leçon 1 : tonalité

par mboasawa

Duala alphabet, virtual keyboard – clavier virtuel douala






Prononciation

Le duala étant une langue surtout orale, mieux vaut utiliser des cassettes pour l’apprendre, ou se faire guider par une personne le connaissant. C’est une langue qui me semble assez difficile pour un européen moyen comme moi, notamment en raison de la tonalité.

Pas de diphtongues : les lettres se prononcent indépendamment les unes des autres.

Voyelles

lettreprononciation
eé
eè
ofermé comme dans rose
oouvert comme dans robe
uou

Consonnes

lettreprononciation
ctch (lettre rare)
jdj
ńle gn français comme dans champignon
ŋle ng français comme dans parking
s[s] : ss comme dans passer, danser

Ton

Le ton est une hauteur relative avec laquelle une syllabe est prononcée. Elle donne un sens au mot. Par hauteur relative on entend plus ou moins élevée par rapport au ton précédent.
Il existe 3 tons fondamentaux : le ton bas, le ton intermédiaire et le ton haut.
La hauteur du ton dépend bien-sûr des personnes. Le ton du bas correspondra à la note ‘do’ pour une personne, au ‘fa’ pour une autre, etc.

Notations :
le ton est indiqué par des accents au-dessus des voyelles.
Par défaut le ton est bas et n’est pas signalé pour alléger l’écriture. S’il l’est, c’est par un accent grave : à. L’accent lui-même est dirigé vers le bas, il ne manque que la pointe de la flèche!
Le ton haut est indiqué par un accent aigu : ú
Le ton intermédiaire est indiqué par un trait horizontale sur la lettre : ē
Par exemple dans le mot búsi ([busi]), le u se prononce aigu par rapport à si.
Rappel : quand aucun accent est indiqué, le ton est bas.

Il existe des tons intermédiaires à ces tons : le bas-intermédiaire entre le bas et l’intermédiaire et l’intermédiaire-haut, entre l’intermédiaire et le haut mais ils semblent moins usités.

A côté de ces sons simples, il existe des tons composés : les tons

– haut-bas : le ton monte puis descend. Signalisation : l’accent circonflexe : â.
– bas-haut : le ton descend puis monte. Signalisation : l’accent circonflexe à l’envers : ŏ

Le ton est important car il peut changer le sens des mots.
Exemple : mbá signifie ‘moi’, mbà signifie ‘brouillard’, mbă signifie ‘igname’. On risque des contre-sens si on ne fait pas attention.

Pour info, afin d’écrire les lettres accentuées ci-dessous dans une page html : 

  1. consulter le tableau ci-dessous et repérer la lettre (titre des colonne) et l’accent (première colonne)
  2. au croisement voir le résultat et s’assurer que c’est bien la lettre recherchée puis noter le numéro entre parenthèses
  3. écrire les caractères suivants sans espaces et sans les cotes : ‘&’ ‘#’ numéro ‘;’
 AEIOU`À (192)È (200)Ì (204)Ò (210)Ù (217)’Á (193)É (201)Í (205)Ó (211)Ú (218)^Â(194)Ê (202)Î (206)Ô (212)Û (219)¨Ä (196)Ë (203)Ï (207)Ö (214)Ü (220)ˉĀ (256)Ē (274)Ī (298)Ō (332)Ū (362)˘Ă (258)Ĕ(276)Ĭ (300)Ŏ (334)Ŭ (364) aeiou`à (224)è (232)ì (236)ò (242)ù (249)’á (225)é (233)í (237)ó (243)ú (250)^â (226)ê (234)î (238)ô (244)û (251)¨ä (228)ë (235)ï (239)ö (246)ü (252)ˉā (257)ē (275)ī (299)ō (333)ū (363)˘ă (259)ĕ (277)ĭ (301)ŏ (335)ŭ (365)

NG+’ = Ŋ (330)     ng+’ = ŋ (331)
N+’ = Ń (323)       n+’ = ń (324)

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Imane Ayissi: danseur, mannequin, styliste… et journaliste!

par mboasawa

Rencontre avec l’un des stylistes africains les plus talentueux du moment, qui revient sur ses débuts de carrière comme danseur puis mannequin, styliste et journaliste à temps partiel, qui n’hésite pas à tancer ses frères afro-antillais quand il le faut

L’affiche de la dernière collection d’Imane Ayissi

Par Hervé Mbouguen – 21/02/2005

Pouvez-vous présenter aux internautes ?

Bonjour, je suis Imane Ayissi, d’origine camerounaise, je suis mannequin, créateur de mode comme on dit ici, et danseur.

Vous venez de citer les trois activités que vous menez. Est ce qu’il y a une des trois qui vous plaît plus que les autres, sont-elles complémentaires, et comment faites vous pour exceller dans trois domaines aussi différents ?

Je ne dirais pas qu’il y existe un domaine me plaisant plus qu’un autre. J’ai une manière de voir les choses. Quand on est artiste, et qu’on a la facilité de faire certaines choses, ou de la créativité, faut foncer. En ce qui me concerne, qu’il faille se mettre devant les appareils photos, devant les caméras, ou sur un podium pour défiler pour un couturier, ou sur une scène de danse, ou même pour créer des vêtements de collection pour les présenter, ça m’est égal. J’aime tout.

Commençons par vos débuts dans la danse au Cameroun. Qu’est ce qui vous a poussé vers cette activité là qui vous a permis de travailler avec Yannick Noah, ou pour l’opéra : comment faites-vous pour briller dans des disciplines de la danse très différentes ?

(Rires). Déjà, je n’ai jamais appris à danser. Bien sûr, je me suis entraîné, j’ai appris certaines choses, mais je n’ai jamais été dans une école de danse. Je crois que c’est quelque chose que j’ai hérité de ma famille, parce que mon grand père était danseur traditionnel à son époque, ma mère qui a fait de la danse, était la toute première Miss Cameroun, elle a fait du mannequinât, j’ai eu un des mes frères Ayissi Le Duc, ainsi que ma sœur Chantal Ayissi, qui sont dans le domaine, et même un autre frère danseur à l’opéra de Paris. Je crois que ça vient de là.

J’ai intervenu au Cameroun dans le groupe de mon frère « Les Frères Ayissi ». J’ai été dans le ballet national camerounais, j’ai dansé avec différents artistes camerounais, et même des étrangers. Avec Yannick Noah, c’est une autre histoire, parce que nos parents se connaissent. Il nous a proposé de venir en France pour faire la promotion de son tube « Saga Africa », en même temps le tournoi…

Yannick Noah a en effet fait célébrer la victoire de la France en Coupe Davis au son de « Saga Africa »

Oui exactement, et après je suis resté en France. Et j’ai décidé de poursuivre un peu ce que j’avais l’idée de faire, à savoir la danse, et le mannequinât que j’avais un peu commencé au Cameroun…

Au Cameroun ou avec Yannick Noah, vous travailliez plutôt dans la danse camerounaise ou africaine, et quand vous êtes arrivés ici vous avez élargi votre répertoire, puisque vous faisiez du ballet, de l’opéra, comment s’est opéré le changement?

Je tiens à préciser que je ne suis pas un danseur classique, et je pense que quand on veut vivre chez les gens, on doit faire certains efforts d’adaptation et d’intégration. Si on va à l’étranger pour vivre comme on vit chez soi, ça ne vaut pas la peine. Donc pour moi, au niveau de la danse et au niveau de mes créations par exemple, il faut que je crée des choses qui puissent plaire à toutes les femmes. Si je veux qu’on me voie qu’on puisse m’intégrer dans certains ballets ou certains plateaux, il faut que je sache faire certaines choses. Donc j’ai fait un peu de danse contemporaine, j’ai fait un peu de barres, parce que je suis trop vieux pour le classique qui doit être commencé très tôt. C’est ce que fait mon grand frère qui travaille à l’opéra de Paris : il a commencé tout petit.

Modèle de la dernière collection d’Imane Ayissi
© Alain Snaoui

J’ai donc insisté, et ce n’est qu’après trois ans que j’ai commencé à recevoir des appels, mais aucune agence ne voulait de moi: je travaillait en freelance, grâce au bouche à oreille ayant beaucoup d’amis mannequins.
Je suis donc entré dans des agences, bien après, une fois que j’ai commencé à réussir. Et ce sont les mêmes qui me fermaient la porte au nez qui me rappelaient ensuite, parce qu’ils perdaient des campagnes de pub avec leurs modèles, campagnes que je gagnais.

Vous continuez à défiler aujourd’hui?

Je défile encore de temps en temps, mais je ne cours plus après comme il y a quelques années… Je fais encore quelques photos, mais je ne cours plus après, je ne fais pas de castings, j’ai besoin de passer à autre chose.

Modèle de la dernière collection d’Imane Ayissi
© Alain Snaoui

Après avoir porté les créations des autres, vous décidez de devenir un styliste, créeant uniquement pour les femmes. Comment s’est opérée la transition entre les deux carrières?

Je pense que quand on a des choses à créer, des choses à montrer, des idées, il faut le faire, il faut montrer ce qu’on sait faire. J’ai fait un peu de couture avant. Beaucoup de gens l’ignorent, mais je n’ai pas commencé à Paris, j’avais commencé au Cameroun. Mon premier défilé à Paris remonte à 1994. Ma dernière collection présentée à Paris en Novembre était la dixième.
Je faisais déjà de la couture sans trop la montrer. J’ai fait la plupart des robes de ma mère, et j’ai travaillé chez Black Dezign au Cameroun, qui habillait toutes les vedettes de la télé camerounaise: c’est moi qui créais toutes leurs collections.

© Alain Snaoui

Qu’est ce qui fait d’après vous, la touche Imane Ayissi dans les vêtements ?

Je pense c’est la manière dont je conçois certaines choses, les coupes. Parce qu’on reconnaît toujours un styliste à la manière dont il associe certaines choses. Chez moi je pense que ce sont les drapées, la coupe, et les mélanges…

Dans vos documents, on dit chic, distinction et impertinence, comment doit-on interpréter ?

(Sourires). On l’interprète comme on veut, je pense qu’on a le chic en soi, il suffit de savoir se tenir.
On peut être très beau, avoir tout l’argent du monde, être couvert de diamant, mais si on ne sait pas se tenir, c’est laborieux.
On peut être moins beau, avoir peu de choses sur soi, mais si on sait se tenir, si on porte bien, et qu’on a l’élégance qu’il faut, c’est cadré.
C’est pour ça aussi que dans mes créations, il y a un coté toujours très fluide, très sobre. Je n’ai pas besoin de surcharger, je peux le faire, je l’ai déjà fait, mes je préfère les choses très épurées et sobres.

Modèle de la dernière collection d’Imane Ayissi
© Alain Snaoui

Vous conseillez également des femmes dans le choix de tenues les mettant en valeur, est-ce une activité importante pour vous ?

Je pense que c’est un bon challenge d’aider des gens qui ne savent pas comment se mettre en valeur, comment se tenir, bien qu’on en fasse des stars aujourd’hui. Parfois on découvre des gens qui ont quelque chose et qu’ils ignorent eux-mêmes. C’est important pour moi par exemple de conseiller une femme sur la manière de se coiffer, de changer un chapeau, de mettre un style de robe qui lui irait … J’adore le faire.

Vous n’avez pas hésité à rappeler vos origines camerounaises dans cette interview, mais votre succès va bien au delà de votre pays: vous étiez aux Antilles pour présenter une collection, la presse africaine est très enthousiaste sur votre travail. Comment accueillez-vous cette reconnaissance, et au delà du mannequinât, du stylisme, où est ce que vous vous arrêterez ?

Je crois qu’il n’y a pas d’arrêt dans tout çà, tant que j’aurai la force de continuer, et en ce qui me concerne, j’ai toujours tiré chapeau à la presse africaine, pas les africains en eux-mêmes parce que j’ai pas encore « bouffé » leur argent.

Modèle de la dernière collection d’Imane Ayissi
© Alain Snaoui

Vous n’avez pas d’africains dans votre clientèle ?

Très peu, et c’est quelque chose que je revendique de toutes mes forces. Pas forcément qu’ils m’achètent, peu m’importe, mais qu’ils achètent ce que font les créateurs africains. Parce que la mode, beaucoup de gens l’ignorent, est une machine économique. Ils achètent Dior, etc…, est ce qu’ils savent qui sont derrière ces machines ? Parfois ce sont des africains. Mais ils achètent parce que ça porte de gros noms et que c’est de la marque. N’importe quel styliste d’Afrique peut faire la même chose, mais il faut leur faire confiance, c’est quelque chose que je revendique vraiment.
Même en ce qui concerne les chanteuses, un domaine que je connais bien, lorsque quelqu’un sort un produit, il faut l’acheter. C’est pareil avec la presse. Par exemple votre portail, il faut que les gens aillent le visiter. C’est comme ça que ça marche.
Si on attend que quelqu’un achète un magazine pour aller le lire au lieu de l’acheter, on ne pourra jamais y arriver.

N’importe quel styliste d’Afrique peut faire aussi bien que Dior ou autre, mais il faut que les africains leur fassent confiance
Imane Ayissi

La preuve ici en France, quand on voit la réalité des noirs, nous n’avons presque rien et nous sommes toujours derrière les autres, contrairement à la communauté juive qui elle est à la hauteur. Pourquoi ? Parce qu’ils ont compris. Ils sont toujours ensemble, et la communauté asiatique fait pareil. Il est primordial que les africains se mettent ensemble pour faire les choses comme il faut. Si on n’arrive pas à le faire, à faire les choses bien, à s’entraider, on va toujours traîner en route.

Modèle de la dernière collection d’Imane Ayissi
© Alain Snaoui

Vous citiez la presse, domaine que vous pratiquez de façon très accessible pour les gens, puisque vous écrivez dans quelques journaux même si vous ne le revendiquez pas, c’est important pour vous de garder ce contact avec des lecteurs afro-antillais ?
Oui, c’est important parce qu’il y a des gens qui n’ont pas de pouvoir de parole. Le pouvoir c’est quoi ? C’est quand on est un homme public ou quand on a de l’argent. A partir du moment ou on n’a ni l’un ni l’autre, on se sent nu. Surtout chez nous, ici encore c’est autre chose parce qu’il y a des codes.
Chez nous, si tu n’as pas d’argent ou que tu n’es pas connu, tu n’existes pas. Il est important pour moi de me mettre dans la peau des autres de temps en temps. Je ne le fais pas trop, mais quand je le fais, c’est pour préciser certaines choses.
Par exemple, j’ai été choqué par une chose : il y avait une très grande chanteuse sénégalaise, Aminata Fall, elle est décédée. C’est vraiment une grande parmi les grandes, de la même hauteur que Myriam Makeba, mais personne ne la connaissait, parce que personne ne s’en est jamais occupé. Elle a été amputée d’une jambe juste avant, mais personne n’en parle.
Le seul papier qui en a parlé, je l’ai écrit et il a paru dans deux magazines. Quand tu entend ça tu te dis « merde ». L’histoire d’Afrique c’est quoi ? Les choses qui peuvent mettre en valeur l’Afrique, personne ne s’en occupe. Les gens s’occupent des Mercedes, des voitures, c’est ça l’Afrique ? Alors qu’il y a des choses qui nous appartiennent.

Donc quand j’écris, ce sont juste des petites notes. Des petites choses qui reflètent la réalité. C’est comme dans « Cité Black », j’ai une petite rubrique dans laquelle je parle de gens qui ont du talent. On ne sait jamais qui va le lire. Ca parle de coiffeurs, de chanteurs, de mannequins, de danseurs, pas vraiment connus, même si parfois je parle aussi de personnes connues. Mais très souvent, ce sont des inconnus. Par contre, la politique, je n’ai pas envie d’en faire. Mais si on me pose des questions j’y réponds.

Modèle de la dernière collection d’Imane Ayissi
© Alain Snaoui

Si un jeune afro-antillais venait vous dire aujourd’hui « Bonjour Imane, j’aimerais devenir un grand mannequin ou un grand styliste comme vous », qu’est ce que vous lui répondriez ?

On me pose souvent la question, je suis énormément sollicité, mais je ne peux pas tout faire.
On dit souvent que les noirs n’ont pas d’argent alors que les noirs achètent énormément, même quand ils n’ont pas les moyens là où les européens calculent tout. Il faut que nous ayons des maisons de couture qui marchent comme en Angleterre ou aux Etats-Unis.

Le conseil que je peux donner est d’aller les voir les bonnes personnes, être lucide sur soi-même : avez-vous la bonne taille, les bonnes mensurations. Il faut être fort parce qu’ils parlent souvent d’une façon qui peut déprimer les plus fragiles.
On peut ensuite aller voir un agent pour essayer de faire quelques photos.

Mais il faut voir la personne pour juger, je ne peux pas parler des gens que je n’ai pas vu, même si j’ai aidé quelques personnes récemment dont une qui va travaillez chez Elite.

Il faut être professionnel, allez au rendez-vous quand on en a, même si les choses demeurent difficiles, et que les médias choisissent le type de noir qu’ils veulent mettre en avant dans lesquels les africains ne se reconnaissent pas, même si je suis en porte-à-faux avec eux pour le cas d’Alek Wek que je considère comme étant la plus belle femme du monde alors que les africains la trouvent moche, peut-être parce qu’au contraire d’autres elle n’a pas de faux cheveux et tout le faux attirail.

Même Naomi Campbell a dû travailler pour arriver là où elle est.

Le site personnel d’Imane Ayissi

Source : http://www.grioo.com

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