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Campagne : Le Cameroun en ordre de bataille pour Maurice Kamto

by mboasawa
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Plusieurs ministres sillonnent l’Afrique pour promouvoir la candidature du Camerounais comme juge à la Cij.
Alain B. Batongué


C’est désormais officiel et le communiqué signé hier du secrétaire général du ministère des Relations extérieures est formel : " Le Cameroun est en campagne pour le Professeur Maurice Kamto dans le cadre de l’élection des juges à la Cij des Nations unies ". Sébastien Foumane annonce en effet que "quatre délégations d’émissaires spéciaux du président de la République se déploient, depuis le 1er septembre jusqu’au 15 septembre prochain, auprès des chefs d’Etat Africains, pour assurer l’élection du candidat de notre pays, le Professeur Maurice Kamto, aux fonctions de juge à la Cour internationale de Justice (Cij) basée à La Haye aux Pays Bas ".

On apprend en effet que le vice Premier ministre, ministre de la Justice garde des Sceaux, Amadou Ali, a quitté le Cameroun pendant le week-end " pour le Nigeria et le Sénégal " pendant que le ministre des Relations extérieures, dont nous signalions la présence au Gabon la semaine dernière devrait " poursuivre sa mission en Egypte et au Maroc ". Par ailleurs, indique le communiqué, " les ministres délégués auprès du ministre des Relations extérieures, Joseph Dion Ngute et Adoum Gargoum, ont reçu mission de se rendre respectivement en Afrique du Sud et en Tanzanie d’une part, et en Angola d’autre part ", pour la même cause.

Si l’on en croit donc ce document du SG du Minrex, la campagne pour la promotion de la candidature de Maurice Kamto, actuellement ministre délégué auprès du vice Premier ministre, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, aurait " démarré en juin 2008 par des lettres adressées par le Minrex à tous ses homologues de par le monde " et a " pour cibles tous les Etats membres des Nations unies et vise également les Organisations internationales régionales (Francophonie, Commonwealth, Union africaine, Union européenne notamment)". Ce programme spécial aurait été préparé par le candidat Maurice Kamto lui-même.
C’est un rappel que le gouvernement, à travers le Sg du Minrex, se fait fort de rappeler : " La candidature du Cameroun se propose d’assurer la représentation de l’un de ses trois systèmes juridiques existants au sein de la Cij, à savoir le système de droit civil francophone, par rapport aux deux autres courants que sont le droit islamique et le système anglo-saxon du Common law ".

On se souvient que dans une correspondance datée de juin dernier, le chargé d’affaires de l’ambassade du Cameroun aux Pays Bas (peu avant que ne soit enfin nommé un ambassadeur), attirait l’attention des autorités camerounaises sur le retard que semblait prendre la campagne de promotion du candidat du Cameroun, alors même que les autres candidats se mouvaient déjà dans les sphères diplomatico-politiques à travers le monde.
On sait désormais que, pour la place à pourvoir pour l’Afrique, Maurice Kamto aura pour adversaires des candidats présentés par la Somalie, la République démocratique du Congo et le Kenya. Le temps presse et on comprend pourquoi le Cameroun met les bouchées doubles, dans une stratégie plus directe, différente de la stratégie timide qui avait accompagné la candidature de Théodore Nkodo, qui postulait pour la fonction du président de la Banque africaine pour le développement (Bad), manifestement soucieux de montrer qu’il a retenu ls leçons de cet échec.

Il n’est d’ailleurs pas exclu, selon nos sources, que le président de la République, qui est rentré hier après un séjour privé en Europe, décide de " mouiller le maillot ". Il devrait en effet repartir dans les prochains jours pour New York, à l’effet de prendre officiellement part à la prochaine Assemblée générale des Nations unies. Mais surtout, il pourrait en profiter pour rencontrer le maximum de personnalités d’influence, à l’effet de faire pencher la balance du côté du candidat camerounais lors de l’élection qui aura lieu en novembre prochain au siège des Nations unies, à New York. " Le Cameroun a rarement présenté un aussi bon candidat, dit-on dans les milieux diplomates. Et il est normal que les Camerounais se donnent la peine de la promouvoir, parce qu’il a toutes ses chances. "

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C’est désormais officiel et le communiqué signé hier du secrétaire général du ministère des Relations extérieures est formel : " Le Cameroun est en campagne pour le Professeur Maurice Kamto dans le cadre de l’élection des juges à la Cij des Nations unies ". Sébastien Foumane annonce en effet que "quatre délégations d’émissaires spéciaux du président de la République se déploient, depuis le 1er septembre jusqu’au 15 septembre prochain, auprès des chefs d’Etat Africains, pour assurer l’élection du candidat de notre pays, le Professeur Maurice Kamto, aux fonctions de juge à la Cour internationale de Justice (Cij) basée à La Haye aux Pays Bas ".

On apprend en effet que le vice Premier ministre, ministre de la Justice garde des Sceaux, Amadou Ali, a quitté le Cameroun pendant le week-end " pour le Nigeria et le Sénégal " pendant que le ministre des Relations extérieures, dont nous signalions la présence au Gabon la semaine dernière devrait " poursuivre sa mission en Egypte et au Maroc ". Par ailleurs, indique le communiqué, " les ministres délégués auprès du ministre des Relations extérieures, Joseph Dion Ngute et Adoum Gargoum, ont reçu mission de se rendre respectivement en Afrique du Sud et en Tanzanie d’une part, et en Angola d’autre part ", pour la même cause.

Si l’on en croit donc ce document du SG du Minrex, la campagne pour la promotion de la candidature de Maurice Kamto, actuellement ministre délégué auprès du vice Premier ministre, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, aurait " démarré en juin 2008 par des lettres adressées par le Minrex à tous ses homologues de par le monde " et a " pour cibles tous les Etats membres des Nations unies et vise également les Organisations internationales régionales (Francophonie, Commonwealth, Union africaine, Union européenne notamment)". Ce programme spécial aurait été préparé par le candidat Maurice Kamto lui-même.
C’est un rappel que le gouvernement, à travers le Sg du Minrex, se fait fort de rappeler : " La candidature du Cameroun se propose d’assurer la représentation de l’un de ses trois systèmes juridiques existants au sein de la Cij, à savoir le système de droit civil francophone, par rapport aux deux autres courants que sont le droit islamique et le système anglo-saxon du Common law ".

On se souvient que dans une correspondance datée de juin dernier, le chargé d’affaires de l’ambassade du Cameroun aux Pays Bas (peu avant que ne soit enfin nommé un ambassadeur), attirait l’attention des autorités camerounaises sur le retard que semblait prendre la campagne de promotion du candidat du Cameroun, alors même que les autres candidats se mouvaient déjà dans les sphères diplomatico-politiques à travers le monde.
On sait désormais que, pour la place à pourvoir pour l’Afrique, Maurice Kamto aura pour adversaires des candidats présentés par la Somalie, la République démocratique du Congo et le Kenya. Le temps presse et on comprend pourquoi le Cameroun met les bouchées doubles, dans une stratégie plus directe, différente de la stratégie timide qui avait accompagné la candidature de Théodore Nkodo, qui postulait pour la fonction du président de la Banque africaine pour le développement (Bad), manifestement soucieux de montrer qu’il a retenu ls leçons de cet échec.

Il n’est d’ailleurs pas exclu, selon nos sources, que le président de la République, qui est rentré hier après un séjour privé en Europe, décide de " mouiller le maillot ". Il devrait en effet repartir dans les prochains jours pour New York, à l’effet de prendre officiellement part à la prochaine Assemblée générale des Nations unies. Mais surtout, il pourrait en profiter pour rencontrer le maximum de personnalités d’influence, à l’effet de faire pencher la balance du côté du candidat camerounais lors de l’élection qui aura lieu en novembre prochain au siège des Nations unies, à New York. " Le Cameroun a rarement présenté un aussi bon candidat, dit-on dans les milieux diplomates. Et il est normal que les Camerounais se donnent la peine de la promouvoir, parce qu’il a toutes ses chances. "

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On apprend en effet que le vice Premier ministre, ministre de la Justice garde des Sceaux, Amadou Ali, a quitté le Cameroun pendant le week-end " pour le Nigeria et le Sénégal " pendant que le ministre des Relations extérieures, dont nous signalions la présence au Gabon la semaine dernière devrait " poursuivre sa mission en Egypte et au Maroc ". Par ailleurs, indique le communiqué, " les ministres délégués auprès du ministre des Relations extérieures, Joseph Dion Ngute et Adoum Gargoum, ont reçu mission de se rendre respectivement en Afrique du Sud et en Tanzanie d’une part, et en Angola d’autre part ", pour la même cause.

Si l’on en croit donc ce document du SG du Minrex, la campagne pour la promotion de la candidature de Maurice Kamto, actuellement ministre délégué auprès du vice Premier ministre, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, aurait " démarré en juin 2008 par des lettres adressées par le Minrex à tous ses homologues de par le monde " et a " pour cibles tous les Etats membres des Nations unies et vise également les Organisations internationales régionales (Francophonie, Commonwealth, Union africaine, Union européenne notamment)". Ce programme spécial aurait été préparé par le candidat Maurice Kamto lui-même.
C’est un rappel que le gouvernement, à travers le Sg du Minrex, se fait fort de rappeler : " La candidature du Cameroun se propose d’assurer la représentation de l’un de ses trois systèmes juridiques existants au sein de la Cij, à savoir le système de droit civil francophone, par rapport aux deux autres courants que sont le droit islamique et le système anglo-saxon du Common law ".

On se souvient que dans une correspondance datée de juin dernier, le chargé d’affaires de l’ambassade du Cameroun aux Pays Bas (peu avant que ne soit enfin nommé un ambassadeur), attirait l’attention des autorités camerounaises sur le retard que semblait prendre la campagne de promotion du candidat du Cameroun, alors même que les autres candidats se mouvaient déjà dans les sphères diplomatico-politiques à travers le monde.
On sait désormais que, pour la place à pourvoir pour l’Afrique, Maurice Kamto aura pour adversaires des candidats présentés par la Somalie, la République démocratique du Congo et le Kenya. Le temps presse et on comprend pourquoi le Cameroun met les bouchées doubles, dans une stratégie plus directe, différente de la stratégie timide qui avait accompagné la candidature de Théodore Nkodo, qui postulait pour la fonction du président de la Banque africaine pour le développement (Bad), manifestement soucieux de montrer qu’il a retenu ls leçons de cet échec.

Il n’est d’ailleurs pas exclu, selon nos sources, que le président de la République, qui est rentré hier après un séjour privé en Europe, décide de " mouiller le maillot ". Il devrait en effet repartir dans les prochains jours pour New York, à l’effet de prendre officiellement part à la prochaine Assemblée générale des Nations unies. Mais surtout, il pourrait en profiter pour rencontrer le maximum de personnalités d’influence, à l’effet de faire pencher la balance du côté du candidat camerounais lors de l’élection qui aura lieu en novembre prochain au siège des Nations unies, à New York. " Le Cameroun a rarement présenté un aussi bon candidat, dit-on dans les milieux diplomates. Et il est normal que les Camerounais se donnent la peine de la promouvoir, parce qu’il a toutes ses chances. "

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On apprend en effet que le vice Premier ministre, ministre de la Justice garde des Sceaux, Amadou Ali, a quitté le Cameroun pendant le week-end " pour le Nigeria et le Sénégal " pendant que le ministre des Relations extérieures, dont nous signalions la présence au Gabon la semaine dernière devrait " poursuivre sa mission en Egypte et au Maroc ". Par ailleurs, indique le communiqué, " les ministres délégués auprès du ministre des Relations extérieures, Joseph Dion Ngute et Adoum Gargoum, ont reçu mission de se rendre respectivement en Afrique du Sud et en Tanzanie d’une part, et en Angola d’autre part ", pour la même cause.

Si l’on en croit donc ce document du SG du Minrex, la campagne pour la promotion de la candidature de Maurice Kamto, actuellement ministre délégué auprès du vice Premier ministre, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, aurait " démarré en juin 2008 par des lettres adressées par le Minrex à tous ses homologues de par le monde " et a " pour cibles tous les Etats membres des Nations unies et vise également les Organisations internationales régionales (Francophonie, Commonwealth, Union africaine, Union européenne notamment)". Ce programme spécial aurait été préparé par le candidat Maurice Kamto lui-même.
C’est un rappel que le gouvernement, à travers le Sg du Minrex, se fait fort de rappeler : " La candidature du Cameroun se propose d’assurer la représentation de l’un de ses trois systèmes juridiques existants au sein de la Cij, à savoir le système de droit civil francophone, par rapport aux deux autres courants que sont le droit islamique et le système anglo-saxon du Common law ".

On se souvient que dans une correspondance datée de juin dernier, le chargé d’affaires de l’ambassade du Cameroun aux Pays Bas (peu avant que ne soit enfin nommé un ambassadeur), attirait l’attention des autorités camerounaises sur le retard que semblait prendre la campagne de promotion du candidat du Cameroun, alors même que les autres candidats se mouvaient déjà dans les sphères diplomatico-politiques à travers le monde.
On sait désormais que, pour la place à pourvoir pour l’Afrique, Maurice Kamto aura pour adversaires des candidats présentés par la Somalie, la République démocratique du Congo et le Kenya. Le temps presse et on comprend pourquoi le Cameroun met les bouchées doubles, dans une stratégie plus directe, différente de la stratégie timide qui avait accompagné la candidature de Théodore Nkodo, qui postulait pour la fonction du président de la Banque africaine pour le développement (Bad), manifestement soucieux de montrer qu’il a retenu ls leçons de cet échec.

Il n’est d’ailleurs pas exclu, selon nos sources, que le président de la République, qui est rentré hier après un séjour privé en Europe, décide de " mouiller le maillot ". Il devrait en effet repartir dans les prochains jours pour New York, à l’effet de prendre officiellement part à la prochaine Assemblée générale des Nations unies. Mais surtout, il pourrait en profiter pour rencontrer le maximum de personnalités d’influence, à l’effet de faire pencher la balance du côté du candidat camerounais lors de l’élection qui aura lieu en novembre prochain au siège des Nations unies, à New York. " Le Cameroun a rarement présenté un aussi bon candidat, dit-on dans les milieux diplomates. Et il est normal que les Camerounais se donnent la peine de la promouvoir, parce qu’il a toutes ses chances. "

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OPINION: TIBET: gentils tibétains, méchants chinois…ou l’inverse ?

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Comme dans les années 1970 où la jeunesse vouait un culte sans bornes à Ché Guévara, sans imaginer un seul instant qu’il avait trucidé de ses propres mains pas mal de ses congénères, l’intelligentsia en mal de repères se tourne aujourd’hui vers le Dalaï Lama. –

Les récents évènements autour des manifestations au Tibet et du parcours de la flamme olympique ont ouvert un boulevard à tous les adeptes de la pensée bouddhiste et de "l’art de vivre tibétain".
A en croire la plupart des relais d’opinion les tibétains seraient des doux non-violents et les chinois de monstrueux envahisseurs fusillant à tour de bras.

La vérité est-elle aussi simpliste ?

De tous temps les tibétains ont vécu replié sur eux-mêmes et exerçaient une farouche défense contre toute intrusion étrangère. Les traîtres soupçonnés d’avoir facilité l’entrée de Lhassa à de paisibles voyageurs ou a quelques explorateurs étaient impitoyablement châtiés: amputations et énucléations. La cécité était provoquée par un fer chauffé au rouge ou en versant de l’huile bouillante dans les orbites.

Il est faux de faire croire que les chinois ont "envahi" le Tibet en 1959.

Bien avant, en 1421, la plus haute autorité religieuse tibétaine a rencontré à Wuwei, dans la province du Gansu, le petit-fils de Gengis Khan, Kubilai Khan.
Un accord a été signé et tibétains et mongols ont dirigé la Chine pendant plus d’un siècle.
Jusqu’en 1949, le Tibet était gouverné par le dalai-lama et le gouvernement tibétain, parfois en tant que chef d’État, parfois en tant que vassal de l’empereur de Chine.
Au 19 ème siècle une situation de concurrence se développe entre la Russie et  la Grande Bretagne. Cette dernière cherchant à contrôler le Tibet depuis l’Inde et la Russie cherchant à maintenir sa domination sur l’Asie Centrale.
A l’époque, les tibétains ont trouvé alors très astucieux de se placer eux-mêmes sous la domination des Chinois afin de ne  pas avoir à négocier avec tel ou tel et de protéger ainsi leur inaccessibilité.

L’art de vivre tibétain: 95 % des serfs s’escriment pour 5% de fainéants passant leur temps à prier !

Sur le plan religieux, le Dalaï Lama régnait en maître absolu avec un système d’exploitation féodal basé sur la propriété des domaines seigneuriaux.
Les propriétaires étaient des nobles, des fonctionnaires, les monastères et leurs représentants, soit 5% de la population, exploitant les 95% de la population en servage.
Les moines étaient de grands propriétaires terriens. Parmi les plus grands monastères il fallait noter celui de Zhebang, ainsi que ceux de Sera et de Gangan, tous situés à Lhassa et possédant 321 manoirs, un millier d’hectares de terres cultivables, 26 pâturages, une centaine de milliers de bestiaux, et 40.000 serfs.
Au début de la dynastie Qing, la décomposition des propriétaires terriens était de l’ordre de 30% aux nobles, 40% aux monastères et lamas de haut rang, 30% aux autorités régionales.
Les fonctionnaires du gouvernement, possédaient terres, pâturages et manoirs.
Une grande partie de ces biens servaient à entretenir le Dalaï Lama.
Une petite partie des terres seulement était distribuée aux serfs qui les cultivaient et payaient ensuite des redevances aux fonctionnaires, devenus des aristocrates anoblis, ainsi qu’aux membres des familles du Dalaï Lama et des Baingen Lamas.

Il y eut jusqu’à 400 familles nobles à cette époque.

  serfs mutilé d’un pied par leur maître

Les évènements de 1959…

Entre 1955 et 1956 une équipe de chercheurs anglo-américains découvre dans le massif tibétain de l’himalaya, un gisement d’uranium phénoménal.
En 1959, lorsque ces « étrangers » ont voulu l’exploiter, MAO Zedong a immédiatement réagi en envoyant l’armée. Ces troupes n’ont pas fait dans la dentelle et de nombreuses exactions se sont produites:
monastères détruits,  moines abattus et des civils massacrés.
Le Dalaï Lama s’enfuit dès l’arrivée des troupes, emmenant avec lui sa suite, les nobles seigneurs et autres riches fonctionnaires, emportant  avec eux les richesses accumulées.

                                                                

la fuite du Dalaï Lama

…et ceux d’aujourd’hui.

Comme dans les années 1970 où la jeunesse vouait un culte sans bornes à Ché Guévara, sans imaginer un seul instant qu’il avait trucidé de ses propres mains pas mal de ses congénères, l’intelligentsia en mal de repères se tourne aujourd’hui vers le Dalaï Lama.
Il est évident que les chinois ont voulu appliquer au Tibet le même système communiste autoritaire que sur les autres provinces. Là, la greffe n’a pas prise, ils ont voulu enlever ce qui étaient le plus cher aux tibétains: la liberté de culte
 Personne ne remet en cause la légitimité du Dalaï Lama, il est accueilli en messie en occident…surtout en occident… ses moines, réfugiés en Inde ou restés au Tibet  pratiquent leur religion (à la différence des autres provinces chinoises) surtout le Dalaï Lama lui-même vient de se fendre d’un communiqué soutenant le gouvernement chinois et exortant les officiels étrangers à ne pas boycotter la cérémonie d’ouverture des J.O.
Ne soyons pas plus royalistes que le Lama et cessons cette mascarade, vous avez voulu les jeux en Chine, vous les avez.
Assumez maintenant.

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