la perception des droits d’auteur pour l’année prochaine. Elle est aussi au Cameroun pour faire le bilan de l’année en cours.

Visiblement, elle ne semble pas s’inquiéter des rumeurs de dissolution de la Socam. Le sourire et l’assurance qui se lisent sur son visage témoignent d’ailleurs de cela. «J’ai consulté le plumitif qui est sorti du tribunal et qui dit que la Cour Suprême a juste annulé certaines décisions concernant la Cmc. Je ne suis pas inquiète parce que rien ne dit que la Socam a été dissoute», indique-t-elle.
Dix minutes après le départ de Mary Love, un homme à la barbiche blanche entre dans le bureau. Babou Thierry s’impatiente et va voir une jeune dame qui le renvoie vers un autre. Au moment où il s’apprête à parler à celui-là, le monsieur au téléphone, l’interpelle et il se rassoit. Son problème est la restitution de ses droits. Après des discussions sur l’origine du problème, il se voit délivrer une attestation et va rencontrer le directeur général de la Socam. Ce dernier se dit très inquiet par rapport à cette question de Cmc et Socam. « Cmc aujourd’hui, Socam demain, on ne sait plus où donner de la tête. J’ai très peur. Moi je suis affilié à la Socam et s’il s’avère qu’elle est dissoute je crains que ce qui me revient de droit ne me sera jamais rendu. ».

Recevoir et régler les problèmes des artistes à longueur de journée semble être la routine de cette instance qui gère les droits d’auteur musicaux au Cameroun. Hier 20 septembre, tout semble rouler comme d’habitude. Pourtant, la Cour Suprême a donné, il y a deux semaines, une décision qui annulait des décisions d’annulations de l’assemblée générale de la Cmc (Cameroon music corporation), société qui a précédé la Socam. Selon le directeur général de la Socam Aron Kabelok, sa structure n’a rien à voir avec les décisions en cours à la Cour Suprême. D’ailleurs, il profite de l’occasion pour remettre aux reporters les extraits des plumitifs de l’audience de vacation du mercredi 7 septembre 2011, qui ne mentionnent d’ailleurs nulle part la Socam.

Le directeur général reçoit dans son bureau, situé à la gauche du couloir, les doléances et les requêtes des artistes. Son visage n’affiche pas l’inquiétude d’un directeur général qui craint que sa société ferme. Pourtant, « vous n’êtes pas encore fermé ? Vous n’avez pas encore plié bagages ? Vous n’êtes pas encore rentrés au village ? » Lance avec ironie un homme vêtu d’un boubou vert en entrant dans la première pièce des bureaux de la structure. On apprendra plus tard qu’il s’agit en fait d’un des administrateurs de la Socam. A entendre ces mots on comprend qu’à la Socam, ils n’ignorent pas véritablement ce qui se dit à propos de la «pseudo dissolution de la Socam». Selon lui, « l’opinion publique et les médias en particulier sont victimes de manipulation de la part de certaines personnes».

Ines Mbarga (Stagiaire)

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