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Des chefs du Sud-Ouest en conseil de cabinet

by mboasawa
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Constitution : 


En réponse aux appréhensions du chef de l’Etat sur la position de cette province, ils ont rencontré le Premier ministre.
Léger Ntiga


Selon une source bien informée, au cours de la semaine dernière, en marge des instructions données au Premier ministre (Pm), Ephraim Inoni sur l’enregistrement de l’interview accordée à British Broadcasting Corporation (Bbc), le chef de l’Etat Paul Biya a interpellé son chef du gouvernement sur la position du Sud-Ouest sur la question. Selon des témoignages concordants, en référence aux informations relatives à l’élection tronquée du député de la Manyu, Ayah Paul Abine, M. Biya a, sur un ton ironique, interrogé le chef du Gouvernement en ces termes: "Il semble que le Sud-Ouest n’est pas d’accord"? Sans lui répondre, M. Inoni a entrepris d’obtenir devant micros et caméras, "les assurances" de l’autorité traditionnelle de cette partie du pays.

Conséquences, le locataire de l’immeuble étoile a reçu mercredi, 23 avril 2008, l’Assemblée des chefs traditionnels de province du Sud-Ouest. Conduits par leur président l’avocat et patron de Euroil Ltd, Tabetandon, au terme de cette rencontre qui s’est tenue dans la salle des Conseils de cabinet des services du Premier ministre, les dignitaires traditionnels du Sud-Ouest ont remis une motion de soutien au président de la République à Ephraim Inoni. Dans ce document, l’assemblée des chefs traditionnels du Sud-Ouest (à laquelle appartient le chef du gouvernement), assure Paul Biya de sa fidélité dans toutes "ses options politiques" et notamment celle liée à la récente modification constitutionnelle.

Pressions
Il s’agit là, de la preuve que le passage en force perpétré sur le cas Ayah par le groupe parlementaire du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) lors de l’adoption de cette loi, est loin d’être clos. On comprend ainsi que le concerné se dise sous pression à la fois au niveau du groupe parlementaire du Rdpc, des services du Premier ministre où il été reçu par le chef du gouvernement au cours de la session parlementaire, qu’à la présidence de la République où des collaborateurs du chef de l’Etat l’ont également rencontré. Toujours est-il qu’au moment où les élus du parti au pouvoir s’organisaient (à travers des réunions par province), à passer au vote devant la chambre entière, Paul Ayah a été mis l’écart de celle des élus du Sud Ouest présidée par la Vice présidente de la Chambre, Rose Abunaw. Tout comme d’ailleurs, il est supposé avoir laissé sa procuration à une élue du Sud-Ouest, Emilia Monjowa Lifaka, par ailleurs Vice présidente du groupe parlementaire Rdpc.

Il est cependant curieux que la rencontre entre le Premier ministre et l’assemblée des chefs traditionnels du Sud-Ouest ait eu lieu sans la moindre médiatisation d’un autre sujet de préoccupation en ce moment, dans le Sud Ouest. A savoir des conflits interethniques qui ont déjà fait 8 000 déplacés et 02 morts dans l’arrondissement d’Akwaya, département de la Manyu (par ailleurs très difficile d’accès). Le silence du gouvernement sur la question est d’autant plus suspect que de simples agressions au départ, l’affaire a pris une ampleur telle qu’on parle aujourd’hui d’affrontements entre Yive et Olidi, deux groupes ethniques rivaux dont les antagonismes sont ravivés depuis le double scrutin du mois de juillet 2007.

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En réponse aux appréhensions du chef de l’Etat sur la position de cette province, ils ont rencontré le Premier ministre.
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Selon une source bien informée, au cours de la semaine dernière, en marge des instructions données au Premier ministre (Pm), Ephraim Inoni sur l’enregistrement de l’interview accordée à British Broadcasting Corporation (Bbc), le chef de l’Etat Paul Biya a interpellé son chef du gouvernement sur la position du Sud-Ouest sur la question. Selon des témoignages concordants, en référence aux informations relatives à l’élection tronquée du député de la Manyu, Ayah Paul Abine, M. Biya a, sur un ton ironique, interrogé le chef du Gouvernement en ces termes: "Il semble que le Sud-Ouest n’est pas d’accord"? Sans lui répondre, M. Inoni a entrepris d’obtenir devant micros et caméras, "les assurances" de l’autorité traditionnelle de cette partie du pays.

Conséquences, le locataire de l’immeuble étoile a reçu mercredi, 23 avril 2008, l’Assemblée des chefs traditionnels de province du Sud-Ouest. Conduits par leur président l’avocat et patron de Euroil Ltd, Tabetandon, au terme de cette rencontre qui s’est tenue dans la salle des Conseils de cabinet des services du Premier ministre, les dignitaires traditionnels du Sud-Ouest ont remis une motion de soutien au président de la République à Ephraim Inoni. Dans ce document, l’assemblée des chefs traditionnels du Sud-Ouest (à laquelle appartient le chef du gouvernement), assure Paul Biya de sa fidélité dans toutes "ses options politiques" et notamment celle liée à la récente modification constitutionnelle.

Pressions
Il s’agit là, de la preuve que le passage en force perpétré sur le cas Ayah par le groupe parlementaire du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) lors de l’adoption de cette loi, est loin d’être clos. On comprend ainsi que le concerné se dise sous pression à la fois au niveau du groupe parlementaire du Rdpc, des services du Premier ministre où il été reçu par le chef du gouvernement au cours de la session parlementaire, qu’à la présidence de la République où des collaborateurs du chef de l’Etat l’ont également rencontré. Toujours est-il qu’au moment où les élus du parti au pouvoir s’organisaient (à travers des réunions par province), à passer au vote devant la chambre entière, Paul Ayah a été mis l’écart de celle des élus du Sud Ouest présidée par la Vice présidente de la Chambre, Rose Abunaw. Tout comme d’ailleurs, il est supposé avoir laissé sa procuration à une élue du Sud-Ouest, Emilia Monjowa Lifaka, par ailleurs Vice présidente du groupe parlementaire Rdpc.

Il est cependant curieux que la rencontre entre le Premier ministre et l’assemblée des chefs traditionnels du Sud-Ouest ait eu lieu sans la moindre médiatisation d’un autre sujet de préoccupation en ce moment, dans le Sud Ouest. A savoir des conflits interethniques qui ont déjà fait 8 000 déplacés et 02 morts dans l’arrondissement d’Akwaya, département de la Manyu (par ailleurs très difficile d’accès). Le silence du gouvernement sur la question est d’autant plus suspect que de simples agressions au départ, l’affaire a pris une ampleur telle qu’on parle aujourd’hui d’affrontements entre Yive et Olidi, deux groupes ethniques rivaux dont les antagonismes sont ravivés depuis le double scrutin du mois de juillet 2007.

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En réponse aux appréhensions du chef de l’Etat sur la position de cette province, ils ont rencontré le Premier ministre.
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Selon une source bien informée, au cours de la semaine dernière, en marge des instructions données au Premier ministre (Pm), Ephraim Inoni sur l’enregistrement de l’interview accordée à British Broadcasting Corporation (Bbc), le chef de l’Etat Paul Biya a interpellé son chef du gouvernement sur la position du Sud-Ouest sur la question. Selon des témoignages concordants, en référence aux informations relatives à l’élection tronquée du député de la Manyu, Ayah Paul Abine, M. Biya a, sur un ton ironique, interrogé le chef du Gouvernement en ces termes: "Il semble que le Sud-Ouest n’est pas d’accord"? Sans lui répondre, M. Inoni a entrepris d’obtenir devant micros et caméras, "les assurances" de l’autorité traditionnelle de cette partie du pays.

Conséquences, le locataire de l’immeuble étoile a reçu mercredi, 23 avril 2008, l’Assemblée des chefs traditionnels de province du Sud-Ouest. Conduits par leur président l’avocat et patron de Euroil Ltd, Tabetandon, au terme de cette rencontre qui s’est tenue dans la salle des Conseils de cabinet des services du Premier ministre, les dignitaires traditionnels du Sud-Ouest ont remis une motion de soutien au président de la République à Ephraim Inoni. Dans ce document, l’assemblée des chefs traditionnels du Sud-Ouest (à laquelle appartient le chef du gouvernement), assure Paul Biya de sa fidélité dans toutes "ses options politiques" et notamment celle liée à la récente modification constitutionnelle.

Pressions
Il s’agit là, de la preuve que le passage en force perpétré sur le cas Ayah par le groupe parlementaire du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) lors de l’adoption de cette loi, est loin d’être clos. On comprend ainsi que le concerné se dise sous pression à la fois au niveau du groupe parlementaire du Rdpc, des services du Premier ministre où il été reçu par le chef du gouvernement au cours de la session parlementaire, qu’à la présidence de la République où des collaborateurs du chef de l’Etat l’ont également rencontré. Toujours est-il qu’au moment où les élus du parti au pouvoir s’organisaient (à travers des réunions par province), à passer au vote devant la chambre entière, Paul Ayah a été mis l’écart de celle des élus du Sud Ouest présidée par la Vice présidente de la Chambre, Rose Abunaw. Tout comme d’ailleurs, il est supposé avoir laissé sa procuration à une élue du Sud-Ouest, Emilia Monjowa Lifaka, par ailleurs Vice présidente du groupe parlementaire Rdpc.

Il est cependant curieux que la rencontre entre le Premier ministre et l’assemblée des chefs traditionnels du Sud-Ouest ait eu lieu sans la moindre médiatisation d’un autre sujet de préoccupation en ce moment, dans le Sud Ouest. A savoir des conflits interethniques qui ont déjà fait 8 000 déplacés et 02 morts dans l’arrondissement d’Akwaya, département de la Manyu (par ailleurs très difficile d’accès). Le silence du gouvernement sur la question est d’autant plus suspect que de simples agressions au départ, l’affaire a pris une ampleur telle qu’on parle aujourd’hui d’affrontements entre Yive et Olidi, deux groupes ethniques rivaux dont les antagonismes sont ravivés depuis le double scrutin du mois de juillet 2007.

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Selon une source bien informée, au cours de la semaine dernière, en marge des instructions données au Premier ministre (Pm), Ephraim Inoni sur l’enregistrement de l’interview accordée à British Broadcasting Corporation (Bbc), le chef de l’Etat Paul Biya a interpellé son chef du gouvernement sur la position du Sud-Ouest sur la question. Selon des témoignages concordants, en référence aux informations relatives à l’élection tronquée du député de la Manyu, Ayah Paul Abine, M. Biya a, sur un ton ironique, interrogé le chef du Gouvernement en ces termes: "Il semble que le Sud-Ouest n’est pas d’accord"? Sans lui répondre, M. Inoni a entrepris d’obtenir devant micros et caméras, "les assurances" de l’autorité traditionnelle de cette partie du pays.

Conséquences, le locataire de l’immeuble étoile a reçu mercredi, 23 avril 2008, l’Assemblée des chefs traditionnels de province du Sud-Ouest. Conduits par leur président l’avocat et patron de Euroil Ltd, Tabetandon, au terme de cette rencontre qui s’est tenue dans la salle des Conseils de cabinet des services du Premier ministre, les dignitaires traditionnels du Sud-Ouest ont remis une motion de soutien au président de la République à Ephraim Inoni. Dans ce document, l’assemblée des chefs traditionnels du Sud-Ouest (à laquelle appartient le chef du gouvernement), assure Paul Biya de sa fidélité dans toutes "ses options politiques" et notamment celle liée à la récente modification constitutionnelle.

Pressions
Il s’agit là, de la preuve que le passage en force perpétré sur le cas Ayah par le groupe parlementaire du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) lors de l’adoption de cette loi, est loin d’être clos. On comprend ainsi que le concerné se dise sous pression à la fois au niveau du groupe parlementaire du Rdpc, des services du Premier ministre où il été reçu par le chef du gouvernement au cours de la session parlementaire, qu’à la présidence de la République où des collaborateurs du chef de l’Etat l’ont également rencontré. Toujours est-il qu’au moment où les élus du parti au pouvoir s’organisaient (à travers des réunions par province), à passer au vote devant la chambre entière, Paul Ayah a été mis l’écart de celle des élus du Sud Ouest présidée par la Vice présidente de la Chambre, Rose Abunaw. Tout comme d’ailleurs, il est supposé avoir laissé sa procuration à une élue du Sud-Ouest, Emilia Monjowa Lifaka, par ailleurs Vice présidente du groupe parlementaire Rdpc.

Il est cependant curieux que la rencontre entre le Premier ministre et l’assemblée des chefs traditionnels du Sud-Ouest ait eu lieu sans la moindre médiatisation d’un autre sujet de préoccupation en ce moment, dans le Sud Ouest. A savoir des conflits interethniques qui ont déjà fait 8 000 déplacés et 02 morts dans l’arrondissement d’Akwaya, département de la Manyu (par ailleurs très difficile d’accès). Le silence du gouvernement sur la question est d’autant plus suspect que de simples agressions au départ, l’affaire a pris une ampleur telle qu’on parle aujourd’hui d’affrontements entre Yive et Olidi, deux groupes ethniques rivaux dont les antagonismes sont ravivés depuis le double scrutin du mois de juillet 2007.

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