Le chef de l’Etat vient de prendre ses vacances, alors que les vacances s’achèvent pour les jeunes Camerounais qui reprennent le chemin de l’école lundi prochain. D’autres millions de petits Camerounais qui se lancent à la quête d’un savoir qui, au Cameroun, n’est plus, hélas ! la garantie de jours meilleurs. Principal ascenseur social dans notre pays au lendemain des indépendances et sur les deux décennies d’après, l’école aujourd’hui a mal à tous ses compartiments. Au fond, qu’est-ce qui manquerait donc tant à notre école ? Il nous semble qu’en plus des problèmes de tables bancs et de salles de classe, problèmes infrastructurels de base, il manque à notre école aujourd’hui, un supplément d’âme. C’est une âme qui a été perdue dans l’effritement du crédit accordé à ceux qui savent et qui enseignent, dans notre société. C’est une âme qui s’est dissipée au moment de la dévalorisation et de la dévaluation générale des métiers du savoir dans notre pays.
L’immense paradoxe de cette situation, c’est le fait que notre pays reste un immense territoire en friches, qui aurait besoin des bras et des cerveaux de tous ses fils, pour se (re)construire. La solution de l’extérieur, telle qu’envisagée par tous, sauf ceux qui n’en n’ont pas les moyens, reste à ce jour un leurre. Parce que, malgré la mondialisation triomphante, chaque pays conçoit d’abord son école pour ses enfants, sa société et ses besoins.
Il est sans doute temps qu’on pense à faire simple, là où on cherche à faire compliqué : installer chez nous, ce dont nous rêvons pour nos enfants ailleurs.
LE JOUR

L’ambiance semblait moins conflictuelle hier après midi entre les différents membres des groupes représentés à l’Assemblée nationale au cours de la reprise de la séance plénière des questions orales aux membres du Gouvernement qui n’a pas pu avoir lieu la semaine dernière, bien que l’on pouvait toujours noter le lourd dispositif de sécurité déployé au palais de Verre et dans ses environs. Une présence massive des forces de l’ordre dont il aura été question cette fois sur nos axes routiers, ce qui provoque des contrôles routiers interminables qui n’épargnent personne comme l’a fait remarquer Hermine Patricia Tomaino Ndam Njoya, élue Udc dans son adresse au Premier ministre chef du Gouvernement. Une préoccupation restée malheureusement sans réponse, à l’issue de l’intervention des différents représentants de Ephraïm Inoni hier après midi.