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John Fru Ndi va declarer ses biens

by mboasawa
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Le Chairman du Sdf donne rendez-vous au peuple le 31 juillet prochain, lors de la réunion du Nec.

Le débat fait décidément florès depuis la publication du dernier rapport du Comité catholique contre la faim et pour le développement (Ccfd). Cette fois-ci, c’est le Social Democratic Front (Sdf) qui ravive la controverse. Après avoir été épinglé par l’Ong française comme l’a également été le président de la République Paul Biya, le leader national du principal parti de l’opposition camerounaise, a décidé de passer à l’offensive. Ni John Fru Ndi ne va cependant pas organiser une grand’messe à la René Sadi, sur les hauteurs du Mont Febe. Le Chairman annonce qu’il va simplement déclarer solennellement ses biens.

Il l’a indiqué dans un communiqué rendu public le 19 juillet dernier à Bamenda. L’exercice, dit-il, sera au menu de la prochaine réunion du Comité exécutif national (Nec) du parti prévu le 31 juillet 2009 dans la capitale du Nord-ouest. Manifestement, pour convaincre définitivement ses compatriotes. Etant donné que "Le dernier rapport du Ccfd a fait état de ce que le président national du Front social démocrate disposait d’une fortune colossale acquise à la suite de tractations avec Monsieur Biya. Ces affirmations basées sur des allégations d’une Ong londonienne en mal de visibilité ont par le passé fait l’objet d’un démenti formel…", lit-on sur le document dont Mutations a obtenu copie.
Ni John Fru Ndi estime, malgré tout, que "ce rapport du Ccfd sur les biens mal acquis arrive à point nommé en ce sens qu’il met à nu la gestion calamiteuse, le pillage systématique de nos ressources, le clientélisme et le népotisme érigés en méthode de gouvernement depuis 27 ans par le régime de Yaoundé". Plus loin, le communiqué du Sdf soutient que "ce rapport a aussi le mérite de rappeler à Monsieur Biya l’obligation de se soumettre à l’article 66 de la Constitution du 18 janvier 1996, qui prescrit fermement la déclaration des biens de toutes les personnalités publiques avant leur entrée en fonction et après leur départ desdites fonctions".

A travers ce communiqué de presse conçu depuis sa base à Ntarikon, Ni John Fru Ndi ne s’est d’ailleurs pas limité à évoquer la seule question des biens supposés mal acquis du président de la République. Plusieurs sujets liés à l’actualité, à l’instar de la crise financière internationale, de l’opération dite "Epervier" contre les détournements de deniers publics, et des nouveaux prêts que le Cameroun a récemment contractés auprès des bailleurs de fonds internationaux, ont également retenu son attention. "En l’absence du décret d’application de l’article 66 de notre Constitution, ces différents prêts qui instaurent une nouvelle course du pays vers l’insolvabilité, ne serviront une fois de plus qu’à enrichir les gouvernants sur le dos du peuple qui a pourtant consenti tout seul, d’énormes sacrifices pour l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative Ppte", croit notamment savoir Fru Ndi. Et le Chairman d’assener qu’"il est suicidaire de continuer à faire des prêts parce qu’on n’a pas le courage de toucher aux dépenses fondées sur des prébendes…"
Tout en saluant par ailleurs la lutte engagée contre la corruption au Cameroun, le Sdf se dit indigné par "le caractère pernicieux et discriminatoire qui accompagne cette opération d’assainissement et demande que celle-ci s’inscrive dans une dynamique lisible d’égalité de procédure dans le traitement des différents dossiers". Une position que Ni John Fru Ndi devrait réaffirmer au cours de la conférence de presse qu’il donnera au terme des prochaines assises du Nec.

Eugène Dipanda

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Le Chairman du Sdf donne rendez-vous au peuple le 31 juillet prochain, lors de la réunion du Nec.

Le débat fait décidément florès depuis la publication du dernier rapport du Comité catholique contre la faim et pour le développement (Ccfd). Cette fois-ci, c’est le Social Democratic Front (Sdf) qui ravive la controverse. Après avoir été épinglé par l’Ong française comme l’a également été le président de la République Paul Biya, le leader national du principal parti de l’opposition camerounaise, a décidé de passer à l’offensive. Ni John Fru Ndi ne va cependant pas organiser une grand’messe à la René Sadi, sur les hauteurs du Mont Febe. Le Chairman annonce qu’il va simplement déclarer solennellement ses biens.

Il l’a indiqué dans un communiqué rendu public le 19 juillet dernier à Bamenda. L’exercice, dit-il, sera au menu de la prochaine réunion du Comité exécutif national (Nec) du parti prévu le 31 juillet 2009 dans la capitale du Nord-ouest. Manifestement, pour convaincre définitivement ses compatriotes. Etant donné que "Le dernier rapport du Ccfd a fait état de ce que le président national du Front social démocrate disposait d’une fortune colossale acquise à la suite de tractations avec Monsieur Biya. Ces affirmations basées sur des allégations d’une Ong londonienne en mal de visibilité ont par le passé fait l’objet d’un démenti formel…", lit-on sur le document dont Mutations a obtenu copie.
Ni John Fru Ndi estime, malgré tout, que "ce rapport du Ccfd sur les biens mal acquis arrive à point nommé en ce sens qu’il met à nu la gestion calamiteuse, le pillage systématique de nos ressources, le clientélisme et le népotisme érigés en méthode de gouvernement depuis 27 ans par le régime de Yaoundé". Plus loin, le communiqué du Sdf soutient que "ce rapport a aussi le mérite de rappeler à Monsieur Biya l’obligation de se soumettre à l’article 66 de la Constitution du 18 janvier 1996, qui prescrit fermement la déclaration des biens de toutes les personnalités publiques avant leur entrée en fonction et après leur départ desdites fonctions".

A travers ce communiqué de presse conçu depuis sa base à Ntarikon, Ni John Fru Ndi ne s’est d’ailleurs pas limité à évoquer la seule question des biens supposés mal acquis du président de la République. Plusieurs sujets liés à l’actualité, à l’instar de la crise financière internationale, de l’opération dite "Epervier" contre les détournements de deniers publics, et des nouveaux prêts que le Cameroun a récemment contractés auprès des bailleurs de fonds internationaux, ont également retenu son attention. "En l’absence du décret d’application de l’article 66 de notre Constitution, ces différents prêts qui instaurent une nouvelle course du pays vers l’insolvabilité, ne serviront une fois de plus qu’à enrichir les gouvernants sur le dos du peuple qui a pourtant consenti tout seul, d’énormes sacrifices pour l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative Ppte", croit notamment savoir Fru Ndi. Et le Chairman d’assener qu’"il est suicidaire de continuer à faire des prêts parce qu’on n’a pas le courage de toucher aux dépenses fondées sur des prébendes…"
Tout en saluant par ailleurs la lutte engagée contre la corruption au Cameroun, le Sdf se dit indigné par "le caractère pernicieux et discriminatoire qui accompagne cette opération d’assainissement et demande que celle-ci s’inscrive dans une dynamique lisible d’égalité de procédure dans le traitement des différents dossiers". Une position que Ni John Fru Ndi devrait réaffirmer au cours de la conférence de presse qu’il donnera au terme des prochaines assises du Nec.

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Le Chairman du Sdf donne rendez-vous au peuple le 31 juillet prochain, lors de la réunion du Nec.

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Il l’a indiqué dans un communiqué rendu public le 19 juillet dernier à Bamenda. L’exercice, dit-il, sera au menu de la prochaine réunion du Comité exécutif national (Nec) du parti prévu le 31 juillet 2009 dans la capitale du Nord-ouest. Manifestement, pour convaincre définitivement ses compatriotes. Etant donné que "Le dernier rapport du Ccfd a fait état de ce que le président national du Front social démocrate disposait d’une fortune colossale acquise à la suite de tractations avec Monsieur Biya. Ces affirmations basées sur des allégations d’une Ong londonienne en mal de visibilité ont par le passé fait l’objet d’un démenti formel…", lit-on sur le document dont Mutations a obtenu copie.
Ni John Fru Ndi estime, malgré tout, que "ce rapport du Ccfd sur les biens mal acquis arrive à point nommé en ce sens qu’il met à nu la gestion calamiteuse, le pillage systématique de nos ressources, le clientélisme et le népotisme érigés en méthode de gouvernement depuis 27 ans par le régime de Yaoundé". Plus loin, le communiqué du Sdf soutient que "ce rapport a aussi le mérite de rappeler à Monsieur Biya l’obligation de se soumettre à l’article 66 de la Constitution du 18 janvier 1996, qui prescrit fermement la déclaration des biens de toutes les personnalités publiques avant leur entrée en fonction et après leur départ desdites fonctions".

A travers ce communiqué de presse conçu depuis sa base à Ntarikon, Ni John Fru Ndi ne s’est d’ailleurs pas limité à évoquer la seule question des biens supposés mal acquis du président de la République. Plusieurs sujets liés à l’actualité, à l’instar de la crise financière internationale, de l’opération dite "Epervier" contre les détournements de deniers publics, et des nouveaux prêts que le Cameroun a récemment contractés auprès des bailleurs de fonds internationaux, ont également retenu son attention. "En l’absence du décret d’application de l’article 66 de notre Constitution, ces différents prêts qui instaurent une nouvelle course du pays vers l’insolvabilité, ne serviront une fois de plus qu’à enrichir les gouvernants sur le dos du peuple qui a pourtant consenti tout seul, d’énormes sacrifices pour l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative Ppte", croit notamment savoir Fru Ndi. Et le Chairman d’assener qu’"il est suicidaire de continuer à faire des prêts parce qu’on n’a pas le courage de toucher aux dépenses fondées sur des prébendes…"
Tout en saluant par ailleurs la lutte engagée contre la corruption au Cameroun, le Sdf se dit indigné par "le caractère pernicieux et discriminatoire qui accompagne cette opération d’assainissement et demande que celle-ci s’inscrive dans une dynamique lisible d’égalité de procédure dans le traitement des différents dossiers". Une position que Ni John Fru Ndi devrait réaffirmer au cours de la conférence de presse qu’il donnera au terme des prochaines assises du Nec.

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Le Chairman du Sdf donne rendez-vous au peuple le 31 juillet prochain, lors de la réunion du Nec.

Le débat fait décidément florès depuis la publication du dernier rapport du Comité catholique contre la faim et pour le développement (Ccfd). Cette fois-ci, c’est le Social Democratic Front (Sdf) qui ravive la controverse. Après avoir été épinglé par l’Ong française comme l’a également été le président de la République Paul Biya, le leader national du principal parti de l’opposition camerounaise, a décidé de passer à l’offensive. Ni John Fru Ndi ne va cependant pas organiser une grand’messe à la René Sadi, sur les hauteurs du Mont Febe. Le Chairman annonce qu’il va simplement déclarer solennellement ses biens.

Il l’a indiqué dans un communiqué rendu public le 19 juillet dernier à Bamenda. L’exercice, dit-il, sera au menu de la prochaine réunion du Comité exécutif national (Nec) du parti prévu le 31 juillet 2009 dans la capitale du Nord-ouest. Manifestement, pour convaincre définitivement ses compatriotes. Etant donné que "Le dernier rapport du Ccfd a fait état de ce que le président national du Front social démocrate disposait d’une fortune colossale acquise à la suite de tractations avec Monsieur Biya. Ces affirmations basées sur des allégations d’une Ong londonienne en mal de visibilité ont par le passé fait l’objet d’un démenti formel…", lit-on sur le document dont Mutations a obtenu copie.
Ni John Fru Ndi estime, malgré tout, que "ce rapport du Ccfd sur les biens mal acquis arrive à point nommé en ce sens qu’il met à nu la gestion calamiteuse, le pillage systématique de nos ressources, le clientélisme et le népotisme érigés en méthode de gouvernement depuis 27 ans par le régime de Yaoundé". Plus loin, le communiqué du Sdf soutient que "ce rapport a aussi le mérite de rappeler à Monsieur Biya l’obligation de se soumettre à l’article 66 de la Constitution du 18 janvier 1996, qui prescrit fermement la déclaration des biens de toutes les personnalités publiques avant leur entrée en fonction et après leur départ desdites fonctions".

A travers ce communiqué de presse conçu depuis sa base à Ntarikon, Ni John Fru Ndi ne s’est d’ailleurs pas limité à évoquer la seule question des biens supposés mal acquis du président de la République. Plusieurs sujets liés à l’actualité, à l’instar de la crise financière internationale, de l’opération dite "Epervier" contre les détournements de deniers publics, et des nouveaux prêts que le Cameroun a récemment contractés auprès des bailleurs de fonds internationaux, ont également retenu son attention. "En l’absence du décret d’application de l’article 66 de notre Constitution, ces différents prêts qui instaurent une nouvelle course du pays vers l’insolvabilité, ne serviront une fois de plus qu’à enrichir les gouvernants sur le dos du peuple qui a pourtant consenti tout seul, d’énormes sacrifices pour l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative Ppte", croit notamment savoir Fru Ndi. Et le Chairman d’assener qu’"il est suicidaire de continuer à faire des prêts parce qu’on n’a pas le courage de toucher aux dépenses fondées sur des prébendes…"
Tout en saluant par ailleurs la lutte engagée contre la corruption au Cameroun, le Sdf se dit indigné par "le caractère pernicieux et discriminatoire qui accompagne cette opération d’assainissement et demande que celle-ci s’inscrive dans une dynamique lisible d’égalité de procédure dans le traitement des différents dossiers". Une position que Ni John Fru Ndi devrait réaffirmer au cours de la conférence de presse qu’il donnera au terme des prochaines assises du Nec.

Eugène Dipanda

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Rencontre Minsep/Fécafoot Edjoa et Iya : vers une paix des braves ?

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Le ministre des Sports et le président de la Fécafoot pourraient enfin se rencontrer demain. –

Sauf changement de dernière minute, le ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep), Augustin Thierry Edjoa, et le président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), Iya Mohammed, se rencontreront demain, mercredi 8 octobre, à Yaoundé. Cette rencontre, une initiative du ministre des Sports Augustin Thierry Edjoa, n’avait pas pu se tenir la semaine dernière comme initialement prévu. Elle avait avorté mercredi 1er octobre à cause de l’absence, à Yaoundé, du président de la Fécafoot bloqué à Garoua. Evoquant le manque d’avion, Iya Mohammed avait pu obtenir du ministre des Sports que la rencontre soit reportée à vendredi 3 octobre. Rendez-vous accepté puis, décommandé à la dernière minute par Augustin Thierry Edjoa, au motif qu’il allait effectuer le déplacement d’Ebolowa, pour suivre la caravane du tour cycliste international Chantal Biya.
Par la suite, le ministre des Sports a proposé la date d’hier, lundi 6 octobre, pour la rencontre tant attendue par les amoureux du foot. Mais, le président de la Fécafoot devait se rendre à Paris en France hier, pour prendre part au conseil d’administration de la Sodecoton dont il est le directeur général. Les deux parties auraient alors, à en croire nos sources tant au Minsep qu’à la Fécafoot, pris, de commun accord, un rendez-vous pour ce mercredi 8 octobre. Au cours de cette rencontre – si elle a finalement lieu –, il sera question, selon nos sources, de trouver une solution définitive à la grave crise qui oppose les deux institutions au sujet du démarrage de la 50e édition du championnat national de football de première division.
Au quotidien Le Messager, nombre de proches du ministre des Sports révèlent que Augustin Thierry Edjoa souhaite que son tête-à-tête avec Iya Mohammed aboutisse à une véritable sortie de crise entre le Minsep et la Fécafoot. Le ministre des Sports l’a d’ailleurs fait savoir jeudi 2 octobre, au sortir d’une audience avec le Premier ministre Ephraïm Inoni à l’immeuble Etoile. « Nous sommes, le président Iya et moi, des sportifs. Nous allons nous parler dans l’intérêt du sport », avait déclaré Augustin Thierry Edjoa. L’on espère que ces deux protagonistes finiront par s’entendre. Une entente qui pourrait aussi se matérialiser par des concessions de part et d’autre.
L’on parle en effet, dans les milieux du football camerounais, des responsables qui pourraient être écartés tant à la Fécafoot qu’au Minsep. Wait and see ! 

Par Honoré FOIMOUKOM

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