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Dédicace : De l’espoir pour les enfants de la rue

by mboasawa
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Le dernier ouvrage d’Evelyne Mpoudi Ngollè «Petit Jo, enfants des rues » a été présenté mardi au public de Yaoundé. –

 

C’est la voix un peu plus enrouée que d’habitude que Evelyne Mpoudi Ngollè a remercié l’assistance venue découvrir sa toute dernière œuvre littéraire «Petit Jo, enfants des rues» parue dans la collection «Littérafrique» des éditions Hatier International qu’elle présentait mardi soir dans les salons de l’hôtel Hilton de Yaoundé.
Une œuvre qui ressuscite son auteure et la remet ainsi au devant de la scène littéraire camerounaise dix huit ans après la sortie de son livre «Sous la cendre, le feu » chez l’Harmattan. Ici madame Mpoudi Ngollè mettait en exergue le statut de la femme africaine à travers la polygamie. Elle confiait alors à l’époque : «J’ai voulu parler de la vie de tous les jours. Le statut de la femme africaine en fait partie. Dans les écoles, les filles forment une minorité, de plus, elles n’iront pas jusqu’au bout de leur scolarité. Elles sont faites pour aider la famille dans les tâches ménagères ou travailler aux champs. N’évitant pas le mariage souvent forcé, préparé en douce, qui requiert le consentement de presque tous les membres de la famille. La polygamie et la répudiation pour celles qui veulent s’affirmer».

Quoique pour ce deuxième roman inscrit au programme scolaire des classes de 3ème et seconde de l’enseignement secondaire général dès la rentrée académique prochaine, l’auteure s’est davantage intéressée aux enfants, le sujet n’en reste pas moins social et centré sur la famille. Sophie Françoise Yap Libock, inspecteur pédagogique de français et auteur, en 2007 chez Clé de «Troubles en héritage» a qui a incombé mardi soir la note de présentation de l’ouvrage en parle comme étant une «scène d’exposition dans une pièce de théâtre. Dans cet ouvrage, l’écrivain ressort les origines et les problèmes des enfants de la rue [à travers l’histoire de Petit Jo]. Les différentes références bibliques de l’auteur, tout au long de son œuvre laisse penser que [l’auteur partage l’assertion selon laquelle] Dieu n’oublie pas ceux qui se réfèrent à lui».
Elle en veut pour preuve le fait que dans l’existence de Petit Jo, ce nourrisson abandonné devant un hôpital puis adopté par un vieil homme n’a pas manqué, dans les moments les plus éprouvants de sa vie d’en appeler à la puissance du Tout-puissant. Ceci, tout en «luttant contre la fatalité pour se forger un avenir digne de ce nom». C’est ainsi qu’au décès de l’unique parente qui lui restait, Mbamba, qui lui aura préalablement cédé la maison qu’elle possédait au village, Ndounguè, où le jeune homme repliera et réussira à se faire une petite vie bien à lui.

Et l’option prise par l’auteur de s’intéresser à ce phénomène que l’on a tendance à négliger, ravit Narcisse Mouelle Kombi, directeur de l’Institut des relations internationales du Cameroun (Iric) et admirateur des premières heures de l’œuvre d’Evelyne Mpoudi Ngollè. Il ne tarit en effet pas d’éloges sur cette parution qui, de son avis «est la merveilleuse et fabuleuse histoire d’une vie. [Nous devons] être redevables à Mme Mpoudi Ngollè de s’intéresser à ce thème». Lancé dans sa prose, il a rappelé l’un des rôles essentiels de l’écrivain qui est de contribuer au bonheur de l’humanité. Ce que, pense-t-il, l’auteur a fait dans ce livre. S’inspirant de la fin heureuse de l’ouvrage entre les lignes duquel se dégage un léger parfum de rose, Narcisse Mouelle Kombi estime que «l’histoire chante pour l’avenir» et, du coup, il a appelé chaque enseignant à prendre sa part dans cette publication et de l’inculquer à ces enfants dont ils ont la charge.
Jean Tabi Manga, recteur de l’université de Yaoundé II à Soa et président du conseil d’agrément des manuels scolaires a pour sa part estimé que ce nouveau roman de Evelyne Mpoudi Ngollè est plus «attachant que le précédent au plan de la thématique et de l’écriture. Une œuvre qui raconte une réalité fantasmée. [Celle-ci] aboutit, inéluctablement à une jouissance littéraire». Et si certains des invités présents à cette cérémonie de dédicace ont trouvé le concept du recteur de Yaoundé II un peu fort, ils semblent tous s’être accordés sur l’essentiel : la facture romanesque de l’œuvre est établie en même temps qu’elle répond au rôle initiatique qui incombe à pareille parution.

Dorine Ekwè

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