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Jean Claude Shanda Tonme : Il faut organiser la revendication

by mboasawa
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Le président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination réagit à l’interdiction du débat.
Propos recueillis par Jean Baptiste Ketchateng


Quelle appréciation faites-vous de l’interdiction de cette réunion ?
C’est un scandale. C’est un recul des libertés. J’ai le sentiment profond que devant l’incapacité des pouvoirs publics à maîtriser les problèmes de développement, nous allons retourner à une forme de répression. J’ai bien peur que ce que Fai Yengo a fait à Douala en tant que gouverneur n’était que l’annonce de la situation que nous risquons de revivre à l’échelle du pays. Je crois qu’il faut qu’on fasse extrêmement attention, parce que nous ne sommes pas très loin de la répétition des événements que nous avons connus en février dernier et qui n’étaient le fait d’aucun groupe organisé. J’étais sur le site à la Briqueterie au nom de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination que je préside. J’ai vu des enfants qui s’apprêtaient à reprendre le chemin des classes qui recherchaient leurs sacs, leurs cahiers, leurs livres qu’on avait détruits. J’ai vu des valises éventrées, de vieilles mamans qui recherchaient le peu de choses qui leur restait, des photos de famille anciennes écrasées. Ce sont des choses absolument inacceptables. Lorsque dans un pays on en arrive là, que des responsables admettent qu’ils ont pris sur eux d’aller détruire les biens des gens, détruire des domiciles qui avaient des titres de propriété régulièrement délivrés par l’autorité publique, c’est qu’il y a un réel problème de gouvernement. Il y a au-delà de ça une multitude de petits chefs qui ont transformé la république en des républiques fédérées Chaque individu devenant pour lui-même un petit Etat.

Comment les organisations civiles et politiques peuvent-elles réagir à ces interdictions récurrentes ?
Je demeure très optimiste malgré tout. Je pense que nous souffrons maintenant de la faiblesse de la société civile. Il faut absolument que les gens comprennent qu’un pays n’avance que parce que les populations contestent. Il faut devant une telle situation que les gens se lèvent de manière organisée ou non organisée car nous avons des droits et des devoirs dans ce pays. Nous avons une parcelle de la légitimité populaire et il faut l’utiliser pour interpeller ceux qui gouvernent. Dans le contexte actuel il faut interpeller de manière ouverte le Premier ministre, il faut le faire connaître sur le plan international. Nous pouvons amener les gens qui gouvernent ce pays à nous entendre et à changer de politique. Je pense que nous avons le choix aujourd’hui, ou bien des personnes constituées en groupe comme avocats, journalistes, syndicats et autres prennent leur responsabilité et assument leur rôle de contestation, d’interpellation et de condamnation pour élargir leur espace de liberté ou alors les événements que nous avons connu en février vont se remettre en branle.

Qu’auriez-vous proposé au sujet de l’urbanisation ?
Il y a longtemps qu’on a créé des structures comme le Maetur et le Crédit foncier, je ne sais pas à quoi ça sert. Aujourd’hui on s’entend dire que des personnes ont détourné des milliards dans ces institutions là. Connaissez-vous un coin au Cameroun où est en train de construire des logements sociaux ? La personne qui touche 20.000 Fcfa, 50.000 Fcfa ou 100.000 Fcfa, cotise mensuellement au Crédit foncier comme le ministre ou le chef de l’Etat. Où va tout cet argent ? L’observation qu’il faut faire, c’est que le Cameroun depuis 1960 a tourné complètement le dos à la prise en charge des problèmes sociaux. Il est inadmissible que dans des villes comme Yaoundé, Douala, Ebolowa, Ngaoundéré, qu’il n’existe nulle part de projets de logements sociaux. Je pense qu’il est temps que nous reparlions des fondamentaux de la gestion au Cameroun. Il faut obliger les gens qui nous gouvernent à mener une réflexion sociale conséquente. Il n’existe pas de pays où le débat n’est pas possible. Ce sont les citoyens qui refusent le débat où refusent de faire avancer leurs droits. Nous devons être nombreux à écrire à interpeller et proposer. Tôt ou tard, on réussira à plier nos dirigeants. Il ne faut pas oublier qu’il y a une génération qui passe Il y a encore des politiciens des années 60 qui gouvernent encore le cameroun. C’est un drame.

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Le président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination réagit à l’interdiction du débat.
Propos recueillis par Jean Baptiste Ketchateng


Quelle appréciation faites-vous de l’interdiction de cette réunion ?
C’est un scandale. C’est un recul des libertés. J’ai le sentiment profond que devant l’incapacité des pouvoirs publics à maîtriser les problèmes de développement, nous allons retourner à une forme de répression. J’ai bien peur que ce que Fai Yengo a fait à Douala en tant que gouverneur n’était que l’annonce de la situation que nous risquons de revivre à l’échelle du pays. Je crois qu’il faut qu’on fasse extrêmement attention, parce que nous ne sommes pas très loin de la répétition des événements que nous avons connus en février dernier et qui n’étaient le fait d’aucun groupe organisé. J’étais sur le site à la Briqueterie au nom de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination que je préside. J’ai vu des enfants qui s’apprêtaient à reprendre le chemin des classes qui recherchaient leurs sacs, leurs cahiers, leurs livres qu’on avait détruits. J’ai vu des valises éventrées, de vieilles mamans qui recherchaient le peu de choses qui leur restait, des photos de famille anciennes écrasées. Ce sont des choses absolument inacceptables. Lorsque dans un pays on en arrive là, que des responsables admettent qu’ils ont pris sur eux d’aller détruire les biens des gens, détruire des domiciles qui avaient des titres de propriété régulièrement délivrés par l’autorité publique, c’est qu’il y a un réel problème de gouvernement. Il y a au-delà de ça une multitude de petits chefs qui ont transformé la république en des républiques fédérées Chaque individu devenant pour lui-même un petit Etat.

Comment les organisations civiles et politiques peuvent-elles réagir à ces interdictions récurrentes ?
Je demeure très optimiste malgré tout. Je pense que nous souffrons maintenant de la faiblesse de la société civile. Il faut absolument que les gens comprennent qu’un pays n’avance que parce que les populations contestent. Il faut devant une telle situation que les gens se lèvent de manière organisée ou non organisée car nous avons des droits et des devoirs dans ce pays. Nous avons une parcelle de la légitimité populaire et il faut l’utiliser pour interpeller ceux qui gouvernent. Dans le contexte actuel il faut interpeller de manière ouverte le Premier ministre, il faut le faire connaître sur le plan international. Nous pouvons amener les gens qui gouvernent ce pays à nous entendre et à changer de politique. Je pense que nous avons le choix aujourd’hui, ou bien des personnes constituées en groupe comme avocats, journalistes, syndicats et autres prennent leur responsabilité et assument leur rôle de contestation, d’interpellation et de condamnation pour élargir leur espace de liberté ou alors les événements que nous avons connu en février vont se remettre en branle.

Qu’auriez-vous proposé au sujet de l’urbanisation ?
Il y a longtemps qu’on a créé des structures comme le Maetur et le Crédit foncier, je ne sais pas à quoi ça sert. Aujourd’hui on s’entend dire que des personnes ont détourné des milliards dans ces institutions là. Connaissez-vous un coin au Cameroun où est en train de construire des logements sociaux ? La personne qui touche 20.000 Fcfa, 50.000 Fcfa ou 100.000 Fcfa, cotise mensuellement au Crédit foncier comme le ministre ou le chef de l’Etat. Où va tout cet argent ? L’observation qu’il faut faire, c’est que le Cameroun depuis 1960 a tourné complètement le dos à la prise en charge des problèmes sociaux. Il est inadmissible que dans des villes comme Yaoundé, Douala, Ebolowa, Ngaoundéré, qu’il n’existe nulle part de projets de logements sociaux. Je pense qu’il est temps que nous reparlions des fondamentaux de la gestion au Cameroun. Il faut obliger les gens qui nous gouvernent à mener une réflexion sociale conséquente. Il n’existe pas de pays où le débat n’est pas possible. Ce sont les citoyens qui refusent le débat où refusent de faire avancer leurs droits. Nous devons être nombreux à écrire à interpeller et proposer. Tôt ou tard, on réussira à plier nos dirigeants. Il ne faut pas oublier qu’il y a une génération qui passe Il y a encore des politiciens des années 60 qui gouvernent encore le cameroun. C’est un drame.

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Quelle appréciation faites-vous de l’interdiction de cette réunion ?
C’est un scandale. C’est un recul des libertés. J’ai le sentiment profond que devant l’incapacité des pouvoirs publics à maîtriser les problèmes de développement, nous allons retourner à une forme de répression. J’ai bien peur que ce que Fai Yengo a fait à Douala en tant que gouverneur n’était que l’annonce de la situation que nous risquons de revivre à l’échelle du pays. Je crois qu’il faut qu’on fasse extrêmement attention, parce que nous ne sommes pas très loin de la répétition des événements que nous avons connus en février dernier et qui n’étaient le fait d’aucun groupe organisé. J’étais sur le site à la Briqueterie au nom de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination que je préside. J’ai vu des enfants qui s’apprêtaient à reprendre le chemin des classes qui recherchaient leurs sacs, leurs cahiers, leurs livres qu’on avait détruits. J’ai vu des valises éventrées, de vieilles mamans qui recherchaient le peu de choses qui leur restait, des photos de famille anciennes écrasées. Ce sont des choses absolument inacceptables. Lorsque dans un pays on en arrive là, que des responsables admettent qu’ils ont pris sur eux d’aller détruire les biens des gens, détruire des domiciles qui avaient des titres de propriété régulièrement délivrés par l’autorité publique, c’est qu’il y a un réel problème de gouvernement. Il y a au-delà de ça une multitude de petits chefs qui ont transformé la république en des républiques fédérées Chaque individu devenant pour lui-même un petit Etat.

Comment les organisations civiles et politiques peuvent-elles réagir à ces interdictions récurrentes ?
Je demeure très optimiste malgré tout. Je pense que nous souffrons maintenant de la faiblesse de la société civile. Il faut absolument que les gens comprennent qu’un pays n’avance que parce que les populations contestent. Il faut devant une telle situation que les gens se lèvent de manière organisée ou non organisée car nous avons des droits et des devoirs dans ce pays. Nous avons une parcelle de la légitimité populaire et il faut l’utiliser pour interpeller ceux qui gouvernent. Dans le contexte actuel il faut interpeller de manière ouverte le Premier ministre, il faut le faire connaître sur le plan international. Nous pouvons amener les gens qui gouvernent ce pays à nous entendre et à changer de politique. Je pense que nous avons le choix aujourd’hui, ou bien des personnes constituées en groupe comme avocats, journalistes, syndicats et autres prennent leur responsabilité et assument leur rôle de contestation, d’interpellation et de condamnation pour élargir leur espace de liberté ou alors les événements que nous avons connu en février vont se remettre en branle.

Qu’auriez-vous proposé au sujet de l’urbanisation ?
Il y a longtemps qu’on a créé des structures comme le Maetur et le Crédit foncier, je ne sais pas à quoi ça sert. Aujourd’hui on s’entend dire que des personnes ont détourné des milliards dans ces institutions là. Connaissez-vous un coin au Cameroun où est en train de construire des logements sociaux ? La personne qui touche 20.000 Fcfa, 50.000 Fcfa ou 100.000 Fcfa, cotise mensuellement au Crédit foncier comme le ministre ou le chef de l’Etat. Où va tout cet argent ? L’observation qu’il faut faire, c’est que le Cameroun depuis 1960 a tourné complètement le dos à la prise en charge des problèmes sociaux. Il est inadmissible que dans des villes comme Yaoundé, Douala, Ebolowa, Ngaoundéré, qu’il n’existe nulle part de projets de logements sociaux. Je pense qu’il est temps que nous reparlions des fondamentaux de la gestion au Cameroun. Il faut obliger les gens qui nous gouvernent à mener une réflexion sociale conséquente. Il n’existe pas de pays où le débat n’est pas possible. Ce sont les citoyens qui refusent le débat où refusent de faire avancer leurs droits. Nous devons être nombreux à écrire à interpeller et proposer. Tôt ou tard, on réussira à plier nos dirigeants. Il ne faut pas oublier qu’il y a une génération qui passe Il y a encore des politiciens des années 60 qui gouvernent encore le cameroun. C’est un drame.

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Quelle appréciation faites-vous de l’interdiction de cette réunion ?
C’est un scandale. C’est un recul des libertés. J’ai le sentiment profond que devant l’incapacité des pouvoirs publics à maîtriser les problèmes de développement, nous allons retourner à une forme de répression. J’ai bien peur que ce que Fai Yengo a fait à Douala en tant que gouverneur n’était que l’annonce de la situation que nous risquons de revivre à l’échelle du pays. Je crois qu’il faut qu’on fasse extrêmement attention, parce que nous ne sommes pas très loin de la répétition des événements que nous avons connus en février dernier et qui n’étaient le fait d’aucun groupe organisé. J’étais sur le site à la Briqueterie au nom de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination que je préside. J’ai vu des enfants qui s’apprêtaient à reprendre le chemin des classes qui recherchaient leurs sacs, leurs cahiers, leurs livres qu’on avait détruits. J’ai vu des valises éventrées, de vieilles mamans qui recherchaient le peu de choses qui leur restait, des photos de famille anciennes écrasées. Ce sont des choses absolument inacceptables. Lorsque dans un pays on en arrive là, que des responsables admettent qu’ils ont pris sur eux d’aller détruire les biens des gens, détruire des domiciles qui avaient des titres de propriété régulièrement délivrés par l’autorité publique, c’est qu’il y a un réel problème de gouvernement. Il y a au-delà de ça une multitude de petits chefs qui ont transformé la république en des républiques fédérées Chaque individu devenant pour lui-même un petit Etat.

Comment les organisations civiles et politiques peuvent-elles réagir à ces interdictions récurrentes ?
Je demeure très optimiste malgré tout. Je pense que nous souffrons maintenant de la faiblesse de la société civile. Il faut absolument que les gens comprennent qu’un pays n’avance que parce que les populations contestent. Il faut devant une telle situation que les gens se lèvent de manière organisée ou non organisée car nous avons des droits et des devoirs dans ce pays. Nous avons une parcelle de la légitimité populaire et il faut l’utiliser pour interpeller ceux qui gouvernent. Dans le contexte actuel il faut interpeller de manière ouverte le Premier ministre, il faut le faire connaître sur le plan international. Nous pouvons amener les gens qui gouvernent ce pays à nous entendre et à changer de politique. Je pense que nous avons le choix aujourd’hui, ou bien des personnes constituées en groupe comme avocats, journalistes, syndicats et autres prennent leur responsabilité et assument leur rôle de contestation, d’interpellation et de condamnation pour élargir leur espace de liberté ou alors les événements que nous avons connu en février vont se remettre en branle.

Qu’auriez-vous proposé au sujet de l’urbanisation ?
Il y a longtemps qu’on a créé des structures comme le Maetur et le Crédit foncier, je ne sais pas à quoi ça sert. Aujourd’hui on s’entend dire que des personnes ont détourné des milliards dans ces institutions là. Connaissez-vous un coin au Cameroun où est en train de construire des logements sociaux ? La personne qui touche 20.000 Fcfa, 50.000 Fcfa ou 100.000 Fcfa, cotise mensuellement au Crédit foncier comme le ministre ou le chef de l’Etat. Où va tout cet argent ? L’observation qu’il faut faire, c’est que le Cameroun depuis 1960 a tourné complètement le dos à la prise en charge des problèmes sociaux. Il est inadmissible que dans des villes comme Yaoundé, Douala, Ebolowa, Ngaoundéré, qu’il n’existe nulle part de projets de logements sociaux. Je pense qu’il est temps que nous reparlions des fondamentaux de la gestion au Cameroun. Il faut obliger les gens qui nous gouvernent à mener une réflexion sociale conséquente. Il n’existe pas de pays où le débat n’est pas possible. Ce sont les citoyens qui refusent le débat où refusent de faire avancer leurs droits. Nous devons être nombreux à écrire à interpeller et proposer. Tôt ou tard, on réussira à plier nos dirigeants. Il ne faut pas oublier qu’il y a une génération qui passe Il y a encore des politiciens des années 60 qui gouvernent encore le cameroun. C’est un drame.

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Athlétisme : Françoise Mbango persona non grata

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A la demande du président de la fédération, la championne olympique a été exclue samedi du championnat national .
Bertille Missi Bikoun –




C’est à 10h20 que la championne olympique du triple-saut dames, Françoise Mbango Etone, a fait son entrée samedi, 12 avril dernier dans l’enceinte du stade omnisports Ahmadou Ahidjo de Yaoundé, qui a accueilli le week-end durant, la troisième journée du championnat national d’athlétisme. Une compétition qualificative pour les Championnats d’Afrique d’athlétisme qui ont lieu à partir du 30 avril à Addis-Abeba (Ethiopie). Casquette jaune vissée sur la tête, survêtement bleu-ciel/gris, Françoise Mbango se dirige tout droit vers l’atelier du concours du triple-saut, où les messieurs sont encore en train de compétir. Après avoir déposé ses bagages, elle débute son échauffement : petites foulées, élévation de jambes…
L’athlète n’est pas encore au courant de ce que le président de la Fca, Ange Sama, vient d’appeler le juge-arbitre de cet atelier, Ghislaine Nga Nkolo, pour lui signifier "qu’il ne veut pas de Mbango dans ce concours ", apprend t-on. Sur les dix concurrents dont un cadet, Françoise Mbango effectue son engagement la dernière. Son dossard : 488. 11h25 : le concours des dames commence. La championne olympique s’élance à la 9ème position. Son tee-shirt jaune démembré Camship (l’un de ses sponsors) sur sa jupette bleue des tenniswoman la distingue des autres.

Avant de s’élancer, elle sollicite les encouragements du maigre public qui accompagne "sa" championne durant tout son passage. Premier bond : 14m05. Second bond : 14m50. Le public est en extase devant ce bond qui confirme la forme de l’athlète. Elle réalise les minima des jeux Africains (13m) et la meilleure performance de la journée. Chez les messieurs, Achille Tchatagne de l’Université de Yaoundé II, a réalisé seulement 14m30.
Françoise Mbango jubile après l’homologation de sa performance. Mais la joie sera de courte durée. Puisque pour la seconde fois, le président de la Fca, par ailleurs directeur de la compétition, qui se trouve maintenant dans les gradins, réitère des instructions au juge-arbitre. L’athlète est informée cette fois ; mais elle refuse d’arrêter de concourir. Les nombreux conseils de certains officiels techniques de la ligue provinciale du Littoral ne trouveront pas un échos favorable chez la championne olympique, qui s’élance au départ de la planche, dit-elle, sur conseil de Milla : " il m’a dit de continuer".

Embarrassée, le juge-abitre Ghislaine Nga Nkolo va se référer au Dtn, qui approuve la décision du président de la Fca. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ce dernier nous rappelle le règlement en la matière : "le directeur de la compétition qui, au Cameroun, se trouve être le président de la fédération quand il s’agit des compétitions nationales, a le contrôle exclusif sur le déroulement technique de la compétition. A ce titre, il peut décider de l’admission ou de l’exclusion d’un officiel technique ou d’un athlète ", déclare Michel Nkolo. Et que, dans le cas de Françoise Mbango, poursuit le Dtn, elle profite d’une situation qui a cours en ce moment à la fédération. D’après le règlement intérieur de la Fca, au cours de la première journée du championnat ou journée d’exhibition, les athlètes non détenteurs des licences peuvent y prendre part. Mais à compter de la seconde journée, tout le monde doit se conformer.

Or, cette saison, de nombreux clubs ont demandé des moratoires depuis la deuxième journée. Lesquels moratoires étaient pris en compte pendant cette troisième journée. A ce propos, Françoise Mbango affirme que l’entraîneur national est allé lui faire établir une licence la veille. "Je n’ai pas le carton. Mais j’ai le reçu qui atteste qu’ils ont pris mon argent". Le temps que le juge-arbitre revient lancer le concours et signifier à la championne olympique que ce sera "sans elle".Le concours reprend après plus d’une trentaine de minutes d’interruption. Alors que des officiels de la Fca se disent contre cette façon d’agir de Ange Sama, aucun d’entre eux n’a cependant eu le courage de l’affirmer à visage découvert. C’est ce dernier qui, devant les micros des journalistes, réaffirme sa position, qu’il dit être celle de la commission de discipline. "Mbango est suspendue". Entre autres raisons, il évoque entre autres : l’absence de certaines compétitions, le fait d’avoir pris des frais de participation aux jeux Africains sans y être allé… .

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