mardi, février 17, 2026
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Douala : Policiers et gendarmes s’affrontent

by mboasawa
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Le contrôle de l’entrée des marchandises au marché Mboppi à l’origine d’une rixe qui a freiné les activités samedi.
Denis Nkwebo


Pendant près de deux heures, des gendarmes de la brigade de Mboppi et des policiers du poste de police du marché Mboppi se sont donnés en spectacle samedi, 8 décembre. Vers 10h30 min, un camion transportant un conteneur, et à bord duquel se trouvait un policier, l’inspecteur Mbarga, a été interpellé par un élément de la brigade de Mboppi, alors que le véhicule amorçait son entrée à l’intérieur du marché. Ce que n’a pas accepté le policier qui estime que la sécurité des lieux a toujours été assurée par le poste de police.
Faux, rétorquent les gendarmes. "Nous avons le droit de vérifier les conteneurs et les marchandises qui rentrent ", a déclaré l’un d’eux. Les éléments des deux corps de sécurité sont restés campés sur leurs positions, créant un embouteillage sur l’axe principal qui dessert le marché et qui mène également au très fréquenté carrefour Ndokoti.

N’eut été l’intervention du sous-préfet de Douala 1er, Pascal Mbozo’o, la situation aurait sans doute tourné à l’affrontement ouvert. Samedi, Pascal Mbozo’o a en effet instruit l’adjoint au commandant de brigade de Mboppi d’inspecter le conteneur querellé, " à tout prix ". Ce à quoi les policiers ne se sont pas opposés. L’autorité administrative a ensuite tranché le litige, en soutenant que policiers et gendarmes avaient le droit d’effectuer des contrôles à Mboppi.
Mais en dessous des batailles à répétition au plus grand marché de la sous-région d’Afrique centrale, se trouvent de gros intérêts financiers. L’entrée d’un conteneur au marché Mboppi se négocie entre 100.000 et 350.000 francs Cfa.
Bien plus, c’est le rôle de convoyeur que se disputent policiers et gendarmes, pour entrer en possession du pactole. " La police et la gendarmerie convoient des véhicules transportant des marchandises d’origine douteuse à partir de Bonabéri ", se plaint un commerçant. Ce dernier affirme que l’attitude des forces de l’ordre encourage la contrebande. Passé l’incident de samedi, des sources soutiennent que ce n’est que partie remise. Il faut attendre ce lundi matin pour savoir qui contrôlera effectivement l’entrée des véhicules et l’argent qui en découle, au marché Mboppi.

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Denis Nkwebo


Pendant près de deux heures, des gendarmes de la brigade de Mboppi et des policiers du poste de police du marché Mboppi se sont donnés en spectacle samedi, 8 décembre. Vers 10h30 min, un camion transportant un conteneur, et à bord duquel se trouvait un policier, l’inspecteur Mbarga, a été interpellé par un élément de la brigade de Mboppi, alors que le véhicule amorçait son entrée à l’intérieur du marché. Ce que n’a pas accepté le policier qui estime que la sécurité des lieux a toujours été assurée par le poste de police.
Faux, rétorquent les gendarmes. "Nous avons le droit de vérifier les conteneurs et les marchandises qui rentrent ", a déclaré l’un d’eux. Les éléments des deux corps de sécurité sont restés campés sur leurs positions, créant un embouteillage sur l’axe principal qui dessert le marché et qui mène également au très fréquenté carrefour Ndokoti.

N’eut été l’intervention du sous-préfet de Douala 1er, Pascal Mbozo’o, la situation aurait sans doute tourné à l’affrontement ouvert. Samedi, Pascal Mbozo’o a en effet instruit l’adjoint au commandant de brigade de Mboppi d’inspecter le conteneur querellé, " à tout prix ". Ce à quoi les policiers ne se sont pas opposés. L’autorité administrative a ensuite tranché le litige, en soutenant que policiers et gendarmes avaient le droit d’effectuer des contrôles à Mboppi.
Mais en dessous des batailles à répétition au plus grand marché de la sous-région d’Afrique centrale, se trouvent de gros intérêts financiers. L’entrée d’un conteneur au marché Mboppi se négocie entre 100.000 et 350.000 francs Cfa.
Bien plus, c’est le rôle de convoyeur que se disputent policiers et gendarmes, pour entrer en possession du pactole. " La police et la gendarmerie convoient des véhicules transportant des marchandises d’origine douteuse à partir de Bonabéri ", se plaint un commerçant. Ce dernier affirme que l’attitude des forces de l’ordre encourage la contrebande. Passé l’incident de samedi, des sources soutiennent que ce n’est que partie remise. Il faut attendre ce lundi matin pour savoir qui contrôlera effectivement l’entrée des véhicules et l’argent qui en découle, au marché Mboppi.

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Denis Nkwebo


Pendant près de deux heures, des gendarmes de la brigade de Mboppi et des policiers du poste de police du marché Mboppi se sont donnés en spectacle samedi, 8 décembre. Vers 10h30 min, un camion transportant un conteneur, et à bord duquel se trouvait un policier, l’inspecteur Mbarga, a été interpellé par un élément de la brigade de Mboppi, alors que le véhicule amorçait son entrée à l’intérieur du marché. Ce que n’a pas accepté le policier qui estime que la sécurité des lieux a toujours été assurée par le poste de police.
Faux, rétorquent les gendarmes. "Nous avons le droit de vérifier les conteneurs et les marchandises qui rentrent ", a déclaré l’un d’eux. Les éléments des deux corps de sécurité sont restés campés sur leurs positions, créant un embouteillage sur l’axe principal qui dessert le marché et qui mène également au très fréquenté carrefour Ndokoti.

N’eut été l’intervention du sous-préfet de Douala 1er, Pascal Mbozo’o, la situation aurait sans doute tourné à l’affrontement ouvert. Samedi, Pascal Mbozo’o a en effet instruit l’adjoint au commandant de brigade de Mboppi d’inspecter le conteneur querellé, " à tout prix ". Ce à quoi les policiers ne se sont pas opposés. L’autorité administrative a ensuite tranché le litige, en soutenant que policiers et gendarmes avaient le droit d’effectuer des contrôles à Mboppi.
Mais en dessous des batailles à répétition au plus grand marché de la sous-région d’Afrique centrale, se trouvent de gros intérêts financiers. L’entrée d’un conteneur au marché Mboppi se négocie entre 100.000 et 350.000 francs Cfa.
Bien plus, c’est le rôle de convoyeur que se disputent policiers et gendarmes, pour entrer en possession du pactole. " La police et la gendarmerie convoient des véhicules transportant des marchandises d’origine douteuse à partir de Bonabéri ", se plaint un commerçant. Ce dernier affirme que l’attitude des forces de l’ordre encourage la contrebande. Passé l’incident de samedi, des sources soutiennent que ce n’est que partie remise. Il faut attendre ce lundi matin pour savoir qui contrôlera effectivement l’entrée des véhicules et l’argent qui en découle, au marché Mboppi.

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