Selon Richard Mengue, des gros bras à la solde de Paul Eric Kingue s’en sont pris aux infrastructures, les vandalisant et les pillant.
Par ailleurs, le sous-préfet dans son récit des évènements, a relevé que des réunions se sont tenues avant, pendant et après les évènements malheureux de février au domicile du Dr Victor Kame, coaccusé et proche de Paul Eric. Selon lui, c’est au cours de celles-ci que tout a été planifié. Autre témoin à charge, Songa Daniel est allé dans le même sens. Il a dit que l’objet des ces réunions portait sur "la surexploitation des terres des riverains par la Société des Plantions du Haut Penja (Php) et la Société des Plantations de Penja (Spm) sans le reversement des impôts et la chasse aux allogènes". Près de 500 jeunes y prenaient part, selon le témoin.
Mais, contre toutes attentes, le commandant de la brigade de gendarmerie, Onambelle Soumelong a déclaré que pareille information n’a jamais été porté à sa connaissance. Il a affirmé avoir vu Paul Eric Kingue sur le terrain, calmant les émeutiers. "Son message a même ramené la sérénité dans la localité", a-t-il insisté. On a noté au cours des débats une vive confrontation verbale entre Paul Eric Kingue, le principal accusé, et le procureur Bifoula Ndongo. Celui-ci s’est plaint des menaces proférées à son endroit par le principal accusé, particulièrement agité au cours des débats, tant et si bien que le président de la collégialité, Edouard Kitio, a dû le rappeler à l’ordre à maintes reprises.
Lorsque nous mettions sous presse, la cour statuait sur une demande de renvoi formulée par le ministère public. Au moment des réquisitoires préliminaires à la fin des dépositions des témoins de l’accusation, le ministère public a dit à la cour que le sous-préfet doit produire des rapports confidentiels, qu’il souhaite introduire au débat. D’autre part, le parquet voudrait faire procéder à des nouvelles enquêtes sur le terrain dans la localité de Loum, question de conforter son accusation. 28 coaccusés font partie de cette affaire.
Patient Ebwele

Le nom de Christophe Mvondo ne passera plus du tout inaperçu dans le monde de la presse. Le journaliste en service au quotidien La nouvelle expression (Lne)détient depuis février dernier à Doha au Qatar, le prix du meilleur reportage scientifique francophone, avec à la clé un ordinateur portable. Le concours a été organisé du 4 au 10 février par la Fédération internationale des journalistes scientifiques et a vu par ailleurs le sacre de Dora Shey de la télévision nationale, pour l’Afrique anglophone. Plus d’un mois après, c’est encore la même émotion qui anime le reporter de La Nouvelle expression.