mardi, février 17, 2026
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Scdp : Jean-Baptiste Nguini Effa est tombé !

by mboasawa
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Scdp : Jean-Baptiste Nguini Effa est tombé !

Une session du conseil d’administration de la société tenue hier a débarqué le directeur général.

La nouvelle était dans l’air depuis plus de 48 heures. Elle a finalement été confirmée au terme d’une session du conseil d’administration de la Société camerounaise des dépôts pétroliers (Scdp) conduite par son président par intérim, Ibrahim Talba Malla. "Sur proposition du gouvernement de la République, le conseil d’administration de la Scdp, réuni en sa session du 18 juin 2009, au siège de ladite société à Douala, a procédé à la nomination de Monsieur Eloundou-Essomba Gaston au poste de Directeur Général (…) L’intéressé a été installé ce même jour par le ministre de l’Energie et de l’Eau.", indique le communiqué laconique rendu public à cet effet.

Hier, les choses sont donc allées très vite au siège de la Scdp à Douala. Arrivés, pour certains, dans la capitale économique depuis la veille, les administrateurs de la société n’ont pas perdu de temps pour évacuer l’unique point inscrit à l’ordre du jour de leur session. A peine une heure d’horloge aura suffi. Avant le démarrage de leurs travaux, un impressionnant dispositif sécuritaire constitué de policiers du commissariat central n°1 de Douala, a été déployé tout autour de l’immeuble siège de la Scdp. Ce qui, naturellement, a attiré une meute de badauds et de journalistes en quête de scoop. "On est venu arrêter Nguini Effa; l’Epervier l’a enfin rattrapé ; il paraît qu’il est en fuite…", a-t-on notamment entendu souffler ici et là.

Pour ce qui est d’une éventuelle interpellation du désormais ex-Dg de la Scdp, qui semble tout aussi attendue que son limogeage, il faudra cependant encore attendre. En tout cas, après l’installation de son successeur, Jean-Baptiste Nguini Effa a indiqué, au sortir des bureaux de la Scdp qu’il aura dirigée pendant une quinzaine d’années, qu’il se pliait sportivement à la décision du conseil d’administration, du moment où elle est voulue par le président de la République. "Je souhaite plein succès à mon jeune frère qui me remplace. J’ai conduit la Scdp pendant 15 ans, et j’ai le sentiment d’avoir bien remplie ma mission. Aujourd’hui que quelqu’un d’autre est appelé à poursuivre cette œuvre, tout ce que je peux dire, c’est que le nouveau Directeur Général peut compter sur mon soutien…", a-t-il déclaré devant les caméras des chaînes de télévision.

Descente aux enfers
Apparemment fair-play, Jean-Baptiste Nguini Effa a d’ailleurs pris le chemin de l’hôtel Akwa Palace en compagnie de tous les autres membres du conseil d’administration, où un déjeuner leur était offert par l’entreprise. Il en est ressorti avec ses convives un peu plus d’une heure plus tard. Entouré d’un dernier carré de fidèles, l’air serein, le sourire en coin et manifestement libre de ses mouvements, il a devisé pendant cinq minutes environ avec Ibrahim Talba Malla au hall de l’hôtel Akwa Palace, avant de s’engouffrer dans son véhicule personnel.
Où allait-il? Impossible pour le reporter de Mutations de le savoir à cet instant. A en croire certaines sources cependant, Jean-Baptiste Nguini Effa devait, dans la foulée, répondre à une convocation de la Légion de gendarmerie du Littoral. Une information que les responsables de cette unité refusent cependant de confirmer ou non. "Aucune information ne vous échappe généralement. S’il est effectivement convoqué dans nos services, vous le verrez arriver ici. Pour l’instant, ce n’est pas encore le cas. Mais tout peut arriver à tout moment…", a laissé entendre une source interne à la Légion de gendarmerie du Littoral.

La descente aux enfers de l’ex-Dg de la Scdp a, en effet, été accélérée depuis le 04 mars 2009, date à laquelle le Conseil de discipline budgétaire et financière (Cdbf) du Contrôle supérieur de l’Etat a rendu un verdict suffisamment révélateur sur les affaires mettant en cause messieurs. Nguini Effa Jean-Baptiste de la Salle, Mackongo Jean Gueye et Onana Adzi Jean, respectivement directeur général, ex directeur financier et comptable et Directeur administratif et financier de la Scdp. Dans le répertoire des crimes économiques alors reprochés principalement au Dg, pas moins de 25 fautes de gestion ont été mentionnées. Ce qui, après calculs, débouchait sur une conclusion péremptoire: Jean-Baptiste Nguini Effa est débiteur envers la Scdp d’une somme d’argent équivalent à 955, 083 millions de Fcfa!
Autant de révélations sur lesquelles certains administrateurs semblaient désormais s’accrocher pour revendiquer la tête du Dg. Lequel, contre toute attente, avait néanmoins été maintenu dans ses fonctions au terme de la session du conseil d’administration tenue le 17 avril 2009 à Douala. Une session exclusivement consacrée à l’adoption du budget 2009 (3,4 milliards Fcfa) de la Scdp, en fait; quoique certains administrateurs avaient essayé, en vain, de faire inscrire la nomination d’un nouveau Dg à l’ordre du jour. Une soif de changement enfin assouvie hier, ouvrant ainsi une nouvelle ère à la Scdp.

Eugène Dipanda

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Une session du conseil d’administration de la société tenue hier a débarqué le directeur général.

La nouvelle était dans l’air depuis plus de 48 heures. Elle a finalement été confirmée au terme d’une session du conseil d’administration de la Société camerounaise des dépôts pétroliers (Scdp) conduite par son président par intérim, Ibrahim Talba Malla. "Sur proposition du gouvernement de la République, le conseil d’administration de la Scdp, réuni en sa session du 18 juin 2009, au siège de ladite société à Douala, a procédé à la nomination de Monsieur Eloundou-Essomba Gaston au poste de Directeur Général (…) L’intéressé a été installé ce même jour par le ministre de l’Energie et de l’Eau.", indique le communiqué laconique rendu public à cet effet.

Hier, les choses sont donc allées très vite au siège de la Scdp à Douala. Arrivés, pour certains, dans la capitale économique depuis la veille, les administrateurs de la société n’ont pas perdu de temps pour évacuer l’unique point inscrit à l’ordre du jour de leur session. A peine une heure d’horloge aura suffi. Avant le démarrage de leurs travaux, un impressionnant dispositif sécuritaire constitué de policiers du commissariat central n°1 de Douala, a été déployé tout autour de l’immeuble siège de la Scdp. Ce qui, naturellement, a attiré une meute de badauds et de journalistes en quête de scoop. "On est venu arrêter Nguini Effa; l’Epervier l’a enfin rattrapé ; il paraît qu’il est en fuite…", a-t-on notamment entendu souffler ici et là.

Pour ce qui est d’une éventuelle interpellation du désormais ex-Dg de la Scdp, qui semble tout aussi attendue que son limogeage, il faudra cependant encore attendre. En tout cas, après l’installation de son successeur, Jean-Baptiste Nguini Effa a indiqué, au sortir des bureaux de la Scdp qu’il aura dirigée pendant une quinzaine d’années, qu’il se pliait sportivement à la décision du conseil d’administration, du moment où elle est voulue par le président de la République. "Je souhaite plein succès à mon jeune frère qui me remplace. J’ai conduit la Scdp pendant 15 ans, et j’ai le sentiment d’avoir bien remplie ma mission. Aujourd’hui que quelqu’un d’autre est appelé à poursuivre cette œuvre, tout ce que je peux dire, c’est que le nouveau Directeur Général peut compter sur mon soutien…", a-t-il déclaré devant les caméras des chaînes de télévision.

Descente aux enfers
Apparemment fair-play, Jean-Baptiste Nguini Effa a d’ailleurs pris le chemin de l’hôtel Akwa Palace en compagnie de tous les autres membres du conseil d’administration, où un déjeuner leur était offert par l’entreprise. Il en est ressorti avec ses convives un peu plus d’une heure plus tard. Entouré d’un dernier carré de fidèles, l’air serein, le sourire en coin et manifestement libre de ses mouvements, il a devisé pendant cinq minutes environ avec Ibrahim Talba Malla au hall de l’hôtel Akwa Palace, avant de s’engouffrer dans son véhicule personnel.
Où allait-il? Impossible pour le reporter de Mutations de le savoir à cet instant. A en croire certaines sources cependant, Jean-Baptiste Nguini Effa devait, dans la foulée, répondre à une convocation de la Légion de gendarmerie du Littoral. Une information que les responsables de cette unité refusent cependant de confirmer ou non. "Aucune information ne vous échappe généralement. S’il est effectivement convoqué dans nos services, vous le verrez arriver ici. Pour l’instant, ce n’est pas encore le cas. Mais tout peut arriver à tout moment…", a laissé entendre une source interne à la Légion de gendarmerie du Littoral.

La descente aux enfers de l’ex-Dg de la Scdp a, en effet, été accélérée depuis le 04 mars 2009, date à laquelle le Conseil de discipline budgétaire et financière (Cdbf) du Contrôle supérieur de l’Etat a rendu un verdict suffisamment révélateur sur les affaires mettant en cause messieurs. Nguini Effa Jean-Baptiste de la Salle, Mackongo Jean Gueye et Onana Adzi Jean, respectivement directeur général, ex directeur financier et comptable et Directeur administratif et financier de la Scdp. Dans le répertoire des crimes économiques alors reprochés principalement au Dg, pas moins de 25 fautes de gestion ont été mentionnées. Ce qui, après calculs, débouchait sur une conclusion péremptoire: Jean-Baptiste Nguini Effa est débiteur envers la Scdp d’une somme d’argent équivalent à 955, 083 millions de Fcfa!
Autant de révélations sur lesquelles certains administrateurs semblaient désormais s’accrocher pour revendiquer la tête du Dg. Lequel, contre toute attente, avait néanmoins été maintenu dans ses fonctions au terme de la session du conseil d’administration tenue le 17 avril 2009 à Douala. Une session exclusivement consacrée à l’adoption du budget 2009 (3,4 milliards Fcfa) de la Scdp, en fait; quoique certains administrateurs avaient essayé, en vain, de faire inscrire la nomination d’un nouveau Dg à l’ordre du jour. Une soif de changement enfin assouvie hier, ouvrant ainsi une nouvelle ère à la Scdp.

Eugène Dipanda

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La nouvelle était dans l’air depuis plus de 48 heures. Elle a finalement été confirmée au terme d’une session du conseil d’administration de la Société camerounaise des dépôts pétroliers (Scdp) conduite par son président par intérim, Ibrahim Talba Malla. "Sur proposition du gouvernement de la République, le conseil d’administration de la Scdp, réuni en sa session du 18 juin 2009, au siège de ladite société à Douala, a procédé à la nomination de Monsieur Eloundou-Essomba Gaston au poste de Directeur Général (…) L’intéressé a été installé ce même jour par le ministre de l’Energie et de l’Eau.", indique le communiqué laconique rendu public à cet effet.

Hier, les choses sont donc allées très vite au siège de la Scdp à Douala. Arrivés, pour certains, dans la capitale économique depuis la veille, les administrateurs de la société n’ont pas perdu de temps pour évacuer l’unique point inscrit à l’ordre du jour de leur session. A peine une heure d’horloge aura suffi. Avant le démarrage de leurs travaux, un impressionnant dispositif sécuritaire constitué de policiers du commissariat central n°1 de Douala, a été déployé tout autour de l’immeuble siège de la Scdp. Ce qui, naturellement, a attiré une meute de badauds et de journalistes en quête de scoop. "On est venu arrêter Nguini Effa; l’Epervier l’a enfin rattrapé ; il paraît qu’il est en fuite…", a-t-on notamment entendu souffler ici et là.

Pour ce qui est d’une éventuelle interpellation du désormais ex-Dg de la Scdp, qui semble tout aussi attendue que son limogeage, il faudra cependant encore attendre. En tout cas, après l’installation de son successeur, Jean-Baptiste Nguini Effa a indiqué, au sortir des bureaux de la Scdp qu’il aura dirigée pendant une quinzaine d’années, qu’il se pliait sportivement à la décision du conseil d’administration, du moment où elle est voulue par le président de la République. "Je souhaite plein succès à mon jeune frère qui me remplace. J’ai conduit la Scdp pendant 15 ans, et j’ai le sentiment d’avoir bien remplie ma mission. Aujourd’hui que quelqu’un d’autre est appelé à poursuivre cette œuvre, tout ce que je peux dire, c’est que le nouveau Directeur Général peut compter sur mon soutien…", a-t-il déclaré devant les caméras des chaînes de télévision.

Descente aux enfers
Apparemment fair-play, Jean-Baptiste Nguini Effa a d’ailleurs pris le chemin de l’hôtel Akwa Palace en compagnie de tous les autres membres du conseil d’administration, où un déjeuner leur était offert par l’entreprise. Il en est ressorti avec ses convives un peu plus d’une heure plus tard. Entouré d’un dernier carré de fidèles, l’air serein, le sourire en coin et manifestement libre de ses mouvements, il a devisé pendant cinq minutes environ avec Ibrahim Talba Malla au hall de l’hôtel Akwa Palace, avant de s’engouffrer dans son véhicule personnel.
Où allait-il? Impossible pour le reporter de Mutations de le savoir à cet instant. A en croire certaines sources cependant, Jean-Baptiste Nguini Effa devait, dans la foulée, répondre à une convocation de la Légion de gendarmerie du Littoral. Une information que les responsables de cette unité refusent cependant de confirmer ou non. "Aucune information ne vous échappe généralement. S’il est effectivement convoqué dans nos services, vous le verrez arriver ici. Pour l’instant, ce n’est pas encore le cas. Mais tout peut arriver à tout moment…", a laissé entendre une source interne à la Légion de gendarmerie du Littoral.

La descente aux enfers de l’ex-Dg de la Scdp a, en effet, été accélérée depuis le 04 mars 2009, date à laquelle le Conseil de discipline budgétaire et financière (Cdbf) du Contrôle supérieur de l’Etat a rendu un verdict suffisamment révélateur sur les affaires mettant en cause messieurs. Nguini Effa Jean-Baptiste de la Salle, Mackongo Jean Gueye et Onana Adzi Jean, respectivement directeur général, ex directeur financier et comptable et Directeur administratif et financier de la Scdp. Dans le répertoire des crimes économiques alors reprochés principalement au Dg, pas moins de 25 fautes de gestion ont été mentionnées. Ce qui, après calculs, débouchait sur une conclusion péremptoire: Jean-Baptiste Nguini Effa est débiteur envers la Scdp d’une somme d’argent équivalent à 955, 083 millions de Fcfa!
Autant de révélations sur lesquelles certains administrateurs semblaient désormais s’accrocher pour revendiquer la tête du Dg. Lequel, contre toute attente, avait néanmoins été maintenu dans ses fonctions au terme de la session du conseil d’administration tenue le 17 avril 2009 à Douala. Une session exclusivement consacrée à l’adoption du budget 2009 (3,4 milliards Fcfa) de la Scdp, en fait; quoique certains administrateurs avaient essayé, en vain, de faire inscrire la nomination d’un nouveau Dg à l’ordre du jour. Une soif de changement enfin assouvie hier, ouvrant ainsi une nouvelle ère à la Scdp.

Eugène Dipanda

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La nouvelle était dans l’air depuis plus de 48 heures. Elle a finalement été confirmée au terme d’une session du conseil d’administration de la Société camerounaise des dépôts pétroliers (Scdp) conduite par son président par intérim, Ibrahim Talba Malla. "Sur proposition du gouvernement de la République, le conseil d’administration de la Scdp, réuni en sa session du 18 juin 2009, au siège de ladite société à Douala, a procédé à la nomination de Monsieur Eloundou-Essomba Gaston au poste de Directeur Général (…) L’intéressé a été installé ce même jour par le ministre de l’Energie et de l’Eau.", indique le communiqué laconique rendu public à cet effet.

Hier, les choses sont donc allées très vite au siège de la Scdp à Douala. Arrivés, pour certains, dans la capitale économique depuis la veille, les administrateurs de la société n’ont pas perdu de temps pour évacuer l’unique point inscrit à l’ordre du jour de leur session. A peine une heure d’horloge aura suffi. Avant le démarrage de leurs travaux, un impressionnant dispositif sécuritaire constitué de policiers du commissariat central n°1 de Douala, a été déployé tout autour de l’immeuble siège de la Scdp. Ce qui, naturellement, a attiré une meute de badauds et de journalistes en quête de scoop. "On est venu arrêter Nguini Effa; l’Epervier l’a enfin rattrapé ; il paraît qu’il est en fuite…", a-t-on notamment entendu souffler ici et là.

Pour ce qui est d’une éventuelle interpellation du désormais ex-Dg de la Scdp, qui semble tout aussi attendue que son limogeage, il faudra cependant encore attendre. En tout cas, après l’installation de son successeur, Jean-Baptiste Nguini Effa a indiqué, au sortir des bureaux de la Scdp qu’il aura dirigée pendant une quinzaine d’années, qu’il se pliait sportivement à la décision du conseil d’administration, du moment où elle est voulue par le président de la République. "Je souhaite plein succès à mon jeune frère qui me remplace. J’ai conduit la Scdp pendant 15 ans, et j’ai le sentiment d’avoir bien remplie ma mission. Aujourd’hui que quelqu’un d’autre est appelé à poursuivre cette œuvre, tout ce que je peux dire, c’est que le nouveau Directeur Général peut compter sur mon soutien…", a-t-il déclaré devant les caméras des chaînes de télévision.

Descente aux enfers
Apparemment fair-play, Jean-Baptiste Nguini Effa a d’ailleurs pris le chemin de l’hôtel Akwa Palace en compagnie de tous les autres membres du conseil d’administration, où un déjeuner leur était offert par l’entreprise. Il en est ressorti avec ses convives un peu plus d’une heure plus tard. Entouré d’un dernier carré de fidèles, l’air serein, le sourire en coin et manifestement libre de ses mouvements, il a devisé pendant cinq minutes environ avec Ibrahim Talba Malla au hall de l’hôtel Akwa Palace, avant de s’engouffrer dans son véhicule personnel.
Où allait-il? Impossible pour le reporter de Mutations de le savoir à cet instant. A en croire certaines sources cependant, Jean-Baptiste Nguini Effa devait, dans la foulée, répondre à une convocation de la Légion de gendarmerie du Littoral. Une information que les responsables de cette unité refusent cependant de confirmer ou non. "Aucune information ne vous échappe généralement. S’il est effectivement convoqué dans nos services, vous le verrez arriver ici. Pour l’instant, ce n’est pas encore le cas. Mais tout peut arriver à tout moment…", a laissé entendre une source interne à la Légion de gendarmerie du Littoral.

La descente aux enfers de l’ex-Dg de la Scdp a, en effet, été accélérée depuis le 04 mars 2009, date à laquelle le Conseil de discipline budgétaire et financière (Cdbf) du Contrôle supérieur de l’Etat a rendu un verdict suffisamment révélateur sur les affaires mettant en cause messieurs. Nguini Effa Jean-Baptiste de la Salle, Mackongo Jean Gueye et Onana Adzi Jean, respectivement directeur général, ex directeur financier et comptable et Directeur administratif et financier de la Scdp. Dans le répertoire des crimes économiques alors reprochés principalement au Dg, pas moins de 25 fautes de gestion ont été mentionnées. Ce qui, après calculs, débouchait sur une conclusion péremptoire: Jean-Baptiste Nguini Effa est débiteur envers la Scdp d’une somme d’argent équivalent à 955, 083 millions de Fcfa!
Autant de révélations sur lesquelles certains administrateurs semblaient désormais s’accrocher pour revendiquer la tête du Dg. Lequel, contre toute attente, avait néanmoins été maintenu dans ses fonctions au terme de la session du conseil d’administration tenue le 17 avril 2009 à Douala. Une session exclusivement consacrée à l’adoption du budget 2009 (3,4 milliards Fcfa) de la Scdp, en fait; quoique certains administrateurs avaient essayé, en vain, de faire inscrire la nomination d’un nouveau Dg à l’ordre du jour. Une soif de changement enfin assouvie hier, ouvrant ainsi une nouvelle ère à la Scdp.

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Médias : Le tribunal des pairs dans la tourmente

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Huit personnes désignées pour proposer une nouvelle charte pour le Conseil camerounais des médias.
Parfait Tabapsi –




Il était 15h30 samedi dernier 27 septembre 2008 lorsque les journalistes réunis à Yaoundé, ont mis fin à leur réunion. Une rencontre qui avait pour but de doter le Conseil camerounais des médias (Ccm) d’un nouveau bureau, le précédent étant arrivé à échéance. Si l’ordre du jour prévoyait effectivement une "élection des nouveaux membres exécutifs", il demeure que tout le monde n’était pas en phase avec cette option. Comme l’Union des journalistes du Cameroun (Ujc) qui, en son assemblée générale extraordinaire le 19 mars 2004, avait décidé "de mettre en place un conseil des médias chargé d’assurer l’auto régulation et l’intermédiation en matière de presse". C’est sans doute ce qui fit dire au président de l’Ujc Charly Ndi Chia que la session de samedi dernier était "illégale ", arguant de ce que la charte du Ccm n’avait pas été respectée.

Plus grave, Nta à Bitang estimait que "selon l’esprit de la charte, les neuf juges du Ccm ne peuvent pas se renouveler par eux-mêmes puisque c’est l’Ujc qui consulte pour les déterminer". Christophe Bobiokono, le secrétaire général (Sg) de l’Ujc enfoncera le clou en réclamant en vain les huit autres membres qui n’avaient pas répondu présent à l’appel de leur bureau. Le président Essama Essomba, après avoir présenté le bilan de son bureau, a fait savoir à ses contradicteurs que le plus important était "le consensus pour un tribunal d’honneur efficace et non des débats techniques et donc stériles". Ajoutant au passage que "le Ccm était appelé à grandir après sa naissance ". Ce qui lui a sans doute commandé de se constituer en association autonome avec rédaction d’une nouvelle charte. Ce qui a emporté le courroux de l’Ujc pour qui, et selon son Sg, "les mécanismes de mise en place du tribunal d’honneur n’ont pas été respectés".

Consensus
Devait s’en suivre alors un débat houleux sur la manière de renouveler le conseil. Chacun y allant de son argumentaire pour persuader l’autre. A tel point que les journalistes présents commencèrent à craindre "une perte de temps" et un déplacement "pour rien". Finalement, près de quatre heures d’échanges, alors que les joutes verbales étaient à leur paroxysme, Richard Touna, l’éditeur de l’hebdomadaire Repères, fera la proposition de constituer séance tenante un groupe de travail qui devrait se pencher sur le sujet Ccm et faire des propositions qu’une prochaine assemblée se chargera d’apprécier. Une proposition qui eut le don d’atténuer l’électricité qui était perceptible dans l’air et dans les propos.

C’est alors qu’au bout d’un tour de table, il fût décidé une équipe constituée des différentes composantes du tribunal d’honneur des médias avec pour objectif de proposer une nouvelle charte pour l’assemblée générale qui a été convoquée séance tenante pour le 25 octobre prochain. Pierre Essama Essomba du Ccm, Charly Ndi Chia de l’Ujc, l’éditeur Pius Njawe, la juriste Yvonne Akoa, les journalistes Martin Nkemngu, Anne Nsang, et Christian Lang, et l’avocate Balbine Manga ont ainsi moins d’un mois pour trouver l’antidote qui permettra au tribunal d’honneur des médias de se remettre sur le bon chemin. Il y va de l’honneur des médias et de la bonne marche de la société comme l’a exprimé un journaliste à l’issue des travaux.

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