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Le sous-préfet accuse l’ancien maire de Njombé-Penja

by mboasawa
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Selon Richard Mengue, des gros bras à la solde de Paul Eric Kingue s’en sont pris aux infrastructures, les vandalisant et les pillant. 

 

L’affaire Paul Eric Kingue, du nom de l’ex-maire de Njombé-Penja, contre ministère public, était à nouveau inscrite mercredi 03 septembre dernier, au rôle de l’audience criminelle du tribunal de grande instance du Moungo à Nkongsamba. Détenu à la prison principale de Nkongsamba, le maire déchu, est accusé d’être le commanditaire des émeutes de février dernier dans la localité.  Était très attendue, tout comme celle du commandant de la brigade de gendarmerie de Njombé-Penja, la déposition du sous-préfet. Richard Mengue n’est pas allé par quatre chemins. Pour lui, il ne fait l’ombre d’aucuns doutes que Paul Eric Kingue a planifié et orchestré les émeutes qui ont secoué l’arrondissement au mois de février dernier. A preuve : "c’est après le passage de Paul Eric Kingue le 25 février 2008, sur la nationale, qu’une horde d’émeutiers s’est déporté dans divers endroits de la ville, pour vandaliser et piller des infrastructure sur leur passage".  
Par ailleurs, le sous-préfet dans son récit des évènements, a relevé que des réunions se sont tenues avant, pendant et après les évènements malheureux de février au domicile du Dr Victor Kame, coaccusé et proche de Paul Eric. Selon lui, c’est au cours de celles-ci que tout a été planifié. Autre témoin à charge, Songa Daniel est allé dans le même sens. Il a dit que l’objet des ces réunions portait sur "la surexploitation des terres des riverains par la Société des Plantions du Haut Penja (Php) et la Société des Plantations de Penja (Spm) sans le reversement des impôts et la chasse aux allogènes". Près de 500 jeunes y prenaient part, selon le témoin.  
Mais, contre toutes attentes, le commandant de la brigade de gendarmerie, Onambelle Soumelong a déclaré que pareille information n’a jamais été porté à sa connaissance. Il a affirmé avoir vu Paul Eric Kingue sur le terrain, calmant les émeutiers. "Son message a même ramené la sérénité dans la localité", a-t-il insisté. On a noté au cours des débats une vive confrontation verbale entre Paul Eric Kingue, le principal accusé, et le procureur Bifoula Ndongo. Celui-ci s’est plaint des menaces proférées à son endroit par le principal accusé, particulièrement agité au cours des débats, tant et si bien que le président de la collégialité, Edouard Kitio, a dû le rappeler à l’ordre à maintes reprises. 
Lorsque nous mettions sous presse, la cour statuait sur une demande de renvoi formulée par le ministère public. Au moment des réquisitoires préliminaires à la fin des dépositions des témoins de l’accusation, le ministère public a dit à la cour que le sous-préfet doit produire des rapports confidentiels, qu’il souhaite introduire au débat. D’autre part, le parquet voudrait faire procéder à des nouvelles enquêtes sur le terrain dans la localité de Loum, question de conforter son accusation. 28 coaccusés font partie de cette affaire.

Patient Ebwele

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Selon Richard Mengue, des gros bras à la solde de Paul Eric Kingue s’en sont pris aux infrastructures, les vandalisant et les pillant. 

 

L’affaire Paul Eric Kingue, du nom de l’ex-maire de Njombé-Penja, contre ministère public, était à nouveau inscrite mercredi 03 septembre dernier, au rôle de l’audience criminelle du tribunal de grande instance du Moungo à Nkongsamba. Détenu à la prison principale de Nkongsamba, le maire déchu, est accusé d’être le commanditaire des émeutes de février dernier dans la localité.  Était très attendue, tout comme celle du commandant de la brigade de gendarmerie de Njombé-Penja, la déposition du sous-préfet. Richard Mengue n’est pas allé par quatre chemins. Pour lui, il ne fait l’ombre d’aucuns doutes que Paul Eric Kingue a planifié et orchestré les émeutes qui ont secoué l’arrondissement au mois de février dernier. A preuve : "c’est après le passage de Paul Eric Kingue le 25 février 2008, sur la nationale, qu’une horde d’émeutiers s’est déporté dans divers endroits de la ville, pour vandaliser et piller des infrastructure sur leur passage".  
Par ailleurs, le sous-préfet dans son récit des évènements, a relevé que des réunions se sont tenues avant, pendant et après les évènements malheureux de février au domicile du Dr Victor Kame, coaccusé et proche de Paul Eric. Selon lui, c’est au cours de celles-ci que tout a été planifié. Autre témoin à charge, Songa Daniel est allé dans le même sens. Il a dit que l’objet des ces réunions portait sur "la surexploitation des terres des riverains par la Société des Plantions du Haut Penja (Php) et la Société des Plantations de Penja (Spm) sans le reversement des impôts et la chasse aux allogènes". Près de 500 jeunes y prenaient part, selon le témoin.  
Mais, contre toutes attentes, le commandant de la brigade de gendarmerie, Onambelle Soumelong a déclaré que pareille information n’a jamais été porté à sa connaissance. Il a affirmé avoir vu Paul Eric Kingue sur le terrain, calmant les émeutiers. "Son message a même ramené la sérénité dans la localité", a-t-il insisté. On a noté au cours des débats une vive confrontation verbale entre Paul Eric Kingue, le principal accusé, et le procureur Bifoula Ndongo. Celui-ci s’est plaint des menaces proférées à son endroit par le principal accusé, particulièrement agité au cours des débats, tant et si bien que le président de la collégialité, Edouard Kitio, a dû le rappeler à l’ordre à maintes reprises. 
Lorsque nous mettions sous presse, la cour statuait sur une demande de renvoi formulée par le ministère public. Au moment des réquisitoires préliminaires à la fin des dépositions des témoins de l’accusation, le ministère public a dit à la cour que le sous-préfet doit produire des rapports confidentiels, qu’il souhaite introduire au débat. D’autre part, le parquet voudrait faire procéder à des nouvelles enquêtes sur le terrain dans la localité de Loum, question de conforter son accusation. 28 coaccusés font partie de cette affaire.

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L’affaire Paul Eric Kingue, du nom de l’ex-maire de Njombé-Penja, contre ministère public, était à nouveau inscrite mercredi 03 septembre dernier, au rôle de l’audience criminelle du tribunal de grande instance du Moungo à Nkongsamba. Détenu à la prison principale de Nkongsamba, le maire déchu, est accusé d’être le commanditaire des émeutes de février dernier dans la localité.  Était très attendue, tout comme celle du commandant de la brigade de gendarmerie de Njombé-Penja, la déposition du sous-préfet. Richard Mengue n’est pas allé par quatre chemins. Pour lui, il ne fait l’ombre d’aucuns doutes que Paul Eric Kingue a planifié et orchestré les émeutes qui ont secoué l’arrondissement au mois de février dernier. A preuve : "c’est après le passage de Paul Eric Kingue le 25 février 2008, sur la nationale, qu’une horde d’émeutiers s’est déporté dans divers endroits de la ville, pour vandaliser et piller des infrastructure sur leur passage".  
Par ailleurs, le sous-préfet dans son récit des évènements, a relevé que des réunions se sont tenues avant, pendant et après les évènements malheureux de février au domicile du Dr Victor Kame, coaccusé et proche de Paul Eric. Selon lui, c’est au cours de celles-ci que tout a été planifié. Autre témoin à charge, Songa Daniel est allé dans le même sens. Il a dit que l’objet des ces réunions portait sur "la surexploitation des terres des riverains par la Société des Plantions du Haut Penja (Php) et la Société des Plantations de Penja (Spm) sans le reversement des impôts et la chasse aux allogènes". Près de 500 jeunes y prenaient part, selon le témoin.  
Mais, contre toutes attentes, le commandant de la brigade de gendarmerie, Onambelle Soumelong a déclaré que pareille information n’a jamais été porté à sa connaissance. Il a affirmé avoir vu Paul Eric Kingue sur le terrain, calmant les émeutiers. "Son message a même ramené la sérénité dans la localité", a-t-il insisté. On a noté au cours des débats une vive confrontation verbale entre Paul Eric Kingue, le principal accusé, et le procureur Bifoula Ndongo. Celui-ci s’est plaint des menaces proférées à son endroit par le principal accusé, particulièrement agité au cours des débats, tant et si bien que le président de la collégialité, Edouard Kitio, a dû le rappeler à l’ordre à maintes reprises. 
Lorsque nous mettions sous presse, la cour statuait sur une demande de renvoi formulée par le ministère public. Au moment des réquisitoires préliminaires à la fin des dépositions des témoins de l’accusation, le ministère public a dit à la cour que le sous-préfet doit produire des rapports confidentiels, qu’il souhaite introduire au débat. D’autre part, le parquet voudrait faire procéder à des nouvelles enquêtes sur le terrain dans la localité de Loum, question de conforter son accusation. 28 coaccusés font partie de cette affaire.

Patient Ebwele

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Christophe Mvondo : Passionné des sciences et de l’environnement

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Le journaliste vient de remporter le prix de meilleur reportage scientifique d’Afrique francophone.
Lindovi Ndjio (Stagiaire) –




Le nom de Christophe Mvondo ne passera plus du tout inaperçu dans le monde de la presse. Le journaliste en service au quotidien La nouvelle expression (Lne)détient depuis février dernier à Doha au Qatar, le prix du meilleur reportage scientifique francophone, avec à la clé un ordinateur portable. Le concours a été organisé du 4 au 10 février par la Fédération internationale des journalistes scientifiques et a vu par ailleurs le sacre de Dora Shey de la télévision nationale, pour l’Afrique anglophone. Plus d’un mois après, c’est encore la même émotion qui anime le reporter de La Nouvelle expression.
C’était lors des travaux d’évaluation à mi parcourt d’une formation en ligne sur le journalisme scientifique qu’il suit depuis un an, en compagnie d’autres journalistes du Sud (dont 4 du Cameroun). C’est à l’occasion de cette rencontre annuelle entre formateurs et " élèves " que le concours leur a été proposé " pour vérifier les reportages que nous avons fait depuis leurs pays. Je me suis demandé comment une ville du désert comme Doha soit si verte". Une curiosité lui permet de découvrir un " système d’irrigation assistée par ordinateur". Le sujet est trouvé. Le lauréat confirme ainsi la mention " Excellent " qu’il a reçue au terme de la première année de cette formation.

Communicateur d’entreprise de formation, c’est la dure réalité du chômage qui ramène C. Mvondo au métier auquel il s’initiait déjà au sein du club journal du collège Saint cœur de Marie de Mbalmayo. Là même où il a connu pour la première fois le prix de la liberté d’expression : un article qu’il a écrit au sujet d’une altercation du surveillant général à propos du matériel audio du club lui ont valu huit jours d’exclusion. Mais il doit d’abord se recycler au programme Fourmi II de l’Union européenne, et se perfectionner plus tard lors des séminaires de l’Union internationale de la presse francophone et de l’Association française des journalistes scientifiques de l’information.
A 34 ans dont quatre passées dans le métier de journalisme, " c’est la première fois que j’ai une telle reconnaissance dans le domaine au plan international ", reconnaît le " monsieur environnement " de Lne où il est depuis août 2004, après un détour de 4 mois au journal L’avocat. Depuis lors, le carnet d’adresse de C. Mvondo s’est enrichi : " Je suis de plus en plus contacté par des revues scientifiques internationales ". Comme Scidevnet qui l’a saisi depuis Doha.

Il dit être en train de travailler déjà pour une autre revue. Tout ça " pour une très bonne rémunération ", semble s’enorgueillir un homme qui veut relever le défi de " sortir la science de l’enfermement scientifico-scientifique ". Car " c’est le journaliste qui doit intéresser le public à la science ", croit-il., en comparaison avec la politique, le sport et l’économie. En attendant les résultats de sa formation prévus pour septembre prochain, "Mvodo ", comme appellent affectueusement les collègues du quotidien de la Rue Prince de Galles, a hâte d’appliquer ses nouvelles aptitudes. A sa demande, une rubrique scientifique est prévue dans la prochaine maquette relookée de Lne.
Derrière l’apparente timidité de Christophe Mvondo se cache un homme plutôt loquace, blagueur et méticuleux dans le travail. Des qualités qu’il a toujours su mettre au service de sa rédaction où il est connu comme " le père des stagiaires ", pour sa disponibilité auprès de cette catégorie de personne. " C’est l’un des rares à donner vraiment de son temps pour les stagiaires. Patient, il sait supporter et endosser leurs défaillances ", témoigne Pélagie Nga Onana, stagiaire à la rédaction régionale pour le Centre de La nouvelle expression.

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