Michel Tchambaké a été tué mercredi dernier devant sa fille de 5ans.
La petite Joyce, 5ans, n’oubliera jamais ce qu’elle vu. Des inconnus mettent un terme à la vie de son père, sous ses yeux. Mercredi dernier, il est environ 19 h 30. Michel Tchambaké, comme à son habitude, rentre chez lui pour libérer la ménagère du côté de Ndogpassi 3. Son épouse se trouve à une veillée funèbre. Arrivé devant son portail, il demande à la femme de ménage de fermer les portes, pour qu’il aille la déposer comme tous les soirs. Le maître de maison reste à l’extérieur. Pendant que la femme de maison ferme les portes, elle suit une conversion entre trois inconnus masqués et son patron. « Donnez nous tout !» disent les malfrats. « Prenez tout, voilà la voiture et le portable », entend-elle répondre de Michel Tchambaké aux inconnus. Subitement un premier coup de feu retentit. Le directeur de Delta pétroleum essaie alors de fuir pour entrer dans son véhicule. Les inconnus le suivent et tirent encore deux fois. Dans le thorax et sur la côte. « Sauvez-moi !» sera sa dernière phrase. Le véhicule, une VX de couleur bleu nuit se déplace alors et va heurter un palmier non loin de la maison. La ménagère et l’enfant qui suivent de bout en bout la scène, se mettent à crier au secours. Le voisinage absorbé par la demie finale de la Champions League, n’entend pas les cris de détresse.
C’est environ 30 minutes après, que deux jeunes garçons du quartier vont extraire le corps du véhicule. Michel Tchambaké est encore vivant, mais il perd énormément de sang. Transporté de toute urgence à l’hôpital général de Douala, il décède quelque temps après, les premiers soins à peine administrés. D’après le témoignage d’un vigile du coin, les bandits étaient à bord d’un véhicule 4X4 de couleur blanche. Quelques jours avant, selon le témoignage des membres de sa famille, Michel Tchambaké ne se sentait pas en sécurité.
Mireille ONANA MEBENGA

Huit gigantesques tableaux ornent les deux murs du hall du Centre culturel de Yaoundé depuis mercredi soir. Huit toiles dont la plus grande, représentant le "délestage électrique" dans la ville de Yaoundé, mesure trois mètres de long et plus de deux mètres de haut. "La tendance actuelle dans les expositions internationales, ce sont les formats énormes. Les immeubles sont grands, les routes très larges. Alors, pour que l’œuvre puisse s’imposer, il faut, en plus du fond, de la dimension", explique l’artiste plasticien Emile Youmbi, qui a intitulé son exposition "Travellers". C’est d’après l’artiste, "un voyage à travers la ville de Yaoundé. Je promène l’inconnu dans les points chauds de la capitale".