mardi, février 17, 2026
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Yaoundé : Un débat sur les déguerpissements fait chou blanc

by mboasawa
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La faute à une décision du sous-préfet de Yaoundé III, Martin Locko, qui a interdit la réunion d’hier.
Parfait Tabapsi


A l’heure qu’il est, ils sont nombreux les Yaoundéens qui se demandent encore ce qui a pu se passer hier. Eux qui s’étaient rendus à l’hôtel Hilton en vue de prendre part à une conférence-débat organisée par la Fondation Stanislas Melonè sur le thème "Déguerpissements urbains : controverses entre les enjeux de développement et les problèmes sociaux". Un débat où étaient pressentis l’architecte Théophile Yimgaing Moyo, l’urbaniste Athanase Bopda et surtout le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy), Gilbert Tsimi Evouna. Il s’agissait pour eux de discuter avec le public de cette actualité qui s’est installée dans la vie des habitants de la capitale depuis quelques mois et que tout laisse croire qu’elle sera plus poignante encore l’année prochaine, l’édile l’ayant assuré il y a peu.

Donc ils étaient nombreux à découvrir que le rendez-vous auquel les avait conviés la Fondation Stanislas Melone, du nom de l’ancien enseignant de droit aujourd’hui disparu, avait été purement et simplement interdit. D’ailleurs, ils ne trouveront point les organisateurs sur place, eux qui avaient été mis au courant de l’interdiction de la conférence par Martin M. Locko, le sous-préfet de Yaoundé III. Interdiction qui a été motivée, selon le secrétaire de la Fondation Vincent de Paul Nyoma, par "la loi de 1990 sur la liberté d’association".
Pour l’autorité administrative par contre, sa décision repose sur le non respect des délais de déclaration de manifestation. " Ce n’est que mardi qu’ils ont déposé leur demande à mes services ", a expliqué M. Locko que nous avons joint hier en soirée. Une interdiction qui n’a pas suivi les voies normales selon M. Nyoma.

Car "c’est ce même mercredi, vers 10h, que l’hôtel nous a fait savoir que le sous-préfet d’Efoulan a interdit la conférence ; ce que nous avons trouvé bizarre puisque nous pensions être informés directement de cette décision qui nous concernait tout de même au premier chef".
Malgré cela, il se rend avec son équipe à la sous-préfecture où Martin M. Locko les reçoit et les informe de la décision. Face à leur étonnement, il leur sera dit de "faire une requête d’indulgence par écrit que nous avons fait au bout de trois heures d’échanges avec le sous-préfet". Il est alors près de 14h30 mn. Et il devient donc impossible de tenir la conférence. Le réflexe des organisateurs sera, après qu’ils aient digéré la colère du moment, d’entrer en concertation avec les panélistes pour leur expliquer la situation et s’excuser de ce contretemps fâcheux.

Le public ne pourra plus donc écouter les panélistes qui allaient discourir sur des thèmes comme "Histoire et sociologie de l’installation des populations à Yaoundé ; toponymie des symboliques architecturales Ongola de la ville de Yaoundé ; déguerpissement urbain ; propriété foncière à l’épreuve de la restauration juridique de l’ordre social, enjeux économiques du déguerpissement ; déguerpissement, paix sociale et droit de la personne". Des thèmes que la Fondation souhaitait butiner à l’occasion, afin "de mieux informer les populations et les éduquer" sur les actions de la Cuy.
Un objectif qui n’a pas pu être atteint et qui a laissé la Fondation dans une colère maîtrisée. Pour M. Nyoma, "après avoir présenté nos excuses à nos panélistes, nos invités et le public, le temps sera alors venu de réfléchir avant d’entamer toute action, car nous tenons à la Fondation à être le plus légaliste possible". Un respect de la législation qui n’occultera point les sommes engagées à cette occasion par la Fondation au niveau notamment de la logistique. Un respect qui n’empêche pas aussi de réclamer le préjudice ainsi subi quand on sait que des voies de recours existent.

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Parfait Tabapsi


A l’heure qu’il est, ils sont nombreux les Yaoundéens qui se demandent encore ce qui a pu se passer hier. Eux qui s’étaient rendus à l’hôtel Hilton en vue de prendre part à une conférence-débat organisée par la Fondation Stanislas Melonè sur le thème "Déguerpissements urbains : controverses entre les enjeux de développement et les problèmes sociaux". Un débat où étaient pressentis l’architecte Théophile Yimgaing Moyo, l’urbaniste Athanase Bopda et surtout le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy), Gilbert Tsimi Evouna. Il s’agissait pour eux de discuter avec le public de cette actualité qui s’est installée dans la vie des habitants de la capitale depuis quelques mois et que tout laisse croire qu’elle sera plus poignante encore l’année prochaine, l’édile l’ayant assuré il y a peu.

Donc ils étaient nombreux à découvrir que le rendez-vous auquel les avait conviés la Fondation Stanislas Melone, du nom de l’ancien enseignant de droit aujourd’hui disparu, avait été purement et simplement interdit. D’ailleurs, ils ne trouveront point les organisateurs sur place, eux qui avaient été mis au courant de l’interdiction de la conférence par Martin M. Locko, le sous-préfet de Yaoundé III. Interdiction qui a été motivée, selon le secrétaire de la Fondation Vincent de Paul Nyoma, par "la loi de 1990 sur la liberté d’association".
Pour l’autorité administrative par contre, sa décision repose sur le non respect des délais de déclaration de manifestation. " Ce n’est que mardi qu’ils ont déposé leur demande à mes services ", a expliqué M. Locko que nous avons joint hier en soirée. Une interdiction qui n’a pas suivi les voies normales selon M. Nyoma.

Car "c’est ce même mercredi, vers 10h, que l’hôtel nous a fait savoir que le sous-préfet d’Efoulan a interdit la conférence ; ce que nous avons trouvé bizarre puisque nous pensions être informés directement de cette décision qui nous concernait tout de même au premier chef".
Malgré cela, il se rend avec son équipe à la sous-préfecture où Martin M. Locko les reçoit et les informe de la décision. Face à leur étonnement, il leur sera dit de "faire une requête d’indulgence par écrit que nous avons fait au bout de trois heures d’échanges avec le sous-préfet". Il est alors près de 14h30 mn. Et il devient donc impossible de tenir la conférence. Le réflexe des organisateurs sera, après qu’ils aient digéré la colère du moment, d’entrer en concertation avec les panélistes pour leur expliquer la situation et s’excuser de ce contretemps fâcheux.

Le public ne pourra plus donc écouter les panélistes qui allaient discourir sur des thèmes comme "Histoire et sociologie de l’installation des populations à Yaoundé ; toponymie des symboliques architecturales Ongola de la ville de Yaoundé ; déguerpissement urbain ; propriété foncière à l’épreuve de la restauration juridique de l’ordre social, enjeux économiques du déguerpissement ; déguerpissement, paix sociale et droit de la personne". Des thèmes que la Fondation souhaitait butiner à l’occasion, afin "de mieux informer les populations et les éduquer" sur les actions de la Cuy.
Un objectif qui n’a pas pu être atteint et qui a laissé la Fondation dans une colère maîtrisée. Pour M. Nyoma, "après avoir présenté nos excuses à nos panélistes, nos invités et le public, le temps sera alors venu de réfléchir avant d’entamer toute action, car nous tenons à la Fondation à être le plus légaliste possible". Un respect de la législation qui n’occultera point les sommes engagées à cette occasion par la Fondation au niveau notamment de la logistique. Un respect qui n’empêche pas aussi de réclamer le préjudice ainsi subi quand on sait que des voies de recours existent.

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A l’heure qu’il est, ils sont nombreux les Yaoundéens qui se demandent encore ce qui a pu se passer hier. Eux qui s’étaient rendus à l’hôtel Hilton en vue de prendre part à une conférence-débat organisée par la Fondation Stanislas Melonè sur le thème "Déguerpissements urbains : controverses entre les enjeux de développement et les problèmes sociaux". Un débat où étaient pressentis l’architecte Théophile Yimgaing Moyo, l’urbaniste Athanase Bopda et surtout le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy), Gilbert Tsimi Evouna. Il s’agissait pour eux de discuter avec le public de cette actualité qui s’est installée dans la vie des habitants de la capitale depuis quelques mois et que tout laisse croire qu’elle sera plus poignante encore l’année prochaine, l’édile l’ayant assuré il y a peu.

Donc ils étaient nombreux à découvrir que le rendez-vous auquel les avait conviés la Fondation Stanislas Melone, du nom de l’ancien enseignant de droit aujourd’hui disparu, avait été purement et simplement interdit. D’ailleurs, ils ne trouveront point les organisateurs sur place, eux qui avaient été mis au courant de l’interdiction de la conférence par Martin M. Locko, le sous-préfet de Yaoundé III. Interdiction qui a été motivée, selon le secrétaire de la Fondation Vincent de Paul Nyoma, par "la loi de 1990 sur la liberté d’association".
Pour l’autorité administrative par contre, sa décision repose sur le non respect des délais de déclaration de manifestation. " Ce n’est que mardi qu’ils ont déposé leur demande à mes services ", a expliqué M. Locko que nous avons joint hier en soirée. Une interdiction qui n’a pas suivi les voies normales selon M. Nyoma.

Car "c’est ce même mercredi, vers 10h, que l’hôtel nous a fait savoir que le sous-préfet d’Efoulan a interdit la conférence ; ce que nous avons trouvé bizarre puisque nous pensions être informés directement de cette décision qui nous concernait tout de même au premier chef".
Malgré cela, il se rend avec son équipe à la sous-préfecture où Martin M. Locko les reçoit et les informe de la décision. Face à leur étonnement, il leur sera dit de "faire une requête d’indulgence par écrit que nous avons fait au bout de trois heures d’échanges avec le sous-préfet". Il est alors près de 14h30 mn. Et il devient donc impossible de tenir la conférence. Le réflexe des organisateurs sera, après qu’ils aient digéré la colère du moment, d’entrer en concertation avec les panélistes pour leur expliquer la situation et s’excuser de ce contretemps fâcheux.

Le public ne pourra plus donc écouter les panélistes qui allaient discourir sur des thèmes comme "Histoire et sociologie de l’installation des populations à Yaoundé ; toponymie des symboliques architecturales Ongola de la ville de Yaoundé ; déguerpissement urbain ; propriété foncière à l’épreuve de la restauration juridique de l’ordre social, enjeux économiques du déguerpissement ; déguerpissement, paix sociale et droit de la personne". Des thèmes que la Fondation souhaitait butiner à l’occasion, afin "de mieux informer les populations et les éduquer" sur les actions de la Cuy.
Un objectif qui n’a pas pu être atteint et qui a laissé la Fondation dans une colère maîtrisée. Pour M. Nyoma, "après avoir présenté nos excuses à nos panélistes, nos invités et le public, le temps sera alors venu de réfléchir avant d’entamer toute action, car nous tenons à la Fondation à être le plus légaliste possible". Un respect de la législation qui n’occultera point les sommes engagées à cette occasion par la Fondation au niveau notamment de la logistique. Un respect qui n’empêche pas aussi de réclamer le préjudice ainsi subi quand on sait que des voies de recours existent.

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A l’heure qu’il est, ils sont nombreux les Yaoundéens qui se demandent encore ce qui a pu se passer hier. Eux qui s’étaient rendus à l’hôtel Hilton en vue de prendre part à une conférence-débat organisée par la Fondation Stanislas Melonè sur le thème "Déguerpissements urbains : controverses entre les enjeux de développement et les problèmes sociaux". Un débat où étaient pressentis l’architecte Théophile Yimgaing Moyo, l’urbaniste Athanase Bopda et surtout le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy), Gilbert Tsimi Evouna. Il s’agissait pour eux de discuter avec le public de cette actualité qui s’est installée dans la vie des habitants de la capitale depuis quelques mois et que tout laisse croire qu’elle sera plus poignante encore l’année prochaine, l’édile l’ayant assuré il y a peu.

Donc ils étaient nombreux à découvrir que le rendez-vous auquel les avait conviés la Fondation Stanislas Melone, du nom de l’ancien enseignant de droit aujourd’hui disparu, avait été purement et simplement interdit. D’ailleurs, ils ne trouveront point les organisateurs sur place, eux qui avaient été mis au courant de l’interdiction de la conférence par Martin M. Locko, le sous-préfet de Yaoundé III. Interdiction qui a été motivée, selon le secrétaire de la Fondation Vincent de Paul Nyoma, par "la loi de 1990 sur la liberté d’association".
Pour l’autorité administrative par contre, sa décision repose sur le non respect des délais de déclaration de manifestation. " Ce n’est que mardi qu’ils ont déposé leur demande à mes services ", a expliqué M. Locko que nous avons joint hier en soirée. Une interdiction qui n’a pas suivi les voies normales selon M. Nyoma.

Car "c’est ce même mercredi, vers 10h, que l’hôtel nous a fait savoir que le sous-préfet d’Efoulan a interdit la conférence ; ce que nous avons trouvé bizarre puisque nous pensions être informés directement de cette décision qui nous concernait tout de même au premier chef".
Malgré cela, il se rend avec son équipe à la sous-préfecture où Martin M. Locko les reçoit et les informe de la décision. Face à leur étonnement, il leur sera dit de "faire une requête d’indulgence par écrit que nous avons fait au bout de trois heures d’échanges avec le sous-préfet". Il est alors près de 14h30 mn. Et il devient donc impossible de tenir la conférence. Le réflexe des organisateurs sera, après qu’ils aient digéré la colère du moment, d’entrer en concertation avec les panélistes pour leur expliquer la situation et s’excuser de ce contretemps fâcheux.

Le public ne pourra plus donc écouter les panélistes qui allaient discourir sur des thèmes comme "Histoire et sociologie de l’installation des populations à Yaoundé ; toponymie des symboliques architecturales Ongola de la ville de Yaoundé ; déguerpissement urbain ; propriété foncière à l’épreuve de la restauration juridique de l’ordre social, enjeux économiques du déguerpissement ; déguerpissement, paix sociale et droit de la personne". Des thèmes que la Fondation souhaitait butiner à l’occasion, afin "de mieux informer les populations et les éduquer" sur les actions de la Cuy.
Un objectif qui n’a pas pu être atteint et qui a laissé la Fondation dans une colère maîtrisée. Pour M. Nyoma, "après avoir présenté nos excuses à nos panélistes, nos invités et le public, le temps sera alors venu de réfléchir avant d’entamer toute action, car nous tenons à la Fondation à être le plus légaliste possible". Un respect de la législation qui n’occultera point les sommes engagées à cette occasion par la Fondation au niveau notamment de la logistique. Un respect qui n’empêche pas aussi de réclamer le préjudice ainsi subi quand on sait que des voies de recours existent.

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Biya pourra se représenter

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L’Assemblée nationale camerounaise a adopté jeudi le projet controversé de révision de la Constitution qui autorise le président Paul Biya, 75 ans, au pouvoir depuis 1982, à briguer un nouveau mandat en 2011, a affirmé le ministre des Relations avec les Assemblées. –  

La révision, qui devait initialement être présentée vendredi à l’Assemblée, a été adoptée par 157 voix pour, 5 contre et 15 non votants, selon le ministre Grégoire Owona.

Les quinze non votants sont les députés du principal parti d’opposition, le Social Democratic Front (SDF), qui ont quitté la salle pour protester contre ce "coup d’Etat constitutionnel", a déclaré l’un de ces élus, Jean Michel Nintcheu.

"Le programme a été bouleversé par surprise au dernier moment. Une plénière, qui était normalement prévue demain, a été improvisée", a raconté le parlementaire.

Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir), disposait, avec 153 députés sur 180, d’une majorité écrasante bien supérieure aux 3/5 nécessaires au changement de la Constitution.

Concrètement, le nouveau texte abolit la limitation du nombre de mandats présidentiels. Jusqu’ici, le chef de l’Etat était élu pour un septennat "renouvelable une fois".

La révision prévoit également que "les actes accomplis par le président de la République sont couverts par l’immunité et ne sauraient engager sa responsabilité à l’issue de son mandat".

Lors d’émeutes fin février en marge d’un mouvement contre la vie chère, les manifestants ont également scandé des slogans hostiles à la révision, voire au président Biya lui-même.

Mais ces violences, qui ont fait 40 morts d’après les autorités mais plus de 100 selon une ONG, n’ont en rien dissuadé le pouvoir, pas plus que les réserves formulées à plusieurs reprises par les Etats-Unis.

Selon un observateur interrogé récemment, cette abolition de limitation du nombre de mandats ne signifie pas que Biya va forcément se représenter: "Mais il veut laisser planer le doute sur sa candidature pour que la fin de ce mandat ne se résume pas à une guerre pour sa succession". L’amendement sur l’immunité du président va d’ailleurs dans ce sens.

Selon le Ministre Grégoire Owona, "Le texte adopté a subi une seule modification par rapport au projet initial: il a été décidé que le mandat des membres du Conseil constitutionnel soit de "six ans renouvelable" au lieu de "six ans non renouvelable. Il y a d’autres petits réajustements mais qui concernent seulement la forme, pas le fond".

Les autres amendements concernent l’organisation d’élections "120 jours au plus après l’ouverture de la vacance" du pouvoir en cas de "décès", "démission" ou "empêchement définitif" du président de la République, l’ordre des sessions ordinaires du Parlement, ainsi que des aménagement en vue de l’élection du Senat qui reste à mettre en place.


Voici les amendements à la Constitution camerounaise de 1996

– article 6 alinéa 2: "Le président de la République est élu pour un mandat de sept ans. Il est rééligible". Jusqu’ici, le chef de l’Etat était élu pour un septennat "renouvelable une fois".

– article 6 alinéa 4: en cas de "décès", "démission" ou "empêchement définitif" du président de la République, une nouvelle élection doit être organisée "120 jours au plus après l’ouverture de la vacance", contre 40 auparavant. Le nouveau texte donne la possibilité au président de la République par intérim de "modifier la composition du gouvernement" sous certaines conditions.

– article 14: l’ordre des sessions ordinaires du Parlement change: les deux chambres se réunissent "chaque année aux mois de mars, juin et novembre".

– article 15: en cas de dissolution de l’Assemblée nationale, ou de prorogation de son mandat, le délai pour l’organisation de nouvelles élections législatives devient de "120 jours au plus après l’expiration du délai de prorogation ou d’abrègement de mandat, contre 60 auparavant.

– article 51: le mandat des membres du Conseil constitutionnel (encore à créer) est raccourci à "six ans non renouvelable" contre neuf ans non renouvelable auparavant.

– article 53: un nouvel alinéa stipule que "les actes accomplis par le président de la République sont couverts par l’immunité et ne sauraient engager sa responsabilité à l’issue de son mandat".

– article 67: concernant le Sénat et les Régions, des institutions prévues par la Constitution de 1996, mais qui restent à créer: "au cas où la mise en place du Sénat intervient avant celle des Régions, le collège électoral pour l’élection des sénateurs est composé exclusivement des conseillers municipaux". La Constitution prévoit à terme que chaque région soit représentée à la chambre haute du Parlement.

http://www.afriquecentrale.info

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